Cult of Luna

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16/20
Nom du groupe Cult Of Luna
Nom de l'album Cult of Luna
Type Album
Date de parution 14 Septembre 2001
Style MusicalDoom Sludge
Membres possèdant cet album76

Tracklist

Re-issue in 2003 by Earache Records in a limited edition slipcase.
1. The Revelation Embodied 07:45
2. Hollow 10:00
3. Dark Side of the Sun 03:13
4. Sleep 14:02
5. To Be Remembered 05:57
6. Beyond Fate 08:45
7. 101 01:43
8. The Sacrifice 09:08
Total playing time 1:00:28

Chronique @ Svartolycka

11 Mars 2005
Premier album éponyme maintenant réédité sur Earache, ce premier album du groupe suédois se présente dès lors comme un objet musical bien intéressant.

Cult of Luna joue un hardcore fascinant, rentre dedans et particulièrement colossal du point de vue sonore. Et bien que cet album est été auto-produit, l’impact est des plus puissants qui cloue littéralement au siège. Le jeu des guitares est poignant et d’une grande intensité, la voix, tonitruante, la basse, entre la lourdeur et l’atmosphérique dotée d’une sonorité saisissante. Et quand à la batterie, elle est souvent répétitive mais toujours accrocheuse.
Les titres sont longs et dépassent généralement les huit minutes (sauf un titre instrumental de trois minutes). Certains passages sont bruts ou bien contre-balancés par des incursions de violoncelles et de samples radiophoniques donnant un cachet à ce disque autre qu’un simple album de hardcore. Une chose est bien sure, la musique de Cult of Luna n’a rien de conventionnelle face à un style furibard et enragé. Cela étant dit, ces éléments sont présents dans la structure du groupe mais, cependant transcendés par une intonation et un esprit émotionnel peut-être étrange, mais toujours porteurs d’une intensité plus profonde voire plus spirituelle.

Toute la force de la musique du combo suédois bien que l’aspect premier à l’écoute soit l’énergie et la masse brute parfois bruitiste sur certains passages, c’est ce côté hypnotique par l’agencement des instruments et de la voix, des ambiances à la fois sourdes, mélancoliques, obscures et oppressantes. Car oui, à l’écoute de ce disque (de n’importe quel album du groupe, par ailleurs), l’auditeur est happé par ce souffle atmosphérique mélangé à la vigueur crue du hardcore. À ce moment précis, on peut dire que le groupe mérite bien son nom, la Lune reste quelque chose de fascinant que l’on regarde, car hypnotisé par son intensité lumineuse. C’est exactement le même principe avec Cult of Luna, on écoute comme on regarde, et ça, c’est vraiment excellent (ben, mon vieux).

Alors certes, par rapport au glorieux et fabuleux « Salvation », sorti en 2004, ce premier album n’est pas aussi oppressant (plus bourrin quand même), ne nous proposant pas encore certains contrastes sensoriels d’une rare puissance car mieux dosée et surtout bien trop proche de Neurosis (violoncelle, samples et tout ça). Cela dit, c’est chipoter, parce que, sortir un album auto-produit d’une intensité pareille et pour un premier disque qui plus est, c’est déjà un long chemin qui a été traversé.
Pour ceux qui connaissent le groupe depuis le dernier album, vous verrez, c’est déjà ENORME.

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Chronique @ Karl

29 Septembre 2008
Après m'être endormi avec cet album dans les oreilles et m'être réveillé avec l'envie de l'écouter encore et encore, le besoin d'en écrire une chronique m'est apparue évidente, surtout à 05:30 du matin, n'est-ce pas ?

En comparaison avec "Salvation" ou "Somewhere Along the Highway", "Cult of Luna" recèle une énergie que le groupe à perdu depuis. Je trouve leur musique maintenant un poil "affectée", alors qu'il émane de leur premier opus une réelle énergie du désespoir, le souffle de l'urgence. Il contient toute la magie des premiers albums, dans lesquels, malgré les imperfections techniques, les groupes offrent le fruit d'une authentique et longue gestation, d'une osmose réelle entre les membres, libérée des contraintes productivistes. Un coup de maître.

Cette offrande est à mon sens ce que Cult of Luna a produit de meilleur et de plus spontané. Un joyau brut, une pépite d'émotion pure, non taillée, magnifiée par un chant raclé, un chant beaucoup plus émouvant que les typiques arrachages de gorge des vocalistes hardcore et qui ressemble aux derniers hurlements d'un écorché vif. Certes, l'album est violent, bruyant parfois (peut-être brièvement "bruitiste", sur quelques finals ou quelques transitions), et surtout très agressif - par la noirceur et la rage contenue dans chacun des titres. "Cult of Luna" est un rouleau compresseur qui ne laisse pas indemnes les oreilles de l'auditeur, mais que d'émotions s'écoulent à travers cette musique... L'écoute peut facilement tirer les larmes, pour peu que l'on soit un peu sensible ou fragilisé par certains évènements de la vie. Au hasard : une rupture amoureuse. Hum, passons.

Des titres comme "Sleep", avec son alternance de parties athmosphériques (sublimées par le violoncelle) et de passages d'une implacable sauvagerie me parcourent l'échine, me laissent inerte, cloué sur place. Je pourrais citer aussi "The revelation embodied", "The sacrifice" ou "To be remembered". Chaque morceau recèle LE riff ultime qui va droit au coeur, sans passer par la case cerveau. Certains, comme "Beyond fate", m'évoquent, par leur puissance, leur tristesse et la douleur qui s'en écoule, une lente et douloureuse agonie.

Pour finir, "Cult of Luna" est un album hautement sensible (sensitif ?), qui ne se laisse pleinement appréhender qu'après quelques écoutes. Après ces huit titres, et ces soixante et quelques minutes d'agression et d'oppression, on se sent vidé mais serein... comme si la colère et la rage que chacun de nous contient avait été littéralement absorbée par la musique... comme si cela constituait un exutoire au désespoir et à la dépression qui guette tout individu, vivant dans cette société post-industrielle totalement déshumanisée.

"Cult of Luna" synthétise et répond à tous les malaises existentiels. Rien que pour cela, son écoute est nécessaire. Mettez-le dans votre platine un soir de déprime : si vous survivez, vous appuierez forcément, à nouveau, sur la touche "play"... d'autant que la fin du dernier morceau colle parfaitement à l'intro du premier...

Karl

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zorglub39 - 23 Décembre 2017:

Salut, pour moi Vertikal est certainement le meilleur album du groupe. Je l'écoute en boucle depuis que je l'ai eu entre les mains.

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