Dog Eat Dog

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16/20
Nom du groupe Warrant (USA)
Nom de l'album Dog Eat Dog
Type Album
Date de parution 1992
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album101

Tracklist

1.
 Machine Gun
 03:44
2.
 The Hole in My Wall
 03:31
3.
 April 2031
 05:05
4.
 Andy Warhol Was Right
 03:37
5.
 Bonfire
 04:21
6.
 The Bitter Pill
 04:07
7.
 Hollywood (So Far So Good)
 03:47
8.
 All My Bridges Are Burning
 03:37
9.
 Quicksand
 03:58
10.
 Let It Rain
 04:16
11.
 Inside Out
 03:40
12.
 Sad Theresa
 03:23

Durée totale : 47:06


Chronique @ dark_omens

18 Avril 2014

Une tentative désespérée et maladroite manquant cruellement d'inspiration...

En cette année 1992, la décennie qui vient de s'achever a été propice aux mouvements artistiques légers dont les préoccupations profondes étaient essentiellement festives (Hard Rock, Glam Rock, Sleaze Rock...). Celle qui point verra l'apogée de styles nettement plus concernés (Grunge, Neo...) et la décadence de cette scène aux inquiétudes futiles. Dans ce contexte difficile pour les mouvements traditionnels, nul doute que le Hard-US de Warrant n'était pas suffisamment armé pour affronter la situation. Aussi à l'orée de ce Dog Eat Dog, troisième album de ces américains, le doute était de mise. Des changements s'imposaient.

Des décisions qui furent prises et qui conditionnèrent le contenu de ce nouvel effort, l'une des plus frappantes, fut, justement, d'abandonner quelque peu l'aspect profondément joyeux de la musique de ces californiens qui transparaissait au travers de deux albums superbes (Dirty Rotten Filthy Stinking Rich (1989), Cherry Pie (1990)), et de laisser parfois place à un propos assombrit par une gravité et une lourdeur insolite. Bien évidemment, si ce choix artistique d'imprégner son art de nouvelles convictions n'a rien de répréhensible, et est même tout à fait compréhensible au regard de l'époque, sa conséquence immédiate est nettement plus embarrassante. Plus pesants et plus ténébreux, il découle de ce dessein plus sérieux quelques titres inhabituellement noirs et lancinants qui ne parviennent pas véritablement à nous convaincre (The Hole in My Wall, April 2031...).

En outre de ce fait fâcheux, lorsque le groupe tente de renouer avec une personnalité moins sérieuse et plus en accord avec celle qui fut la sienne autrefois, l'inspiration semble lui manquer. De sorte qu'il ne parvient pas véritablement à nous proposer autre chose qu'une expression ordinaire tiède que lui, ou d'autres, nous aura déjà servi (Machine Gun, Bonfire...).

De plus, même certaines des caractéristiques qui furent, il y a peu encore, des atouts incontestables de ces musiciens sont ici moins évidents. Si Warrant aura, en effet, toujours excellé dans l'exercice de la ballade, parvenant à éviter l'écueil de la facilité sirupeuse dans laquelle, trop souvent, nombre de ces congénères se complaisent, il n'en est rien sur ce Dog Eat Dog dont certaines bluettes sont sinon consternantes, tout au moins ordinaires (The Bitter Pill).

En définitive, au milieu de ce désastre, seuls parviennent à nous séduire les très bons Hollywood (So Far, So Good), All My Bridges Are Burning et l'excellent Inside Out à l'agressivité incroyable soulignée par les remarquables vocaux exaltés d'un Jani Lane survolté et par une rythmique soutenue.

Indiscutablement, l'époque fut compliquée pour des groupes tels que Warrant. Indiscutablement son troisième album fut un essai désespéré et maladroit de s'inscrire dans l'ère du temps. Il fut une tentative qui, de surcroît, dénaturait bien trop l'esprit originel de cette formation pour véritablement convaincre. Il fut aussi une œuvre qui manquait d'inspiration. Mais il fut surtout le commencement d'une longue agonie pour ces cinq musiciens originaires d'Hollywood.

2 Commentaires

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nicko11 - 08 Juin 2015: Très respectueusement, je ne peux être d'accord avec cette chronique... Ce “Dog Eat Dog” est tout simplement l’œuvre la plus mature et la plus riche de la discographie de Warrant. Voilà un des albums les plus cruellement sous-estimés de l’histoire du hard-rock (le titre « Inside Out » étant carrément Metal), car sorti dans un contexte non-favorable pour ce genre de groupe : le Grunge débarque et le groupe explore une facette plus sombre en opposition à ce qui a fait son succès. « April 2031 » ou l’excellent balade “The Bitter Pilll” sont de véritables réussites. Ayant été titillé par une nostalgie de cet album sur certains réseaux sociaux consacrés au groupe, il se fait justement que j’ai réécouté cet album dernièrement et c’est très loin de manquer d’inspiration, c’est même un disque vraiment agréable, aéré et varié ;-)
 
Valenco - 19 Novembre 2017:

Bonjour

Je partage les propos de Nicko. Je trouve que cet album a toujours été sous-estimé. Il est vrai que l'évolution est notable par rapport aux deux premiers albums mais je trouve que le groupe a pris des risques et s’en sort très bien. Ils confirment un vrai talent de compositeurs et montrent une nouvelle facette de leur talent, certes plus sombre, mais très inspirée avec de superbes mélodies et des moments plus rock qui font mouche. 

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