For God Your Soul... For Me Your Flesh

Liste des groupes Death Metal Pungent Stench For God Your Soul... For Me Your Flesh
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17/20
Nom du groupe Pungent Stench
Nom de l'album For God Your Soul... For Me Your Flesh
Type Album
Date de parution 09 Avril 1990
Labels Nuclear Blast
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album87

Tracklist

Re-Issue in 2018 by Dissonance Productions
1.
 Intro / Extreme Deformity
 04:52
2.
 Hypnos
 03:09
3.
 For God Your Soul... for Me Your Flesh
 07:04
4.
 Just Let Me Rot
 03:47
5.
 Pungent Stench
 02:34
6.
 Bonesawer
 03:39
7.
 Embalmed in Sulphuric Acid
 02:06
8.
 Blood, Pus and Gastric Juice
 04:25
9.
 Suspended Animation
 04:17
10.
 A Small Lunch
 05:44

Durée totale : 41:37


Chronique @ vastAire

25 Janvier 2008
Tout le monde connaît Nuclear Blast, label teuton de musiques extrêmes. Quelques signatures prestigieuses permettront aux plus étourdis de se rappeler que les écuries de NB ont leurs quotas de stars du Death Metal : Atrocity, Benediction, Children of Bodom, Dismember, etc... Je vous passe l'alphabet du label. Néanmoins combien d'entre nous se rappellent des débuts de Nuclear Blasts.
Pungent Stench fait partie de ces débuts à l'instar de leurs compatriotes autrichiens de Disharmonic Orchestra avec lesquels ils sortiront l'une des toutes premières releases du label sur un split lp en 1989.

Alors que la scène Death Metal européenne voit l'émergence de deux solides écoles, à savoir l'Angleterre et la Suede, Pungent Stench en direct de leur Autriche natale bouleverse les codes à peine établis.

Le son de Pungent Stench est résolument rock n' roll. Si Martin Schirenc (a.k.a Don Cochino) a une voix résolument Death Metal à base de grunts, sa guitare vous colle des riffs ultra lourds et dénigre souvent les parties rapides pour nous sortir une sorte de doom-rock. La basse de Jacek Perkowski (a.k.a. Pitbull Jack) combinée à la batterie d'Alex Wank (a.k.a. Mr Stench) nous assomment définitivement par des titres plus groovy les uns que les autres. Alors que la sortie de Wolverine Blues d'Entombed en 1993 fut encensée par la critique, For God Your Soul... For Me Your Flesh passe quasi inaperçue en... 1990 (bon pas par tout le monde évidemment). Le Death 'n Roll de Pungent Stench semble n'avoir jamais conquis le cœur de la plupart des Deathsters trop occupes à l'époque à vénérer les sorties d'Earache Records. A croire qu'à cette époque si on n'etait pas produits par Richardson, Skogsberg ou Burns, on ne valait pas le détour... et venir d'Autriche ne devait pas non plus aider beaucoup.

L'imagerie est gore, gore et encore gore. Pourtant rien à voir avec les divinités carcassiennes. Pungent Stench ne se prend pas au sérieux pour un sou et aime faire dans le 'sale' plus pour se marrer que pour dégoûter. Au fur et à mesure des albums, Pungent Stench développera cette image qui leur va comme un gant tout en se démarquant musicalement du goregrind...

L'album en soit. Lourd très lourd. Une intro à la Symphonies of Sickness (probablement le seul artifice qu'ils auront jamais en commun avec Carcass) qui révèle que la suite des évènements ne va pas prêter à la rigolade (musicalement s'entend...). On enchaîne sur des riffs incroyablement lourds (je vais pas mal me répéter, je le sens...) et oppressants façon Winter et débute une petite série de soli de guitare très rock 'n roll où le tempo monte crescendo pour laisser place à M. Schirenc et son chant guttural sur Extreme Deformity. Le ton est donné.

Hypnos et ses trois minutes reprennent sans trop d'originalité le premier morceau mais Schirenc nous gratifie de quelques 'yeah' à la sauce Death-Metal qui font penser à Rob Zombie période White Zombie. Ici hormis quelques parties mid-tempo on est dans le blast, le solo, le blast, le solo. Et autant le dire de suite, pas franchement le meilleur morceau de l'album.

Suit le titre éponyme de l'album : For God Your Soul... For Me Your Flesh. Un truc du genre 'vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir'. Là c'est vraiment parti pour le carnage sonore pendant sept minutes. Lourd, très lourd, ah oui je vous avais prévenu. Breaks diaboliques à la basse et un refrain qu'on a tous envie de reprendre en cœur. Techniquement c'est pas Opeth (c'est sûr), mais le morceau témoigne d'une telle brutalité et d'une telle sonorité rock 'n roll qu'on se prend d'une envie soudaine de bouger sérieusement les orteils, la tête, tout ce qui est articule à vrai dire (ou pour moi actuellement de foutre le son à fond et de faire chier mes voisins à mort...). On finit vaincu et fatigué sur des riffs lancinants qui ont dû rendre fous jaloux Cathedral et Decomposed...

Ah...? Vous pensiez vous reposer. Que nenni. Les Austro-Deathsters vous balancent en pleines gencives 'Just Let Me Rot' qui rappellent par sa vitesse et sa violence un certain album de Napalm Death qui s'appelle 'Harmony Corruption' qui sortira plus tard la même année. Inutile de vous dire qu'à peine le track terminé on enchaîne avec un titre encore plus éponyme 'Pungent Stench' qui finit de nous mettre sur les rotules pendant 2min34 de pure désintégration musicale.

Le trio infernal vous veut du bien et vient 'Bonesawer' qui ralentit considérablement le tempo histoire de souffler un peu. Construction limite punk agrémentée d'un pur solo et formidablement enchaînée par le morceau suivant 'Embalmed in Sulfuric Acid' qui bizarrement ou volontairement bénéficie d'une production étrange où la guitare et la basse sont presque mises en sourdine pour ne laisser transparaître que le chant et la batterie. Etrange...

On s'approche de la fin, plus que quelques minutes de souffrance. On pensait qu'ils nous avaient tout donné jusqu'alors mais vient 'Blood, Pus and Gastric Juice', le titre le plus rock 'n gore de tout l'album qui montre la voie au futur lp 'Been Caught Buttering'. Les parties rapides se font moins présentes et les breaks délirants sur fonds de mini-soli s'enchaîne jusqu'à l'hilarant mais néanmoins ultra-groovy 'JA WOHL !!!!' de Schirenc, le tout enveloppe d'une basse très sensuelle (ah oui c'est bien le mot que je cherchais...).

'Suspended Animation' arrive pour nous rappeler que Pungent Stench fait tout de même du Death Metal même si bien sûr ils ne font rien comme leurs petits copains. Titre plus classique avec même des parties voix 'claires', néanmoins pas dénué d'intérêt avec notamment une partie 'mosh/solo de guitare 'je me prends pour Joe Satriani'' pas piquée des vers.

Les vers qui pointent leur nez, est venu le temps de nous quitter sur 'Small Lunch'. Est-ce que j'ai déjà dit que ce groupe faisait du lourd, du très lourd ?? Ah oui, déjà... Bon pas grave, j'en remets une couche. Du Death-Doom-Rock 'n Roll Gore, vous n'aurez pas tous les jours d'en écouter... Riffs monstrueux et poisseux, basse tonitruante et lyrics appétissants dont je vous passe ici quelques extraits :

hello grandma how do you like it [...] can you remember you always compeled me to eat and if I wasn't hungry you gave me the sticky now I am hungry but please don't bother you don't have cook because you are my lunch maybe the flesh is a little stingy it doesn't matter it's good for my teeth...


Voilà on se quitte sur une note de bonne humeur (merci Mamie) avec le premier album de Pungent Stench qui, s'il est passe inaperçu il y à 17 ans de cela, qui, s'il ne montera pas à l'Olympe avec ses plus glorieux comparses, est UNE PURE BOMBE.

Merci de votre attention. On se retrouve sur 'Been Caught Buttering'...

7 Commentaires

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tonio - 26 Janvier 2008: Je suis pas fan, mais Pungent a quand même écrit de très bons titres. Les albums "Club Mondo..." et "Been Caught..." sont tout à fait comestibles.
Avec mon groupe ont reprenait à une époque l'excélent titre "Tony" !
Cucrapok - 08 Décembre 2011: La pochette différente (et bien plus cool disons-le!) est une réédition sur laquelle 2 ou 3 morceaux ont été ré-enregistrés et qui n'inclus pas les démos présents sur la première édition cd. C'est cette édition que j'ai trouvée en usagé un beau jour ou j'étais loin de me douter à quel point j'allais aimer ce disque-là. Au risque de faire un peu bande à part, c'est mon préféré de Pungent Stench.
Fabien - 24 Fevrier 2014: Voici un petit texte trouvé sur le site de Pungent Stench et traduit en français par mézigue, qui permet d’en savoir un peu plus sur l’enregistrement, tout en apprenant quelques anecdotes croustillantes : « Retour aux Masterplan Studios, mais cette fois dans une nouvelle salle d’enregistrement plus grande, bénéficiant de nouveaux équipements, avec la première collaboration de Gregore Schwarzenegger, notre ingénieur live & studio jusqu'à la séparation en 1995. Nous avons une nouvelle fois capturé les instruments en condition live (batterie, basse & guitare), avec l’ajout ultérieur de la voix et des soli de gratte au mixage. L'intro est tirée d’un film porno joué à l’envers. Sur le chemin du retour, nous avons planté la voiture sur un terrain glissant, projetée à plus de à plus de 140 km/h sur la barrière de sécurité d’un pont ! ». Fabien.
tormentor - 13 Octobre 2015: Une tuerie ce skeud j'adore!
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