Called to Rise

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Nom du groupe Oblivion (USA-4)
Nom de l'album Called to Rise
Type Album
Date de parution 01 Janvier 2013
Enregistré à Castle Ultimate Studios
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1. Oblivion Part 1: the Chant of Tyrants
2. Black Veils of Justice
3. Between Suns of Light
4. Binary Souls
5. Reclamation
6. Canon 1 in E Minor
7. Annunaki
8. Reigns in Fire
9. Cancer of Wraiths
10. Multiverse
11. Oblivion Part 2: Infinite Descent

Chronique @ growler

09 Janvier 2014

Et un de plus!! Le patronyme "Oblivion" pullule aussi vite que les boutons peuvent se multiplier sur le minois adolescent d'un jeune homme dont les hormones s'entrechoquent (il vous suffit de jeter un coup d'oeil à notre encyclopédie et vous comprendrez). Celui qui nous intéresse aujourd'hui vient des Etats-Unis, de San Francisco plus précisément et, sur le papier, il fait penser à une sorte de "all star band" du metal. Ce Oblivion, composé de Ben Orum, ex-bassiste de All Shall Perish, de Nick Vasollo au chant qui est également diplômé de la California State University où il devint également professeur, du très expérimenté Ted O'Neill à la première guitare (25 ans de carrière musicale au compteur), de Victor Dods à la seconde guitare qui, lui, est titulaire d'un doctorat en mathématiques, et de Luis Martinez derrière les fûts, publie "Called to Rise", produit par Zach Ohren (Suffocation, Immolation, Deeds of flesh).

Il est clair que nous n'avons pas à faire à des manchots et cela se confirme dès les premiers accords de l'opus. Les changements de rythmes sont légions et incessants et nous sommes en tenaille entre les "blasts" furieux et les lourdeurs rythmiques pesantes, la mélodie est assez présente et vient contrebalancer la violence des riffs proposés par la paire de guitaristes ainsi que des solos de toute beauté qui viennent illuminer "Called to Rise". Le père Nick n'est pas en reste puisque son organe est plus "texturé" que la moyenne, il éructe chaque parole du plus profond de ses tripes et que dire de Luis Martinez, une sorte de batteur tentaculaire qui passe du "blast" le plus frénétique au rythmiques lourdes sans aucune faiblesse et avec une facilité déconcertante. Chaque composition de "Called to Rise" est exécutée avec une précision proche de la perfection, enjolivée par une production chirurgicale.

Oblivion, qui définit sa musique comme "post-dark-tech-death-metal" propose un disque "plus": plus de violence, plus de vitesse, plus de technique, plus de plans complexes, plus de tout. Trop de plus, tue le plus!! Avec toute cette technique, et c'est paradoxal, aucun morceau ne sort vraiment du lot et, les multiples cassures et accélérations rendent la musique de Oblivion difficile à suivre, même pour les oreilles les plus averties. De plus, technicité ne rime pas forcément avec inspiration, car de ce côté là, c'est un peu les montagnes russe où le très bon ("Reclamation") côtoie le très moyen ("Reigns of fire"). Aussi, même si tout ceci est fort bien exécuté, l'ensemble renvoie à des groupes comme Immolation, Origin ou encore Suffocation dont le dernier album enterre complètement "Called to Rise".

La qualité technique des musiciens n'est pas à remettre en cause mais à trop vouloir en faire, on peut finir par se fourvoyer et c'est justement l'impression que donne "Called to Rise". Les aficionados de technique y trouveront certainement leur compte quant aux autres, ils auront sans doute du mal à suivre la musique multidimensionnelle du groupe, l'excédent de technique diminuant la force d'impact de l'opus, ce qui est fort dommageable, car tous les ingrédients pour faire un bon disque de "death-metal" technique étaient réunis.

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