Delta

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Nom du groupe Visions Of Atlantis
Nom de l'album Delta
Type Album
Date de parution 25 Fevrier 2011
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album82

Tracklist

1.
 Black River Delta
 04:34
2.
 Memento
 06:38
3.
 New Dawn
 02:59
4.
 Where Daylight Fails
 04:11
5.
 Conquest of Others
 05:37
6.
 Twist of Fate
 04:31
7.
 Elegy of Existence
 03:36
8.
 Reflection
 04:16
9.
 Sonar
 01:27
10.
 Gravitate Towards Fatality
 05:55

Durée totale : 43:44


Chronique @ Silent_Flight

31 Mars 2011

Le Visions of Atlantis ringard a enfin été rangé au placard

Mais c'est qu'on progresse, nom d'une pipe! C'est vrai qu'on pense souvent perdre moins de temps avec des groupes toujours au top ou au contraire complètement à la ramasse, mais les groupes qui font des efforts à chaque album sont tout de même les plus enrichissants au niveau des analyses. Les Autrichiens de Visions of Atlantis ont débuté dans un registre « sous-Nightwish » aux bords du ridicule avec leur deux premiers albums avant de montrer d'infimes signes de personnalité avec "Trinity" mais encore trop naïf pour parler de consécration.

Et puis il faut dire que les castings pour trouver LA bonne chanteuse sont monnaie courante au sein de la formation, et jusqu'ici on n'aura reproché qu'un manque d'émotion en dépit d'une qualité technique certaine, car tout le monde ne peut pas être Tarja Turunen. De plus, les allées et venues du membre fondateur Werner Fiedler ont des conséquences sur l'équilibre artistique de la formation, toujours à la recherche d'une identité propre, mais il semble que les choses sérieuses commencent avec Delta après le départ de Mike Koren et l'arrivée de son remplaçant Mario Lochert ainsi que de la somptueuse Maxi Nil en tant que voix féminine.

Pochette un peu olé-olé comme on a l'habitude avec VOA signée Anthony Clarkson, pourtant efficace dans ses collaborations avec Exodus et Blind Guardian, les clichés avant même d'écouter l'engin ne peuvent être aisément écartés, mais en prenant son courage à deux mains, on en arrive rapidement au fait : le morceau d'ouverture « Black River Delta » rassure dès les premières intonations de Miss Nil à la voix plus pop mais plus chargée en émotion que les anciennes de ce poste, et les accélérations rythmiques sont d'une bonne qualité, égale à celle de la patte symphonique, un savoureux morceau accrocheur en somme.

Débarrassons-nous tout de suite des points négatifs de Delta, car derrière une bonne impression se cachent souvent quelques détails amers qu'il serait hypocrite de ne révéler que partiellement. Le gros souci de VOA est une nouvelle fois la présence du chant linéaire de Mario Plank qui n'a absolument rien d'un Fabio Lone, assez plombant au bout d'un certain temps et trop prédominant pour permettre de savourer les trouvailles de nos amis autrichiens. Se farcir « Where Daylight Falls » ou la fausse réussite « Conquest of Others » (bien orchestrée mais chant hurlé un peu désastreux) au beau milieu de morceaux de qualité, il y a de quoi grincer des dents. Et puis « Reflection »... d'accord, Maxi a une voix remarquable, mais le morceau en lui-même, à quoi peut-il bien servir si ce n'est que porter en avant la pop mielleuse (il est important de souligner mielleuse) dans le metal symphonique...

Maintenant, revenons à ces morceaux de qualité : malgré les bémols cités plus haut, l'efficacité a le maître-mot ici. Exit les mièvreries des derniers Sirenia et le copié-collé Nightwish, VOA marche plus vers les sentiers battus récemment par Edenbridge avec des « New Dawn » et « Elegy of Existence » bien heavy et la presque parfaite « Memento » qui possède la plupart des ingrédients nécessaires à la réussite d'un groupe de cette trempe. L'album finit sur une note convaincante, le couple ultra-épique « Sonar/Gravitate Towards Fatality » qui nous fait finir pour la première fois l'écoute d'un Visions of Atlantis avec le sourire. Une situation assez surprenante en effet, mais loin d'être ringarde, car enfin les encouragements priment sur le scepticisme. On attend encore de l'amélioration et on se plaît à y croire avec l'agréable appréhension finale de Delta. Toute peine mérite récompense, donc les VOA, vous voilà servis.

SF.

23 Commentaires

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Elvangar - 10 Avril 2011: Je viens de terminer l'écoute de l'album et si c'est ce qu'ils ont fait de mieux, ça ne m'encourage pas à découvrir le reste de leur discographie. Ta chronique est assez fidèle aux impressions que me laisse l'album. Cependant, sur le plan vocal, c'est un véritable massacre : le chant féminin est tout juste potable quant au chant masculin ... il méconnait manifestement ses capacités vocales et cherche à développer un chant au-delà de ce que ces cordes vocales sont réellement en mesure de faire. Bref, c'est comme demander à une 2 CV d'avoir la puissance et la rapidité d'une Ferrari. C'est bien dommage car sur le plan musical, il y a de la matière mais le chant tant féminin que masculin vient tout gâcher.
TheTenth - 20 Avril 2011: bon, après la déception offerte par Nightwish ces dernières années et la fin de After Forever, le genre "heavy avec chanteuse" semblait bien mourir à petit feu. Le deuxième VoA, Cast away, m'avait beaucoup plu, simple dans la structure, des mélodies qu'on retient bien, côté vocal un peu moyen, le chanteru je pense est plus à comparer avec un chateur gothique/rock qu'un Fabio Lione.
Trinity était carrément excellent, mais peut être un peu trop "clean", pas vraiment de rythme, pas assez de morceaux qui restent dans la tête.
Alors voilà "Delta", et ils reviennent pour moi au meilleur : du power sympho avec chanteuse, power avec les morceaux entrainants et rapides, où on ne voit pas le temps passer, sympho avec les passages synthé pas envahissants, et la nouvelle chanteuse, WOW! du punch, du rythme, certes limitée en qualité mais VoA pour moi c'est de l'efficacité, pas de la prise de tête technique.
18.5/20
nonometaltatts - 24 Fevrier 2012: je trouve cet album écoutable,voir agréable par moment. Mais de là à y revenir régulièrement je ne sais pas.
Elencirya - 30 Janvier 2015: Un album assez décevant, Maxi Nil a une voix sympa mais sans plus, et cette direction plus "heavy" ne me plaît pas des masses, je dois dire! Mais l'énorme problème de ce groupe, c'est la casserole masculine... (non, je ne peux pas me résoudre à appeler ça du chant!!) Il faut d'urgence apprendre à ce "chanteur" qu'il doit vite s'arrêter, par pitié pour nos pauvre oreilles! Sinon, au niveau des compos le groupe continue sa stagnation... Peu de titres intéressants se détachent, et il leur manque toujours un petit truc en plus qui les ferait décoller un peu plus..
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