Decameron

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Nom du groupe Epidemic (USA)
Nom de l'album Decameron
Type Album
Date de parution 15 Août 1992
Style MusicalDeath Thrash
Membres possèdant cet album44

Tracklist

Re-Issue in 2016 by Dark Symphonies
1.
 Circle of Fools
 05:47
2.
 Insanity Plea
 02:40
3.
 Vision Divine
 03:58
4.
 Hate
 02:34
5.
 Unknown
 05:07
6.
 Live Your Death
 01:34
7.
 Factor Red
 03:25
8.
 Blown Doors
 03:19
9.
 Territories
 03:05
10.
 Tornado
 01:39
11.
 Three Witches
 04:20
12.
 Lord War
 02:10

Durée totale : 39:38

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Epidemic (USA)


Chronique @ Fabien

27 Avril 2007
Suite à sa brillante démo The Truth of What Will Be de 1989 éditée sous la foulée en support CD chez l’écurie Metalcore, Epidemic se fait rapidement remarquer au sein de la scène extrême, notamment par la label nord américain Metalblade Records, conquis par son mélange fracassant entre la lourdeur du deathmetal et l’agressivité du thrash, le tout exécuté avec une rapidité affolante et une rage de tout instant. Le team de Brian Slagel offre ainsi un contrat au quintette de San Franscisco, débouchant sur les sessions d’enregistrement de Decameron en janvier 1992 et à sa parution en aôut de la même année.

Alors que nombre de groupes deathmetal misent sur des ambiances lourdes, une essence gore, anticléricale ou des relents d’outre tombe à grands renforts de chants gutturaux, Epidemic sonne différent de ses homologues de l’époque. Le groupe mise avant tout sur une agressivité de tout instant, renforcée par la vitesse d’exécution impitoyable des interprètes et leur placement rythmique tout aussi redoutable. Decameron dégage ainsi tout comme la précédente démo de nos californiens une atmosphère particulièrement violente, renforcée par les vocaux déchirés de Carl Fulli.

Chaque morceau renferme ainsi une teigne considérable, entrainé par un couple basse batterie de folie soutenant les rafales de riffs du couple Highbey / Moggridge tout aussi techniques que meurtrières, le tout libérant ce tourbillon extrême de violence. Les accélérations de Unknown, le riffing assassin de Factor Red, les soli décharnés de Vision Divine, les guitares tranchantes en palm muting de Blown Doors, la vitesse démentielle de Tornado, sont autant de baffes distribuées à la pelle tout au long de Decameron, sur un rythme et un niveau d’intensité qui ne s’essoufflent pas un instant.

On peut ainsi regretter la promotion quasi inexistante de Metalblade Records, ayant distribué à l’époque les albums de Cannibal Corpse à tour de bras (et à juste titre), tout en laissant une pépite comme Decameron, ou encore des Into Eternity et The Bowels of Repugnance (Desultory, Broken Hope) au fond de son catalogue. La rage, la qualité et la singularité du premier album d’Epidemic en tout point renversantes l’inscrivent pourtant parmi les réalisations deathrash les plus rapides et les plus incisives du deathmetal des nineties.

Fabien.

7 Commentaires

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Fabien - 04 Août 2012: Je ne trouve personnellement pas que la production ait mal vieilli, ou alors pourrait-on en dire autant que tous ces albums de cette période. Batterie claire & assassine, basse claquante, guitares lourdes & corrosives, sans compter ces vocaux d’hyène blessée. Decameron est vraiment un excellent album, d’une vélocité et d’une rage peu communes à l’époque, une version turbo et deathmetal de Darkness Descends en somme. Epidemic sortait vraiment des sentiers battus dans le style. Blown Doors est un morceau d’anthologie et d’une folie meurtrière. Dommage que la promotion et la distribution de Metal Blade eurent été aussi médiocres. Je me souviens qu’à l’époque, nous possédions déjà (mon pote Hub' et moi) depuis 1990 le dévastateur The Truth of What Will Be paru chez Metalcore (Sacrilege, Torture, Tiamat, Atrocity US) et nous étions fous deux ans plus tard lorsque nous avions appris la sortie de Decameron. Mon pote a réussi à le ramener assez vite d’Allemagne et moi de Londres quelques mois plus tard (avec The Treasures Within de Merciless, merci Séverine pour ce magnifique coup double), mais pas moyen entre temps de le trouver sur les VPC, ni de le commander chez les disquaires. Wake up Murder. Fabien.
Jacky_Doussot - 04 Août 2012: Ah, tu parles de Londres...C'était l'eldorado pour le métalleux de petite bourgade à l'époque. En ce qui concerne la VPC, j'ai eu la chance de trouver Decameron pour moins de 18 euros en TBE sur EBay à peine après être tombé sur ta chronique. Sans quoi il est vrai qu'il atteint des prix effarants!

Quant à la prod, attention, je n'ai pas dis mal vieilli, hé hé, juste vieilli; normal quoi. En même temps je n'imagine pas toutes ces tueries d'époque sonnant comme le dernier Krisiun ou comme Brain Drill; ça ne le ferait pas!

Sperma_frost - 04 Fevrier 2017: Très bonne chronique pour un album qui aurait mérité une autre vitrine à l'époque de sa sortie. De plus il est resté longtemps chaud à trouver. A ma connaissance une seule réédition, celle de Dark Symphonies datée de 2016.
LeMoustre - 04 Fevrier 2017: C'est ça pour la réédition. Ceci dit, ça se trouve encore, avec patience mais aussi sur Discogs sans se ruiner. Un très bon disque à ranger près du premier Incubus ou des Merciless.
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