Epoch of Methodic Carnage

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15/20
Nom du groupe Abysmal Torment
Nom de l'album Epoch of Methodic Carnage
Type Album
Date de parution 28 Fevrier 2006
Labels Brutal Bands
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album43

Tracklist

1.
 Relapse into Sickness
 04:58
2.
 Addicted to Smothered Throats
 04:16
3.
 Flayed, Dismembered, and Feasted Upon
 03:52
4.
 Wretched Stagnant Blood
 04:27
5.
 Befouled with Zest
 03:38
6.
 Epoch of Methodic Carnage
 04:43
7.
 Death Bound Conundrum
 04:51
8.
 Lurid Iniquity
 03:30
9.
 Battered into Nothingness
 02:44
10.
 Gradification Through Castration
 04:50

Durée totale : 41:49

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Abysmal Torment


Chronique @ Behemoth49

16 Mai 2010
Si l’on demande à un amateur de brutal death de nous cité un groupe de musique extrême venant de Malte, ce dernier nous répondra dans 99% des cas Beheaded. En effet ce combo est à juste titre considéré comme le véritable fer de lance de la petite scène extrême maltaise et ce en partie depuis la sortie du terrible second album du combo en 2002 « Recounts Of Disembodiment ». Cependant il n’existe pas que Beheaded à jouer vite et fort sur cette petite île. Abysmal Torment vient également du sud de la méditerranée et après avoir sorti un mcd en 2004 intitulé « Incised Wound Suicide » le groupe revient sur le devant de la scène en cette année 2006 avec un premier album, joyeusement nommé "Epoch of Methodic Carnage" sorti sous la houlette de l’un des labels les plus en vogue actuellement en matière de brutal death, à savoir Brutal Bands.

Tout d’abord la pochette de Tony Koehl attire inévitablement notre attention, dressant une magnifique peinture représentant des montagnes de corps plus ou moins vivants dans de piteux états. Nos amis ne sont donc clairement pas là pour faire dans la dentelle.
Cet album fut enregistré au Temple Studios, tout comme le "Ominous Bloodline" de leurs compatriotes Beheaded, d’où la ressemblance sonore que l’on reconnait immédiatement entre les deux galettes. Cependant une légère différence entre les deux combos s’effectue au niveau de la brutalité. En effet Abysmal Torment nous délivre un brutal death technique un peu plus brutal que leurs ainés, avec des riffs plus directs et rentre dedans que les parties de guitares alambiqués et plus techniques de leurs compatriotes précités.

Rentrons maintenant au cœur même de l’album. De nombreux changements de rythmes sont à notés, ce qui rend l’ensemble agréable d’écoute malgré une brutalité délivrée sans concession.
Les morceaux contiennent nombre d’alternance entre passages mid tempos assez lourds ("Gratification Through Castration","Addicted to Smothered Throats"), des moments de blasts frénétiques ("Play Dismembered And Feasted Upon"), des parties de riffs acérés et des séquences où le headbang intensif est obligatoirement requis à l’image du cinquième titre "Befouled With Zest".
Seuls quelques rares moments de répit sont accordés à l’auditeur au milieu de cette brutalité sonore, avec par exemple l’intro de "Battered Into Nothingness".

Autre particularité de Abysmal Torment, le combo à en son sein deux chanteurs, Nicky Farrugia et Gordon Formosa . Cependant nous avons du mal a discerné une différence dans leurs voix. De ce fait l’alternance entre ces deux hurleurs perd de son utilité et de son efficacité.
Le son et le mixage de l’album ne sont également pas exempts de tout défauts. En effet il est déplorable que la guitare de David Depasquale soit un peu en retrait par rapport aux voix et à la batterie. De ce fait l’auditeur a du mal à saisir toute la richesse des riffs.

Le monde du brutal death actuel comporte une pléthore d’excellents groupes mais le nombre de formations ayant une véritable personnalité est un peu moins reluisant. L’argument principal des détraqueurs de ce disque sera donc d’accuser « Epoch of Methodic Carnage » de ne pas se démarquer suffisamment du maitre maltais en la matière Beheaded. En cette année 2006, peu de chose laissait présagé un grand avenir à cette énième formation. Cependant en 2009, Abysmal Torment frappera un grand coup en se démarquant de leurs ainés et apportera une grande pierre à l’édifice du brutal death avec le terrible « Omnicide ».

13/20

6 Commentaires

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Morgart - 17 Mai 2010: Effectivement, Omnicide est clairement plus professionnel mais aussi plus lisse.
Néanmoins, pour un album, je juge autant sur les éléments subjectifs (les émotions provoquées par les compositions, par le son, par la structure qui est -on ne le dirait jamais assez- la force de EOMC) que sur les éléments objectifs (comme la précision, la qualité du son, les arrangements du mixage qui sont la force de Omnicide).
Chacun de ces albums possèdent ses qualités propres et c'est pourquoi, il semble légitime de leur mettre une note assez similaire (ce que j'ai fait).

Autant EOMC ne peut pas dépasser le 15 à cause de ses approximations et son son notamment, autant omnicide dans son ensemble, se limite à 15-16 à cause de sa linéarité et son manque de rebondissement sur la longueur (cela n'enlève en rien la qualité de titre comme Omega ou colony of maggots).

Voilà en partie comme je conçois ces albums.

Bravo encore, pour un chroniqueur relativement nouveau, tu fais du bon boulot. Bonne suite...
BEERGRINDER - 17 Mai 2010: Trop linéaire et commun, ce disque ne m'a pas laissé un souvenir impérissable et est à des lieux du terrible Recounts of Disembodiment, avec qui plus est pas mal d'années de retard.
Behemoth49 - 17 Mai 2010: Effectivement cet EOMC ne restera surement pas dans les annales du brutal death mais je pense qu'il est nécessaire à la réalisation de Omnicide, déjà plus abouti et personnel.
Goneo - 26 Avril 2017: Effectivement ce EoMC a tout d'un premier album :
-Un son correct mais pas top (comparé à d'autre album du genre)
-On sent aussi un manque de maturité disons, c qui donne un petit effet bouillon.
MAis Abymal Torment instaure une force, et une violence assez impressionnante. On sent qu'ils en ont sous le capot.
Beaucoup de bonnes idées parcourent cette album.
Mais malgré cette bonne volonter pour moi cette album ne dépasse pas les 12/20.
Merci pour la chro Behemoth et je souligne les bons commentaires de Mogart qui apporte un petit plus a la chronique.
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