Encore un super album,
Witheria peaufine son thrash tout en gardant sa personnalité. On sent le groupe de plus en plus à l'aise.
Parmi ses membres fondateurs, sont toujours présents : Rob Diver à la batterie, Markus Taipale à la guitare (alias Kusmar), et Tuberculosis au chant. A noter, deux nouveaux venus pour ce "
Devastating Return", dont un guitariste du nom de Lappis et un bassiste avec Max Pekkonen.
Pour ma part, le chant de Tuberculosis est encore mieux maîtrisé que sur les précédents albums. Sur "
Passenger of Thought", celui-ci est aussi agressif dans les aigus que dans les graves, offrant dès lors un panel aux sonorités multiples. Le chant est hurlé comme dans les enfers, mixé sur des riffs accrocheurs et innovants allant d'un Sodom,
Kreator à un death mélodique et technique.
On a toujours ce petit côté death à la Chuck Schuldiner. Sur "Raft of
Desolation" et ses multiples parties, ce côté technique ainsi que certaines mélodies et accélérations y font écho. A l'instar d'un très bon solo sur "
Burn to
Ashes" ou du pont monstrueux de "Some
Wounds Will Not Heal",
Witheria m'impressionne une fois de plus.
Une fois n'est pas coutume, l'album se termine sur un titre de plus de 9min : "Back on
Earth" se pose telle une pièce progressive aux diverses influences, qui se veut, certes, moins intense que sur le reste de l'opus, mais dont le contraste apporte une polyvalence qui amène une richesse bénéfique à l’œuvre.
Aucune fausse note, une inspiration qui force le respect, une œuvre habile et maîtrisée, sans être non plus un album majeur du genre, cette offrande de nos thrasheurs finlandais se glisserait, à mon sens, parmi les meilleures sorties de cette année.
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