On ne reviendra pas sur les circonstances de l'éviction de
Paul Di'Anno d'Iron Maiden en 1981 ni même sur la suite de sa carrière avec le groupe
Di'Anno, auteur en 1984 d'un appréciable disque de Rock F.M. injustement descendu par la critique (mais qui a eu un grand succès au Japon).
Nous passerons aussi sur les motivations qui l'ont poussé a faire son retour au sein du Heavy
Metal avec
Battlezone en 1985, et nous nous bornerons uniquement à parler de ce nouvel album intitulé "
Children of Madness" qui succède en 1987 au très bon (malgré sa production plutôt brute) "
Fighting Back" (1986).
Tout d'abord il faut signaler qu'entre ces deux disques le groupe de
Paul Di'Anno a subi un important changement de line-up puisque John Hurley, qui avait composé huit des neuf morceaux de "
Fighting Back", et Bob Falck, qui est l'auteur du neuvième ("(Forever) Fightnig Back"), ont tous les deux déserté les rangs de
Battlezone (Bob Falck a rejoint
Overkill) et ont été respectivement remplacés par les ex-
Persian Risk Graham Bath (guitare) et Steve Hopgood (batterie).
Face à ses départs ce sont tous les membres de
Battlezone qui se sont attelés à la composition des titres de "
Children of Madness", le nouvel album du groupe qui sort au début de l'année 1987.
D'entrée on est rassuré par "Rip It Up" car non seulement ce titre, rapide, est de très bonne qualité, mais la production de
Ian Richardson est bien meilleur que celle dont il affubla "
Fighting Back".
Battlezone enchaîne ensuite avec l'entraînant "I Don't Wanna Know", qui voit à nouveau
Paul Di'Anno s'orienter dans un registre plus accessible (plus commerciale pour être honnête).
Alors qu'il est un chanteur plus que confirmé,
Paul Di'Anno gâche le morceau "
Nuclear Breakdown" (qui ne le méritait pas) en adoptant un chant trop rugueux.
Fort heureusement avec le superbe "
Torch Of
Hate", où John Wiggins et Graham Bath délivrent de savoureuses parties de guitares, ainsi que sur l'excellent "
Whispered Rage" (doté de SteveHarrissiennes lignes de basse) le chanteur retourne à son registre habituel.
Cependant ce n'est pas d'Iron Maiden, mais de
Judas Priest que
Battlezone s'inspire sur "
Children of Madness" et "
The Promise", des titres plutôt étonnants sur lesquels le chant
Paul Di'Anno renvoie à celui de Rob
Halford période "
Turbo" (1986).
Avec le bien nommé "
Metal Tears" (agrémenté se sonorités synthétiques)
Battlezone nous livre le morceau le plus heavy du disque tandis qu'avec "It's Love" et "
Overloaded" le groupe revient à un Heavy
Metal plus classique.
Pour conclure si avec "
Children of Madness" la bande à
Paul Di'Anno nous offre un album de très bonne facture (et bien produit), son Heavy
Metal est cependant beaucoup moins corrosif que celui exécuté sur "
Fighting Back".
Une orientation en direction du marché américain qui va s'avérer inutile car
Battlezone ne réussira pas à percer aux Etats-Unis (où règnent Mötley Crüe et
Ratt).
Après de nouveaux changements de line-up suivis du split du groupe,
Paul Di'Anno (accompagné du batteur Steve Hopgood) forme
Killers.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire