Cosmogenesis

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Nom du groupe Obscura (GER-1)
Nom de l'album Cosmogenesis
Type Album
Date de parution 17 Fevrier 2009
Produit par Victor Bullok
Enregistré à Woodshed Studio
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album266

Tracklist

1. Anticosmic Overload 04:17
2. Choir of Spirits 05:31
3. Universe Momentum 04:34
4. Incarnated 04:53
5. Orbital Elements 05:22
6. Desolate Spheres 04:02
7. Infinite Rotation 04:49
8. Noosphere 05:05
9. Cosmogenesis 04:15
10. Centric Flow 07:26
Total playing time 50:14

Chronique @ Fabien

12 Mars 2009
Fondé à Munich en 2002 par le guitariste chanteur Steffen Kummerer, le groupe de death progressif Obscura accroît sensiblement sa notoriété après la sortie de son premier album sur le petit label Vots Records, lorsqu’il décroche une tournée au côté du dieu Suffocation en 2006. Durant les deux années suivantes, le line up se stabilise suite à l’intégration du bassiste JP Thesseling et du batteur Hannes Grossmann, ayant respectivement officié au sein de Pestilence & Necrophagist sur les albums Spheres & Epitaph. La formation se complète enfin avec l’arrivée de Christian Muezner, acolyte de Grosmann sur l’intemporel Epitaph.

Le quatuor de prestige trouve rapidement place au sein de l’écurie Relapse Records, débouchant sur l’enregistrement de Cosmogenesis aux Woodshed Studios, sous l’oeil bienveillant de l’ingénieur du son V.Santura, puis sur sa parution en février 2009. Particulièrement attendu, le nouveau line up d'Obscura suscite toutefois quelques interrogations, risquant le confinement derrière Necrophagist, tout comme son confrère Deadborn, qui peine encore à s’affranchir de la forte influence du fameux groupe de Muhammed Suicmez.

Mais, au-delà des jeux appliqués de Grosmann & Muezner, rappellant bien sûr leur travail sur l’album Epitaph, notamment sur Anticosmic Overload & Desolate Spheres, Obscura possède le talent et la virtuosité lui permettant de s’exprimer de manière personnelle. Sur un couple basse batterie frisant l’excellence, magnifié par le jeu en fretless de JP Thesseling, d’une richesse et d’un feeling renversants, la paire de guitaristes croise riffs architecturaux et soli éclatants avec une aisance remarquable, montrant parallèlement énormément de plaisir à jouer, depuis l’imparable Choir of Spirit jusqu’au somptueux Centric Flow.

En outre, les vocaux tantôt gutturaux et agressifs Kummerer, parfois ponctués de quelques voix synthétiques, cèdent régulièrement la place à de longues plages instrumentales, acoustiques ou électriques, sur lesquels Obscura laisse libre cours à son imagination, transcendant alors les limites mêmes du death metal, à l’image des ambiances planantes de Noospheres, des écarts jazzy du mémorable Orbital Elements, ou encore du final particulièrement poignant d’Incarnated.

Nouvelle sensation au sein l’écurie Relapse Records, après Origin & Abysmal Dawn qui marquèrent les esprits en 2008 avec leurs indétrônables Antithesis et Programmed to Consume, Obscura se hisse à son tour parmi les valeurs sûres de la scène death metal actuelle, grâce à un Cosmogenesis d’une technique, d’une sobriété, et d’une richesse imparables. Proches des sphères de Necrophagist, Pestilence ou Cynic, délivrant un death riche & sensible, le groupe de Steffen Kummerer crée ainsi l'osmose de ce début d’année 2009, entre finesse, pureté et brutalité.

Fabien.

24 Commentaires

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tomtheboss - 11 Janvier 2010: Putain de bon album!
Il y a la concurrence avec le dernier behemoth pour le meilleur album death de 2009!
anonymus - 01 Fevrier 2010: et en concert, ça envoie bien!!!
New_Littlebigwolf - 15 Mars 2010: C'est une bonne chronique mais je trouve que tu ne fais pas assez ressortir le coté technique du groupe qui est quand meme leur force majeur surtout niveau basse et guitares et le chant aussi est exellent !
Ljosalfheim - 02 Avril 2010: Juste: merci pour la très bonne chro' de cet album qui a tourné 438fois sur ma platine.

Mention spéciale au fabuleux morceau instrumental Orbital Elements et les écarts jazzy du bassiste en particulier.

Petit point faible par contre: le morceau Choir of Spirit avec en particulier son refrain à la Cynic-like un peu trop flagrant et de ce fait, vite lassant.
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Commentaire @ Arachnid

13 Mars 2009
Il existe des albums qui marquent un temps dans le milieu du metal. Obscura en fait partie. Si les groupes de Death Metal sont légion et ceux de Death Prog' tous similaires, il faut avouer que Obscura réussit un tour de force en variant ses titres tout en gardant une certaine identité, faisant de leur deuxième album un must du genre !

L'album commence très fort avec le titre mille fois écouté sur MySpace : le bien-nommé "Anticosmic Overload". Accrocheur, aux riffs envolés gravés dans la tête, aux solos majestueux, à la batterie complexe et à la basse bien mise en avant (pour une fois que le mixage est parfait). Un des titres-phares de ce "Cosmogenesis".
S'en suit le très atmosphérique "Choir Of Spirits", également entendu sur leur CD promo. Mélodique à souhait, mise en avant de la voix tantôt écorchée tantôt électronique de Steffen Kummerer (c'est apparemment la mode en ce moment, après Gojira et The Faceless).

On enchaine avec 8 autres titres tous aussi différents les uns que les autres (mais sans que l'on soit forcément dépaysé à chaque morceau). On obtient ainsi un soupçon de Black Melo dans "Universe Momentum" ou "Infinite Rotation", une énorme ressemblance avec Amon Amarth sur "Incarnated" ou encore Opeth avec "Centric Flow" et la longue interlude ("Orbital Elements"). Mais ne soyez pas inquiets, Obscura ne joue pas la carte du copier-coller ; bien au contraire, ils insufflent dans leur album une originalité attendue depuis longtemps dans le domaine du genre.

Sans déblatérer sur la totalité des 10 titres de l'album (d'une longueur d'environ 5mn pour chacun des morceaux, l'album se laisse agréablement écouter), je tiens simplement à souligner que les fans des riffs techniques de Necrophagist seront un poil déçu. Ici, pas de riffs démonstratifs, juste une parfaite harmonie entre les accords, bien suivis par les reste des instruments (c'est pas du Technical Death Metal quoi).

Un album donc indispensable, aussi varié que complexe, au son irréprochable et à l'artwork soigné. Les ex de Necrophagist se sont donc très bien reconvertis avec ce "Cosmogenesis" absolument extraordinaire.

1 Commentaire

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kristoff - 23 Janvier 2014: oui cet album est somptueux de grâce et de riffs entêtants. A écouter et à réécouter
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