Flies & Lies

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
17/20
Nom du groupe Raintime
Nom de l'album Flies & Lies
Type Album
Date de parution Mai 2007
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album86

Tracklist

1.
 Flies & Lies
 05:00
2.
 Rolling Chances
 04:37
3.
 ApeIron
 04:21
4.
 Rainbringer
 04:01
5.
 Finally Me
 04:33
6.
 Tears Of Sorrow
 03:54
7.
 The Black Well
 04:43
8.
 Beat It
 03:43
9.
 Another Transition
 04:27
10.
 Burning Doll
 01:10
11.
 Matrioska
 05:49

Durée totale : 46:18


Chronique @ Julien

19 Juillet 2007
On l’aura attendu ce nouvel album de Raintime. Annoncé il y a plusieurs mois, prix en import exorbitant, tous les maux du monde se sont abattus sur cet opus et pourtant l’attente en valait vraiment la peine. Déjà auteur d’un premier opus convaincant, le groupe nous offre ici une confirmation qui va faire parler. C’est simple, tout est mieux que précédemment : compos, guest, cover tout est bon dans Raintime.

Avant même de se lancer dans l’écoute de Flies & Lies, on ne peut qu’avoir l’eau à la bouche. Jacob Bredahl d’Hatesphere, Lars F. Larsen de Manticora et une audacieuse reprise de l’un des plus grand tube pop : Beat It. Comment ne pas avoir les oreilles qui démangent, je veux mettre ce disque dans ma platine aaaaaaahhhhhhhhhhhhh.
Et pour ne pas être déçu, je n’ai pas été déçu. Tous les petits défauts de Tales from Sadness, ont été gommés afin de faire place à un album plein de puissance, de mélodie et de personnalité. L’annonce faite n’a pas déçu, Flies & Lies est plus puissant tout en gardant la formule qui avait fait mouche. L’alliance des deux chants est excellente et la mention spéciale revient au chant « heavy » qui allie la puissance et la justesse en toutes circonstances. Le chant plus death/black est également plus travaillé ce qui nous donne au final quelque chose d’assez unique.
Il y a de la musique sous les doigts de nos amis italiens. Les compos sont, elles aussi, plus personnelles et surtout plus puissantes (ou massives comme vous voulez). Tel un rouleau compresseur les 11 titres qui jalonnent cette galette vous feront aussi bien chanter que headbanger. Les refrains bien heavy emmenés par un chant clair excellent (un chant clair heavy et puissant et pas mièvre comme dans le mauvais metalcore), se retiennent sans peine et la mention spéciale du refrain revient à « Another Transition ». Normal, on y retrouve le frontman de Manticora, quoi de plus normal qu’il soit bien heavy ce refrain ? Lorsque que l’on écoute « ApeIron », il n’y a pas de doute c’est notre bon vieux Jacob. Son chant typique s’identifie très rapidement et son association avec Claudio Coassin est bien appréciable. Etonnant de prime abord, ce titre est vraiment excellent. Reste une chose : le cover de Bamby. Beat It est un classique de chez classique et il est bien difficile de se frotter à un tel mythe. Il y a du bon et du mauvais. Le bon c’est le punch qu’apporte la disto, le chant impressionnant avec un petit grunt en fin de refrain. Le moins bon c’est le fameux solo qui n’est pas aussi claquant que l’original mais n’est pas Van Halen qui veut. Pas mauvais mais pas génial. Au final ce cover est plutôt sympa et rafraîchi un ensemble massif.
Car en plus d’avoir musclé le riff, Raintime a aussi musclé son son. Plus puissant et plus gras, il marque l’avènement du groupe. Le son est personnel à l’orée de la puissance et du mélodique. Beaucoup de groupes de heavy devraient en prendre de la graine.

C’est dit, c’est fait, ce disque tue. On avait senti le gros potentiel avec Tales from Sadness et le groupe ne s’est pas fait prier pour confirmer. Il ne reste plus qu’à venir en France pour nous en coller plein les oreilles. A conseiller à tous les fans de death/black mélodique qui n’ont pas peur du métissage avec du heavy bien puissant.

3 Commentaires

4 J'aime

Partager
kiss33 - 16 Novembre 2013: merci pour la chro ! pour moi ce groupe est l'exemple typique de l'étroite frontière entre certains groupes de death mélo et certains de metalcore. Pour le chant clair, je dirais plus que c'est un chant power (plutot que heavy) avec cette voix pure, ces envolées dans les aigus etc... Sinon merci beaucoup je suis on ne peut plus d'accord avec toi ! Bon à part le fait que je trouve la reprise de Beat It super :P
666belzebuth - 14 Avril 2014: woaw... beat it...
Metatron_bleu - 30 Juillet 2019:

J'avoue avoir été emballé à la première écoute du CD... et puis plus rien. Ca s'écoute et ça s'oublie. Seule la reprise de Michael Jackson, plutôt réussie, reste en mémoire. Un CD de Death mélodique lambda.

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ tonio

11 Fevrier 2008
Cela fait quatre mois que je possède "Files & Lies". Je l'ai écouté 3 ou 4 fois, j'ai bien aimé, puis je l'ai rangé dans un coin...
Je l'ai ressorti ce matin, et dès le 1er morceau, je me suis senti compétemment absorbé, comme si j'avais gravé les morceaux dans ma mémoire...

Je me suis rendu compte que cet album était en fait bien plus malin qu’il n’y paraît. Les rythmiques sont à la fois massives et épaisses, les synthés planants présents juste ce qu’il faut, et surtout les vocaux (notamment les refrains) très bien équilibrés entre voix claire et hurlée. Le chanteur est d’ailleurs très performant. Mais surtout, les musiciens sont d’habiles compositeurs, et placent là ou ça fait du bien des parties speed, des mid tempo, le tout pimenté de quelques intermèdes instrumentaux frissonnants et subtiles, les rares soli sont d’ailleurs savoureux à souhait…

La musique de Raintime a quelque chose de profondément attachante, mélange de naïveté et de brutalité contrôlée, et reste toujours convaincante, notamment grâce à la parfaite maîtrise instrumentale. Les mélodies ne sont pas mièvres, même si elles incrustent facilement votre subconscient. Les guitares savent se faire sirupeuses mais ne sombrent jamais dans le goth’ pleurnichard lourdingue, bien que certains titres prennent presque des allures de ballades à grosses guitares (Finally Me).
Bien entendu, les cadors du genre, Paradise Lost, In Flames, pour ne citer qu’eux, ne sont jamais très loin. Ce mélange de guitares profondément métal et de parties vocales écorchées ou poignantes n’est pas nouveau, mais Raintime s’en sort haut la main, notamment grâce à une énergie toujours présente et des chansons aux tempo variés. Beaucoup de formations s’essayent à ce style mais n’accouchent que d’un métal pompeux, car ils n’ont ni le recul, ni la maîtrise instrumentale indispensables à cet exercice. Faire ressortir des émotions à travers la musique n’est pas si simple !
Par ailleurs, Le groupe se sent suffisamment solide pour se frotter à une reprise de…Michael Jackson ! "Beat it" fait en effet office de cerise sur le gâteau, et Raintime s’approprie le morceau avec une décontraction désarmante ! Au lieu de se gauffrer de façon ridicule, le groupe réalise un beau tour de passe-passe en offrant une seconde jeunesse à ce titre culte.

Raintime dépasse d’une tête pas mal de formations récentes et ce « Flies & Lies » mérite vraiment d’être découvert, car le groupe a du talent et la technique qui va avec. Encore un disque qui nous prouve que la première impression n’est pas forcément la bonne et que « sans technique, le talent n’est qu’une sale manie »*

*Georges BRASSENS



2 Commentaires

2 J'aime

Partager
eulmatt - 12 Fevrier 2008: Joli, placé du Brassens dans une chronique, c'est très fort.
Sinon, je ne connais pas Raintime, et ça m'agace car il y a là des ingrédients qui doivent faire que j'aime, en tout cas ta chronique m'en a convaincu.
Par contre Antoine, j'ai une question: j'ai pas trop compris l'amalgame Paradise Lost / In Flames en fait ?
tonio - 12 Fevrier 2008: Oui c'est vrai que c'est pas trop clair et que comparer Raintime et In Flames est un peu maladroit. Je voulais juste évoquer un mélange de gros riffs énergiques et de mélodies. J'imagine qu'ils ont forcément une page Myspace, tu me diras ce que t'en pense !
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ Eternalis

13 Novembre 2008
Ce jeune combo italien avait fait forte impression avec son premier opus (Tales from Sadness en 2005). Il est clair que sortir plus ou moins de la masse en évoluant dans le Death Mélodique est un véritable exploit. La scène est actuellement si surpeuplée que le nombre de groupes intéressants est infime. Nous nous devons de ne pas les rater au vol.

Raintime fait partie de ces groupes coincés entre modernité, traditionalisme et expérimentation. Le premier essai en était un bon exemple. Le titre The Experiment (portant bien nom) dévoilait une musique à la frontière du Heavy, du Death et d’un petit quelque chose d’autre assez indéfinissable mais finalement positif car très intriguant.

Malheureusement, on ne peut pas dire que le sextet italien ait véritablement continué dans cette voie avec leur second album. Non pas que cet album soit mauvais, loin de là, mais il peut se révéler décevant si on s’attendait à ce que le groupe pousse le bouchon plus loin dans l’innovation. A la place, les transalpins ont focalisés leurs efforts sur une rage beaucoup plus présente et des refrains qui rentrent dans la tête pour ne plus en sortir.
En revanche, en ce qui concerne le son et l’interprétation, des bonds de géants ont été effectués (impressionnant en si peu de temps d’ailleurs, comme quoi…). Le son est simplement énorme, puissant, précis, propre et carré (mais cela passe très bien !!) grâce au travail de main de maître de Tommy Hansen. Et puis les musiciens en eux-mêmes ont énormément progressé. Que ce soit les gratteux, le batteur bien plus polyvalent et surtout… Claudio Coassin. Quel chanteur que nous tenons là !! Car notre bonhomme chante non seulement excellemment bien en clair (il chante lui, et ne se contente pas de minauder trois mots, avec une vraie voix relativement aiguë quelques fois) mais ses vocaux Death se sont considérablement noircis et ont largement gagné en sauvagerie comme le témoigne un morceau comme Rainbringer.
Les refrains en clair sont souvent hallucinants grâce à son chant qui semble sans limites, comme sur le titre éponyme ou encore la fantastique reprise de Mickael Jackson, Beat it, repris à une sauce très Heavy mais pas dénaturé.

Dans l’ensemble, le tout est très accessible mais pas pauvre musicalement. C’est juste que l’on aurait apprécié que le groupe prenne plus de risque, comme sur le très bon Another Transition, très Heavy, très guerrier (avec le chanteur de Manticora) avec un refrain entêtant et un pont très original. Idem pour le dernier titre Matrioska ou le groupe se rapproche plus de Hammerfall et termine sur un romantisme de dernière minute au clavier fort bienvenu et des chœurs majestueux et simplement beaux.

L’ensemble est donc de très bonne facture (cet Apeiron jouissif qui ne me quitte plus avec le chanteur de Hatesphere et cette double pédale omniprésente) mais il est clair que le groupe, s'il passe un cap, devra encore plus se distinguer à l’avenir s'il veut vraiment exploser (soyons exigent, ils en ont clairement les moyens). Des tubes comme Rolling Chances feront des ravages sur scènes et il y a fort à parier que leur musique doit prendre encore une dimension différente en live.
Un futur grand groupe ? Un grand espoir en tout cas…

0 Commentaire

1 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Raintime