Clean

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14/20
Nom du groupe Dave Martone
Nom de l'album Clean
Type Album
Date de parution 07 Octobre 2008
Labels Magna Carta
Style MusicalGuitar Hero
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1. The Goodie Squigee Song
2. Nail Grinder
3. Bossa Dorado
4. Dinky Pinky
5. Coming Clean
6. Hard Wired
7. If I Was A Piano
8. Moron Face
9. Turn On The Heater
10. Angel Fish
11. Fading Into Change

Chronique @ Chacal

21 Octobre 2008
Où est le CD à chroniquer… Ah le voilà ! Hop dans le lecteur. Et la pochette, où traîne t-elle donc ?? (La musique démarre) Ah, cooooool, le dernier album de maître Satch, ça faisait un bail ... Tiens, voilà la couverture ... Ah, ben non ... C'est Dave Martone qui tient le manche !!
Bon, je n'étais quand même pas loin car Joe Satriani fait parti des « specials guests » et il n'est pas venu seul le bougre : il est accompagné de Greg Howe, de Jennifer Batten et de Billy Sheehan. Rien que la liste des invités donne le ton de l'album de notre extra-terrestre : ça va être technique, rapide et surtout instrumental !

« Clean » est le cinquième opus de sir Martone et c'est seulement avec ce dernier que je découvre l'artiste. Comme l'évoque le début de ma bafouille, dés les premières notes, on ressent une ambiance très « satrianesque » venant surtout de ce gros son rond qui ne peut que rappeler celui du maître en personne. Le bon côté, c'est que les ambiances sonores sont dantesques, soutenues de surcroît par une production énorme ; le mauvais, c'est que beaucoup vont s'arrêter là et scander « Au plagiat !! », voir, « Mouaip, c'est du copier/coller de Satch, en moins bien ! ».
Même s'il est vrai que le son peut semer le trouble, l'accroche de « Clean » s'avère être un peu plus ardue que celle d'un « surfing with the alien ». Cela paraît plus cacophonique, moins construit et surtout la technique nous explose à la figure comme une langue inconnue. L'affaire paraît être expressément orientée aux seuls musiciens experts en la matière. Mais, après plusieurs écoutes, l'horizon s'éclaircit, les mélodies apparaissent plus subtiles et finalement, Dave devient notre meilleur ami et le CD ne quitte plus la platine. Comme quoi ...
En fait, « Clean » est un album très éclectique et contient un si grand nombre d'ambiances différentes que chacun trouvera forcément un titre à son goût : il y'a du rapide (voir très rapide) (« Dinky Pinky »), de la bossa (« Bossa Dorado »), des ambiances planantes (« If I was a piano »), du free jazz (« Hard wired »), des titres plus calmes (« Comming Clean », « Fading into change »), ... bref la totale où tout est interprété royalement et dans un esprit toujours hard rock.
Le jeu de Martone n'est peut-être pas si éloigné que ça de celui de Satriani, même s'il n'en possède certainement pas tout le génie : il en reste néanmoins aussi mélodique mais plus fougueux, moins posé. Il serait même juste d'ajouter que « Clean » arbore un certain côté prog car il renferme un grand nombre de chansons à tiroirs possédant moultes break insensés.
Impossible de s'ennuyer et de prévoir ce qui va se passer dans les 5 prochaines minutes : c'est soit Joe qui sera bluffé, soit Malmsteen ou autre MacAlpine qui seront verts en entendant la rapidité avec laquelle les 5 doigts du maestro auront atteint le haut du manche.
Dave Martone prouve avec « Clean » qu'il a sa place au rang des grands artistes : sa technique est irréprochable, sa fougue coquine et ses mélodies toujours subtiles et assassines, même si l'ombre de Satriani n'est jamais loin (comment ça je me répète ?).
Bien évidement, si Dave est le capitaine du navire, il ne faut pas oublier de parler de l'équipage qui est loin de passer inaperçu : David Spidel trouve quelques trous ça et là pour poser des solos de basses qui pourraient remotiver Stuart Hamm à ressortir des méandres (« Dinki Pinky », « Hard vired », « Moron face ») ; Daniel Adair dévoile une autre facette de son jeu, plus judicieuse, qui trouve aisément sa place dans ce style musical, très différent de ce qu’il pratique habituellement avec Nickelback.

N'étant pas allergique aux albums instrumentaux, « Clean » m'a d'abord plutôt rebuté, puis, à force d'écoutes un peu forcées il faut bien l'avouer, il m'a de plus en plus séduit. Maintenant, c'est un véritable plaisir et je suis complètement baba de titres comme « Bossa Dorado » ou « Dinky pinky ». Je zappe toujours « Hard Wired », trop chaotique à mon goût, mais ça, c'est mon côté « No Jazz » qui ressort malgré moi ... Personne n'est parfait :o)
A découvrir au plus vite !!

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Dombass - 22 Octobre 2008: Excellent album qu'il fallait mettre en avant, moi je trouve qu'il n'a rien à envier à maître Satch, c'est pour moi une espéce de renouveau dans la catégorie, chacun évoluant dans un style particulier avec un son et un touché différent, les deux se complétant. Impressionnante justement cette recherche de sons et de rythme, alors vient un moment ou les seules comparaisons ne se justifient même plus, il a déjà prouvé depuis longtemps son identité maître Mart...
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