Comment ne pas ressentir dans l'expression artistique de ces fils de la perfide
Albion certains des stigmates de cette ère NWOBHM aujourd'hui révolu? Et alors qu'on se délecte des instants délicieusement passéistes qui nous étreignent à l'écoute de ce
Dawn of Infinity, deuxième véritable album des anglais de
Dark Forest, comment ne pas évoquer les noms aussi prestigieux que ceux de
Jag Panzer ou encore d'Iron Maiden qui viennent irrémédiablement hanter nos esprits? Car assurément il y a l'empreinte de ces groupes-là dans le patrimoine musical de ces Anglais de
Dark Forest. Un héritage que les Britanniques n'auront pas subit mais, au contraire, duquel ils se seront inspirés afin d'en incarner une vision plus moderne. Car au-delà de ces influences rétrogrades, il y a aussi dans l'univers de ce groupe d'autres références très actuelles dans lesquels il serait juste de citer des groupes tels que
Blaze Bayley ou encore par exemple
Isen Torr.
Nulle incertitude possible lorsqu'il nous faudra user de subtilité afin de définir le plus précisément possible l'art du quintette de Dudley. Aucun doute ne nous fera vaciller quant à l'accointance de ce groupe aux sphères Heavy
Metal moderne aux relents NWOBHM très prononcés.
Bien évidemment, l'œuvre n'est pas sans défauts et l'on peut même regretter que certaines erreurs grossières y soient commises. Il faudra, par exemple, qu'à l'avenir ces britanniques s'appliquent dans la composition de davantage encore de refrains plus élaborés. Certains de ceux dont ils usent et abusent parfois sont, en effet, un peu trop simplistes (
Hourglass mais aussi, entre autres, Lightyears On).
Will Lowry-Scott devra aussi se résoudre à ne plus s'égarer en des aigus aux hauteurs qu'il ne maitrise pas tout à fait, et qu'il se contente de s'épanouir dans ces chants aux voix médiums dans lesquelles lui et certains autres (Harry "The
Tyrant" Conklin (
Jag Panzer),
Blaze Bayley (
Blaze Bayley, ex-Iron Maiden) excellent.
Il faudra aussi que
Dark Forest évite de tomber dans l'écueil de ces titres aux parentés évidentes (les préambules de The
Tor et Black
Delta).
Et il faudra surtout qu'il s'évertue à trouver un équilibre plus cohérent dans la construction de son propos.
Ainsi pourra-t-il construire un album dont l'excellence se dévoile véritablement dans une homogénéité plus homogène et n'attendra pas d'avoir passé le cap de vingt très bonnes premières minutes pour se révéler plus pleinement encore (comme c'est le cas sur ce
Dawn of Infinity qui dès lors que les premières notes du remarquable The
Tor se feront entendre nous offrira le meilleur d'un album qui jusqu'alors se contentait juste d'être très bon.).
Une soudaine excellence qui ne sera brisé que par le dernier son d'un dernier titre. Tant et si bien que des morceaux de bravoure tels que les superbes The
Tor,
Through a
Glass darkly, The Stars my Destination, Under the Greenwood
Tree et son atmosphère aux accents délicieusement légers et flibustiers que
Running Wild pourrait aisément revendiquer, mais aussi tels que Black
Delta nous régalent.
Dawn of Infinity, est donc un excellent album de Heavy
Metal, aux accointances NWOBHM évidentes, qui souffre de quelques petits défauts qui ne sauraient véritablement gâcher le plaisir que nous procure son écoute.
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