By the Blessing of Satan

Liste des groupes Black Metal Behexen By the Blessing of Satan
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Nom du groupe Behexen
Nom de l'album By the Blessing of Satan
Type Album
Date de parution 15 Mars 2004
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album127

Tracklist

Re-Issue in 2005 by Blut And Eisen Productions.
Re-Issue in 2007 by Hammer Of Hate Records.
1. By the Blessing of Satan 04:25
2. Fist of the Satanist 07:43
3. Sieluni Saatanan Vihasta Roihuten 06:36
4. Celebration of Christ's Fall 05:42
5. Black Metal Baptism 07:16
6. Watchers of My Black Temple 08:26
7. Under the Eye of Lord 07:17
Total playing time 47:25

Chronique @ Orileus

04 Avril 2009
Oh putain !!!!!

666 micro-millièmes de secondes et des poussières infernales : c’est la durée de l’intervalle entre le moment ou le CD démarre et le moment où Behexen nous envoie la sauce. Pas d’intro ambiante, ni voix grognante ou sampler quelconque. D’entrée on nous sert sur un plateau brulant un riff ultime que Blasphemy n’aurait pas dédaigné, simpliste, hargneux et efficace ; tandis que Torog pousse un hurlement criard et viscéral et que la batterie fait vibrer ses toms avant d’enchainer sur un blast-beat nerveux.

La couleur est directement annoncée : ce sera noir, se sera violent, se sera du fucking’ black metal.

On ne peut évidemment pas parler de ce groupe sans nommer Horna et Sargeist, du fait de la consanguinité familiale et artistique liant ces formations. Behexen propose un black non pas minimaliste comme Sargeist, ni froid et morbide comme Horna, mais « juste » violent et haineux.
By the blessing of Satant (BTBOS) est un vomi de l’enfer, une boule de flammes qui veut répendre haine et violence sur notre monde (et éventuellement le désespoir pour les survivants). Des riffs tranchant et bandants, voilà le secret de fabrication de ce viol sonore qui fera mouiller tout bon fan de black qui agresse les tympans.
Ce groupe a pour objectif de nous offrir un programme simple : le bon vieux satanisme à grand maman. En gros, c’est d’imaginer les 666 façons par lesquelles le vénérable Lucifer pourrait sodomiser tous les chrétiens de la planètes (voir au-delà), à sec, sans vaseline, et avec de la limaille de fer en guise de lubrifiant.
Rien de pseudo-philosophico-intellectuo-aristo-satanisme, juste un bon gros blasphème qui tâche le fond du caleçon.

Premier point fort de l’objet : la production. Comment peut-on aussi bien marier le crade auditif avec cette puissance compressive ? Les guitares sont tranchantes dans les aiguës et baveuses dans les graves, pour expliquer simplement, avec « of course » une sonorité cradingue et distordue à souhait. Un des gros avantage de l’album est ce *** de son de basse qui pulvérise littéralement l’auditeur, complètement sourd et bulldozerizant (du verbe bulldozerizer : utilisation d’un bulldozer avec but malveillant et agressif).
L’aspect foutrement professionnel de cet album fait en sorte que rien n’est inaudible, chaque partie est discernable tout en conservant cette sonorité brute et sale que nécessite le raw black. De plus, tous les instruments se marient entre eux de façon assez jouissive, j’ai vraiment eu l’impression que la batterie et la basse sont complètement enterrées dans ce son, immergées mais quand même distinctes.

Ensuite, au niveau des compositions en elles-même, et bien on n'a pas affaire à des manches. Les gars savent jouer, et nous sortent un black pas si simpliste que ça. Les morceaux suivent tous plus ou moins un schéma de composition assez similaire : un riff conducteur évoluant durant la chanson, auquel viennent se greffer d’autres riffs et breaks carnassiers. Les riffs en eux-même ne sont pas compliqués, mais la façon dont ils sont agencés donne un impression de grande maîtrise de la part des musiciens.
Les alternances mid-tempo et autres passages au ralenti saupoudrés par endroits permettent aux moments blast-beats d’être dévastateurs et meurtriers. Behexen a bien compris que baisser le rythme de temps à autres renforce la violence des passages rapides et en décuple la puissance. Affamée dans son antre, Behexen est un bête qui apprend à grogner pour mieux mordre…

Dernier point : les tripes. Ils en veulent. C’est viscéral, et ça vient du fond du cœur. De la haine liquide et suintante qu’ils nous offrent.

En conclusion, c’est du grand art. Pas le plus grand disques de black, mais un grand disque qui permet à juste titre de hisser Behexen sur le devant d’une scène en manque de souffle, trônant aux côtés de ses frères d’armes que sont Horna et Sargeist. Hail Satan hurlons nous, furieux êtres blasphématoires. Headbangant sans fin sur ce monstrueux riff du « Fist of the Satanist », je me demande quelle nonne je vais violer ce soir……………



Note au lecteur : cette chronique aura nécessité une bouteille de whisky, et une autre de pineau afin de pouvoir être achevée. Le black je sais le ressentir, mais je n’arrive toujours pas à le décrire.

14 Commentaires

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Orileus - 05 Avril 2009: Merci à vous deux.
Orileus - 05 Avril 2009: Vu ce que tu écoute, n'hésite pas, fonce.
cile - 09 Janvier 2010: Bonne chronique Ori, je l'ai lu en même temps que j'écoutais l'album, et tu as bien su retranscrire le côté apocalyptique qu'il dégage.Bravo et merci !
metal_maniak - 19 Fevrier 2010: Excellente chronique, joli travail, tu tiens bien l'alcool pour pondre une beauté pareille avec une bouteille de whisky et une de pineau dans le bide !
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Commentaire @ wodulf

17 Décembre 2012

Plus puissant mais moins ambiancé que le premier album

4 ans après leur très marquant premier album, Rituale Satanum, Behexen refont parler d'eux grâce à cette excellente seconde galette.
Au niveau du personnel, nous noterons l'arrivée d'un second guitariste, Veilroth, tout juste débarqué d'Alghazanth. Cette adjonction d'une seconde guitare se ressent vraiment au niveau de la puissance de l'album.
Comparé au premier, celui-ci est en effet plus puissant, plus brutal. Il faut dire aussi que la production est quand même assez énorme pour ce genre de black metal. Je trouve que sur ce By the Blessing of Satan, on sent beaucoup planer l'ombre du De Mysteriis Dom Sathanas de Mayhem, notamment sur les morceaux "Black Metal Baptism", "Fist Of The Satanist" et "Celebration Of Christ's Fall".
Même si dans l'ensemble, cet album est plutôt bien rentre-dedans, les petits passages mélo bien poignant à la finlandaise, ne sont pas en reste, notamment sur "Watchers Of My Black Temple".
Par contre, niveau ambiance, je le trouve inférieur au premier album qui, lui, nous emportait dans les plus effrayantes messes noires.

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