Depravation

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Anal Vomit
Nom de l'album Depravation
Type Album
Date de parution 28 Novembre 2007
Style MusicalBlack Death
Membres possèdant cet album39

Tracklist

1.
 Alcoholocausto
 03:09
2.
 Prevail the Cult
 02:47
3.
 Ghedeom
 02:41
4.
 Bestial Possession
 03:40
5.
 Depravation
 02:10
6.
 Escupe la Cruz
 03:37
7.
 Entry to the Underworld
 04:13
8.
 Hell Command
 03:17
9.
 Bajo el Tridente de Fuego
 04:15
10.
 Avern's Goddess (Hadez Cover)
 03:20

Durée totale : 33:09

Acheter cet album

 $14.95  11,14 €  12,77 €  £10.23  $21.27  17,07 €  13,65 €
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Anal Vomit


Chronique @ Ihopeyoudie

28 Juin 2008
Aaaah, mes poteaux d’Anal Vomit. Que je les aime.

J’avais déjà évoqué leur cas avec la pochette du Depravation avec les Trublions, dans le genre plus ivol que ta mère en short dans une tombe prête à faire la guerre pour Satan alors qu’elle bouffe les asticots par le nez, et qui se régale des racines de pissenlit en même temps. Comment ne pas résister, en bon amateur de la scène black/death sud-ricaine, à ce groupe qui est un immense cliché sur patte ? Parce que franchement, plus rétrograde, tu meurs.

Plusieurs choses paradoxales sont à noter : d'un côté, le groupe ne se prend pas vraiment au sérieux, mais de l'autre, il est relativement à fond dans son trip. Ce n’est pas vraiment une chose qu’on leur reprochera.
Tout y est, pour la panoplie du metal warrior : pseudos bateaux (Noizer, Possessor, Destructor), forcément, la chose obligatoire, la bière, la cartouchière, le perf’ et les lunettes de soleil aviateur. Et non, pas les gonzesses à poil, ça serait trop évidant. Puis les remerciements en disent long sur la mentalité de cette scène : « hails to all Southamerican hordes that take Metal as a real way of life. »

Avec ce nom ultra-poétique et raffiné digne d’un groupe de punk (du à leur passé grindcore), nos trois garçons dans le vent nous fourguent un joyeux bordel. Un bon gros black death cracra, bien loin des standards européens en terme de son et de production. Tout est crade, tout est poussé à fond. Si tu t’attends à un truc mielleux à la Belphegor, dégages et pars en courant vite, très vite, ça ne va pas être ton pain.

Le charme de ce groupe vient surtout dans le fait que tout est branlant de A à Z tel un Mortuorio, où le sentiment d’urgence prévaut avant toute chose. Un batteur à la rue quatre fois sur trois, sûrement parce qu’il a du boire trop de binouze avant d’enregistrer, calage à la zob, ampli pas d’une première fraîcheur non plus. C’est roots nom de Dieu !!

Autant sur le Demoniac Flagellations, le groupe c’était appliqué pour nous pondre une belle grosse tuerie des familles, aux relents Sarcofago pleinement assumés. Là, cette bande de cholos nous fait un beau pied de nez et un sacré doigt au passage, en ne fignolant pas du tout sa musique. Tu prends tel que c’est, et tu fermes ton clape-merde. De toute façon, c’est certainement pas fait pour que les mecs ayant découvert le dernier Cradle of Shit il y a trois semaines. Avec ses gros riffs thrashy pas original pour deux sous, le groupe fait parler la poudre alors que rien n’est carré et ça, c’est fort.

Les musiques ont surtout avant tout été composées pour le live. Pas de fioriture, pas de trop de superposition de guitare (en sachant qu'il n'y a qu'un gratteux), histoire d’avoir une rythmique et un solo, et que le tout ne soit pas trop creux à l’écoute. A défaut de posséder la technique, et nous sortir des riffs polyrythmiques à la Meshuggah, le groupe préfère l’énergie. Oui, l’ensemble est un death/thrash bien dégueulasse, mais ça n’empêche pas que la conviction y est. Puis, faut avouer aussi que Noizer n’est pas si mauvais gratteux que ça, il a déjà de l’idée. Et ça pour moi ça fait tout.

Les paroles en espagnol sur certains titres, comme leur camarades de Anal Vomit, donne un côté plus chaleureux, et plus evil à la musique. Puis merde, avouons que ça tue. L’album ne peut pas s’écouter musique par musique, il faut l’écouter en entier et d’une traite, car il faut se mettre dans un certain état d’esprit. Et cet état d’esprit « metal to the bones », on l’a ou on l’a pas. Donc ça en fait un disque pas pour tout le monde. Tant mieux, car il ne convaincra pas grand monde. Bande de nazes, allez voir ailleurs s’ils y sont, c’est mieux.

Et surtout… vivement le prochain !!

3 Commentaires

6 J'aime

Partager
Baudelaire - 18 Décembre 2008: Chronique sans compromis , à l'image de ce groupe , que je ne connaissais pas , mais qui m'a l'air intéressant . Ptite question , est-ce vraiment du black/death ou plutot du black/thrash comme ils sont étiquettés ?
Ihopeyoudie - 01 Janvier 2009: Mmmmh. Disons que les démos sont assez grind, puis avec le "Demoniac flagellations", c'est un putain de bon black/death. Sur Depravation, ça lorgne pas mal sur le death, sacrément branlant. Après je peux comprendre que certain disent que ça soit du black/thrash, notamment du fait qu'ils ont fait une reprise du Antichrist de Sepultura sur le Demoniac flagellation, en la rendant très beu-meu.
mais bon, classe les plus en death/black quand même, à mon sens.
albundy57 - 21 Septembre 2010: Je pense que ANAL VOMIT ne doit pas se prendre la tête, ils mêlent le death+black+thrash pour nous offrir de la zique bien extrême, sale et brut de décoffrage, tout comme savent si bien le faire la plupart des combos sud- américains du même genre...
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire