Erase

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16/20
Nom du groupe Gorefest
Nom de l'album Erase
Type Album
Date de parution Juillet 1994
Labels Nuclear Blast
Enregistré à T&T Studio
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album102

Tracklist

Re-Issue in 2005 by Nuclear Blast
1.
 Low
 05:01
2.
 Erase
 05:49
3.
 I Walk My Way
 04:33
4.
 Fear
 04:33
5.
 Seeds of Hate
 05:01
6.
 Peace of Paper
 04:34
7.
 Goddess in Black
 06:16
8.
 To Hell and Back
 06:23

Durée totale : 42:10


Chronique @ Fabien

31 Décembre 2007
Suite au formidable False, et son deathmetal assorti d'un groove délicieux, Gorefest revient sur le devant de la scène en cet été 1994 avec son troisième album, baptisé simplement Erase, représentant la priorité de Nuclear Blast Europe, aux côtés de Tales From The Thousand Lakes d’Amorphis. Délaissant son logo épineux et dévoilant une pochette sobre, loin des stéréotypes deathmetal de l'époque, le groupe néerlandais affiche un concept résolument novateur.

Dès le premier titre Low, Gorefest annonce la couleur, en proposant un deathmetal particulièrement lourd, bâti autour de rythmiques syncopées, millimétrées par le talentueux Ed Warby derrière les fûts, s’opposant aux passages groovy et plus aériens conférés par le jeu et les soli vertueux Boudewijn. Les guitares de Franck et Boudewijn possèdent en outre un son écrasant, soutenant le guttural incroyable de Jan Chris.

Le second morceau, l’éponyme Erase, confirme ainsi le tournant pris par Gorefest, qui délaisse la fluidité et les mélodies de son précédent album. Mais, après deux titres de bonne facture, la machine s’essouffle rapidement, laissant inéluctablement la monotonie s’installer, malgré quelques sursauts, le temps de Seeds Of Hate et Godless In Black. En effet, les rythmes finissent hélas par se ressembler, étalant un death brutal, mais sans véritable coloration.

Bénéficiant d’une production puissante de Pete Coleman aux TT Studios (Massacra, Protector), Erase balance un deathmetal monolithique et moins mélodique que son prédécesseur. Gorefest dévoile certes un concept innovant, syncopé et chargé d'un groove assumé mais hélas en demi teinte, faute à son death bien trop poussif et linéaire pour convaincre une nouvelle fois le deathster, encore sous l’emprise du magnifique False.

Fabien.

4 Commentaires

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eulmatt - 01 Janvier 2008: Tu as raison, passé les deux premiers titres, on s'emmerde sévère, et c'est dommage car le talent de Gorefest ne semble jamais loin. Ah, cette époque transitoire pour le death européen a fait du mal. Gorefest rate ce que réussit Morgoth avec Odium, et déçoit autant que Massacra avec Sick.
Miskatonic - 13 Septembre 2015: Quatre ans après je rebondis sur ton commentaire Stephane. En lisant les notes du booklet je confirme que le groupe ne fut en effet pas très satisfait du boulot de Pete Coleman et aurait souhaité collaborer de nouveau avec le grand Colin Richarson, responsable de l'excellent False, mais hélas indisponible car sur le premier né de Machine Head. S'en suit une prod manquant singulièrement de mordant et d'incision portant préjudice aux riffs plutôt groovy de l'album. Reste quand même quelques fulgurances, comme le très prenant Fear, le brutal Peace of Paper dont les parties blastées font toutes drôles vu que ce sont les seules de la galette, ou le superbe solo de Goddess in Black.

Comme tout le monde, très déçu à l'époque par l'achat de cet album, assez poussif comme le souligne Fabien, et que j'avais revendu quelques temps après. Seulement aujourd'hui, pour posséder False à un prix raisonnable, il est plus judicieux de choper le digi qui regroupe les deux albums, ce que j'ai fait. Me revoilà donc, presque 18 après avec de nouveau Erase entre les mains... et sans l'ombre d'un regret. Il a en effet gagné en épaisseur avec le temps et je viens de le faire tourner deux fois avec plaisir. A l'époque, un 12 comme Fabien, aujourd'hui, un petit 14 me semble approprié.
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