Cyanide

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15/20
Nom du groupe Tyrant Of Death
Nom de l'album Cyanide
Type Album
Date de parution 05 Août 2012
Labels Self-Produced
Style MusicalCyber Metal
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1. Cyanide 05:01
2. Life Unworthy of Life 03:35
3. Stapled Shut and Bled to Death 05:14
4. Power of the Core 03:56
5. When the Prey Consumes the Predator 01:56
6. Cervical, Ossicle, and the Root of Unity 04:32
7. For What Lies Buried, Lost and Forgotten 03:55
8. The Anatomy 04:15
9. The Invasion 03:32
10. Trillions of Miles Away from Home 03:02
Total playing time 38:58

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Tyrant Of Death


Chronique @ Matai

11 Septembre 2012

Ce robot a tellement composé en peu de temps qu'il semble avoir perdu un peu de son savoir faire

Il faut croire que Tyrant of Death affiche une certaine baisse de régime depuis quelques temps. D'une part, les sorties de ses albums digitaux sont de plus en plus éloignées, et d'autre part, la qualité de la musique en pâtit. Ce one man band canadien est peut-être en train de perdre l'inspiration nécessaire à la création de bons opus, et pour cause. Si l'arrivée de ce « Cyanide » aura été attendue, sa mise en bouche est cependant très amer.

On est loin du génie créatif d'un « Parasite » ou d'un « Alice's Heroin Wonderland ». Tyrant of Death, tout comme le présageait « Re-Connect », s'embourbe dans ses idées, mélangeant ce qui a déjà été fait avec un soupçon de nouveauté. Sur cet opus, le Canadien se libère de Lucem Fero et adopte davantage de samples, comme le montre l'éponyme « Cyanide » ou « Cervical, Ossicle, and the Root of Unity ».

Il conserve sa patte particulière, ce cyber/math ultra mécanique et polyrythmique aux consonances synthétiques très prononcées sans toutefois innover et apporter ne serait-ce qu'un petit peu de surprise. Les compos, froides au possible, se ressemblent quasiment toutes, sans permettre à l'auditeur de poser ses marques, ce dernier étant perdu dans un flot de riffs stridents et de bidouilles cybernético-industrielles (plutôt bonnes, il faut l'avouer).

Tyrant of Death a de ce fait du mal à nous embarquer dans son monde déshumanisé. On peine à se prendre au jeu tant on connaît la musique. Cependant, il faut reconnaître certaines prises de risque, notamment le côté torturé et brutal de « Unworthy of Life » avec ces cris et ces bruits proches de ceux des scies chirurgicales, le futuriste et robotique « The Anatomy » affichant une bonne dose d'éléments cybernétiques, le rapide « The Invasion » ou le planant « Trillion's of Miles Away from Home », offrant un petit voyage dans l'espace avec une sorte de cyber atmo proche des conclusions de Sybreed sur ses derniers opus.

La musique du Canadien est à l'image de sa nouvelle pochette : grise, inhumaine mais aussi fade et sans surprise. Malgré une volonté certaine de bien faire, cela ne suffit pas à nous envoûter. Ce multi instrumentiste, non...ce robot (!) a tellement composé en peu de temps qu'il semble avoir perdu un peu de son savoir faire et sa manière de nous faire participer à un ensemble certes original, mais trop exploité ces dernières années. La suite dans quelques mois.

4 Commentaires

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HellNecrophagist - 11 Septembre 2012: Bien qu'il n'apporte rien de neuf, j'ai bien aimé perso ce Cyanide, avec certains morceaux comme "Stapled Shut & Bled To Death" qui ressemble fortement, à s'y méprendre, à du breakcore, et "Power of the Core" le titre le plus accrocheur de l'album, pour ma part.
Matai - 11 Septembre 2012: Dans l'ensemble, Tyrant Of Death c'est sympa, mais à la longue pfiou...maintenant les morceaux se ressemblent, tout est fichu de la même façon, j'ai pas l'impression qu'Alex fasse beaucoup évoluer sa musique. Un morceau qui était bien -pas sur cet opus- c'est le single "From Hell to Earth", en lien direct avec le film "Prometheus". Je ne sais pas si tu l'as déjà écouté.
HellNecrophagist - 11 Septembre 2012: Effectivement, les tracks se ressemblent et manquent un peu de variété, mais ça reste assez bon quand même, ça blaste bien, peu de temps mort.
Sinon, oui, j'avais téléchargé "From Hell..." sur le bandcamp, et je reconnais que c'est plus structuré et doté d'une ambiance bien plus envoûtante que n'importe quel morceau de Cyanide.
Matai - 11 Septembre 2012: Oui, j'ai aussi trouvé qu'il y avait plus de blasts sur cet opus, mais bon ça ne fait pas tout. Il faudrait qu'Alex se pose un peu et concocte des titres dignes de ce nom!
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