Diamonds

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17/20
Nom du groupe Enforcer (SWE)
Nom de l'album Diamonds
Type Album
Date de parution 24 Mai 2010
Style MusicalHeavy Speed
Membres possèdant cet album72

Tracklist

1.
 Midnight Vice
 03:15
2.
 Roll the Dice
 03:12
3.
 Katana
 06:00
4.
 Running in Menace
 03:46
5.
 High Roller
 03:21
6.
 Diamonds (Instrumental)
 03:33
7.
 Live for the Night
 02:36
8.
 Nightmares
 04:33
9.
 Walk with Me
 05:59
10.
 Take Me to Hell
 03:13

Durée totale : 39:28


Chronique @ Mindkiller45

27 Mai 2011

Quand la NWOBHM revient !

En 2010 Enforcer, groupe suédois mené par une main de fer par Olof Wikstrand sortait son deuxième album après un Into the Night de bonne facture mais relativement inégal. Ainsi, après un contrat décroché avec le label anglais Earache, le groupe revient en grande forme. Une question se pose déjà quant à ce label qui recherche de moins en moins dans l’extrême comme ce fut le cas à ses débuts, et qui lorgne vers une scène plus orientée Old School (Bonded By Blood, White Wizzard, Cauldron…). Y a-t-il une réelle motivation musicale ou un engouement commercial ? La réponse, du moins pour ce groupe, même si elle n’est pas totale, semble être non. En effet, après un album, le groupe bénéficiait d’ores et déjà d’une belle horde de fan. Notamment lors du Headbangers Festival Open Air ou le groupe, après la sortie de son premier album, a joué sous une pluie battante mais pas devant un parterre vide. Le groupe s’est ensuite envolé pour les USA ou ils ont assurés pas moins de 30 concerts avant de signer chez l’actuel label d’Annihilator.

Alors pour re-situer, Enforcer est un groupe monté sous l’impulsion de son chanteur Olof Wikstrand. Ce dernier jouait tout seul et avait composé les musiques de leur premier album tout seul. Il a réussi à enregistrer ces compos à l’état de démo, les a déposé via Myspace et a pu recruter les gars qui forment le Enforcer actuel par ce biais en parcourant un peu le territoire suédois sur la toile. Leur premier album en boite, il leur a ouvert pas mal de portes et leur a permis d’arriver au stade ou ils en sont actuellement.

Passons maintenant au contenu de ce Diamonds portant bien son nom. Car si le premier album posait les bases du speed heavy d’Enforcer, celui-ci enfonce le clou. Première constatation déjà quant à la pochette et aux photos officielles : le groupe regarde en arrière, à la grande époque du heavy britannique quand des grands noms comme Saxon, Iron Maiden, Judas Priest et tant d’autres inondaient le marché. Cette impression se confirme dès la première piste. Le son, bien que doté d’une très bonne production, nous propulse trente ans en arrière. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce "Midnight Vice" séduit de suite après une intro qui pourtant peut dérouter son auditoire. Mais le ton est donné, on aura du heavy 80’s tant sur le point de vue des constructions que sur les effets utilisés. Les distorsions ne sont pas lourdes et naviguent pas loin du Léopard Sourd ou de la Vierge de Fer (Def Leppard et Iron Maiden pour les cancres du fond !). Excusez du peu !

Alors oui, Enforcer n’invente rien. Ils restent dans des classiques de ce qu’était le heavy que jouaient les groupes cultes des années 80 mais qu’ils ont tendances à oublier maintenant. Enforcer nous rafraichit la mémoire avec un heavy du début des années 80 et le joue avec brio. Les guitares font penser à du Def Leppard, la basse et la batterie elles, à Iron Maiden, sans abuser du triolet que l’on peut maintenant qualifier de « Harrisien » et une batterie plus ‘punk’ à la Clive Burr. Et malgré des compos qui envoient directement la purée ("Midnight Vice", "Roll The Dice" pour ne citer qu’elles) le groupe nous distille des compos plus travaillées comme "Katana" et des instrumentaux dans la droite lignée d’un Genghis Khan de leurs illustres ainés anglais comme ce "Diamonds" magnifiquement joué.

Cet album s’adresse donc à des fans de heavy de la grande époque. Ne faisant pas de fioritures, ne cherchant pas l’épique, l’ultra mélodique, mais plutôt jouant avec la fougue et l’énergie de la jeunesse qui fait plaisir à réentendre. La production aussi rend hommage à cette époque que nos grands frères ou parents, pour la plupart d’entre nous, ont connu. Elle n’est ni trop moderne ni trop orienté ‘analogique avec peu de moyens’. Pour résumer, ce Diamonds est un vrai petit bijou tant pour les nostalgiques des années 80 que pour les amateurs de heavy speed !

2 Commentaires

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MikeSlave - 20 Janvier 2012: Une chronique qui me donne envie de choper cet album! le précédent était une tuerie absolue même si apprécier le chant demande un petit temps d'adaptation .
Mindkiller45 - 20 Janvier 2012: Yep, merci de le faire remarquer. Il me semblait pourtant l'avoir fait sur le bon album.... mais bon, ça date un peu...

Je vais contacter le staff pour qu'ils la déplacent.
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