Certains n’ont pas attendu la vague revival actuelle (qui va à mon humble avis rapidement faire pshiit…) et dès la fin des années 90, certains décidèrent de raviver la flamme d’un mouvement moribond qu’était devenu le Thrash
Metal,
The Haunted en tête suivi de près par
Ritual Carnage entre autres.
L’histoire de ce combo japonais avec un leader américain est plutôt compliquée à expliquer mais sachez simplement qu’après moult péripéties dont une pige dans l’armée américaine, Damian «
Nasty Danny » Montgomery s’exile au Japon en
1994 et recrute quelques musiciens dans le but de jouer du Thrash
Metal dans la veine des
Onslaught,
Slayer,
Nasty Savage et
Dark Angel, ce qui mérite le plus grand respect alors que le Thrash était en pleine déconfiture, submergé par le
Tsunami Death Metal…
Fort d’un deal avec le label français
Osmose Productions (qui n’est pas du genre à suivre la mode) et après un premier album bien accueilli, Danny (basse / chant), Eddie (ex X-Japan, guitare) et Naoya (batterie) réinvestissent le Morrisound Studio où Mark Prator leur concocte un son sur mesure râpeux mais puissant, évitant le piège de sonner trop vintage et donc obsolète.
Du
Metal, de la sueur, de l’agression et de la bière, voilà ce que contient ce deuxième album
Every Nerve Alive (2000), Awaiting the
Kill est absolument idéal pour démarrer ce disque : une montée en puissance progressive qui n’est pas sans rappeler
Hell Awaits et, une fois le moteur lancé c’est un déluge de riffs plus accrocheurs les uns que les autres qui nous tombent sur la tête, Danny vocifère avec convictions, le solo déstructuré à la Kerry
King est du meilleur effet et le martelage de Naoya bien que conventionnel est parfaitement en place.
Le débridé Dai Hachi Jigoku (8th Great
Hell) continue la travail de sape avec efficacité, délivrant des refrains imparables et un break tonitruant, chaque chanson est d’ailleurs basé sur un ou plusieurs riffs s’imprimant instantanément en mémoire, tel celui inoubliable de
Burning Red,
Burn ‘til
Death à 00 : 50. Bien sûr ce disque n’a rien de révolutionnaire et d’innovant, mots qui dans la bouche des musiciens de
Ritual Carnage doit sûrement sonner comme une insulte, mais à un moment où les excellents
Vader,
Morbid Angel,
Dying Fetus,
Nile,
Krisiun et autres
Panzerchrist écrasent tout sur leur passage avec leur
Death ultra puissant,
Ritual Carnage apporte un peu de fraîcheur et de variété en lâchant sans complexe 43 minutes d’un Thrash
Metal de grande qualité.
Personne ne pourra rester insensible devant des titres aussi dévastateurs que le sans pitié World
War War, le métronomique et rythmé The Wrath, ou encore
Far East Aggressors aux accents Speed
Metal à la
Exciter.
Je ne peux que conseiller l’achat de
Every Nerve Alive même si la seconde moitié du disque est légèrement moins intense, il a bien plus de personnalité et d’impact que les récents groupes revival à la Bonded by
Blood ou
Evile. Si le Thrash
Metal et son esprit originel a survécu,
Ritual Carnage y est à mon sens aussi un peu pour quelque chose.
BG
C'est une voix qui convient parfaitement au style de l'album.
Je ne connaissais pas et je suis conquis dès le premier titre, j'aime beaucoup .
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