Brahmavidya: Transcendental I

Liste des groupes Death Black Rudra Brahmavidya: Transcendental I
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Nom du groupe Rudra
Nom de l'album Brahmavidya: Transcendental I
Type Album
Date de parution Avril 2009
Style MusicalDeath Black
Membres possèdant cet album16

Tracklist

1. Bhagavatpada Namaskara 01:20
2. Ravens of Paradise 05:46
3. Amrtasyaputra 06:03
4. Hymns from the Blazing Chariot 06:57
5. Meditations at Dawn 04:55
6. Advaitamrta 04:53
7. Natural Born Ignorance 06:09
8. Immortality Roars 02:14
9. Reversing the Currents 05:32
10. Venerable Opposites 05:46
11. Avidya Nivrtti 04:48
12. Not the Seen but the Seer 04:54
13. Adiguru Namastubhyam 02:07
14. Majestic Ashtavakra 06:25
Total playing time 01:05:09

Chronique @ Matai

24 Décembre 2009

Un exotisme imprenable

Rudra ou le dieu de la destruction...

Telle est la signification du nom de ce groupe singapourien, nom qui vient des origines culturelles de ce groupe-ci.
Le groupe Rudra est peu, voire pas connu en Europe, alors que les fans se bousculent dans les pays asiatiques. Pourtant, il est bien dommage que Rudra soit autant boudé ici, il ne s'agit pas d'un vulgaire groupe, sans identité propre, ni même talent.

Cet album, "Brahmavidya: Transcendental I" est la deuxième partie de la série des Brahamvidya et est l'aboutissement de leur carrière, une musique plus recherchée, plus agressive, et plus en adéquation avec le style qu'ils se sont appropriés, c'est-à-dire, un death/black mélodique. Car malgré l'agressivité et la rapidité de leur métal, l'ensemble reste assez mélodique, on retient vite les différentes pistes, les ambiances, et les mélodies proposées, et ce, grâce, notamment, à l'intégration d'instruments traditionnels de leur pays: percussions, cythares et flutes, ainsi que des chants assez typiques de la région; citation de dogmes, et de textes sacrés.

Le premier titre, " Bhagavatpada Namaskara " est l'exemple typique, il est en effet assez facile de s'imaginer dans un temple à écouter les prières, cithares en arrière plan, chants, masculin et féminin en superposition, assez linéaires tout de même. Le seul soucis avec ce genre de titre, c'est la lassitude : le groupe a dissimulé pas mal de titres de ce genre dans sa galette, notamment " Hymns From The Blazing Chariot", où des percussions ont été rajoutées, mais rassurez-vous, les guitares agressives prennent ensuite le dessus pour six minutes de brutalité; "Immortality Roars", même intro à la cythare, mais batterie à la double pédale efficace et voix black à un moment, death parfois, en contraste avec les instruments anciens en fond...et décidément, "Adiguru Namastubhyam", encore la même intro à la cythare (même note je veux dire...) et ce chant traditionnel...plusieurs impressions de déjà-vu tout le long de l'album. Répétitif.

Mais heureusement, outre ces titres qui ont bien l'air d'être présents pour combler les trous, le reste est extrême, et les cythares ne s'incrustent pas toujours. De façon générale, les guitares sont agressives et bien tranchantes, aux riffs bien trouvés et aux mélodies orientales. Vous pourrez parfois trouver quelques similitudes avec des groupes tels que Melechesh comme sur le deuxième titre "Ravens of Paradise" au niveau du jeu de guitares et le l'ambiance. De plus, des solos bien agréables viennent agrémenter les titres quelques dizaines de secondes comme sur "Majestic Ashtavakra" ou "Amrtasyaputra ". Les guitaristes Devan et Vinod sont vraiment bons, infatiguables, et bien impliqués, il faut le souligner.
Mention spéciale pour le batteur, Shiva, assez technique, qui n'hésite pas à varier son jeu entre double pédale, cymbales, et tous les autres Tom, comme sur "Avidya Nivrtti" ou "Amrtasyaputra". Sa vitesse de frappe est hallucinante. C'est aussi lui qui s'occupe des percussions, un touche à tout en somme.

Pour ce qui est du chant, c'est Kathi, aussi bassiste, qui s'en occupe. Pas très charismatique tout de même, la voix est souvent faible, oscille entre growl et cri black, et n'est pas très puissante. A mon goût, il fait trop d'effort pour prononcer ses mots, ce qui tend parfois à donner un chant "clair", dispensable. Il ne fait toutefois pas tous les chants traditionnels, comme on en entend parfois, ce sont des intervenants qui s'en occupent.

A noter aussi, un sublime artwork, un fond vert, la déesse Kali avec toutes ses paires de bras, symbole de destruction, de mort et de délivrance. La version féminine de Rudra, lui-même. En bas à gauche, le logo, écris de deux manière: celle que nous connaissons, l'écriture latine, avec quelques artifices toutefois. L'autre écriture, c'est le sanskrit, bien connue des pays asiatiques, notamment par ceux pratiquant l'hindouisme ou le bouddhisme, notamment, l'Inde, la Chine, et donc Singapour.

Le monde asiatique nous réserve bien des surprises, surtout en matière de death ou de black, qui sont les styles les plus pratiqués en métal. Rudra est peut être le groupe qui vous fera découvrir la musique du coin, ambiance orientale, mélanges d'instruments locaux, et agressivité en prime, une bonne dose d'exotisme pour un peu plus d'une heure de musique et quatorze titres...

3 Commentaires

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King_Sathanas - 24 Août 2010: Bonne chronique Matai, c'est un album que j'aime souvent me passer de temps en temps. Ils savent bien se démarquer de la tonne de groupes que court les rues à l'heure actuelle par leur originalité et leurs prises de risques. Groupe fort méconnu en notre vieille Europe.
Matai - 24 Août 2010: En effet...et les précédentes productions se démarquent d'autant plus.
AlonewithL - 31 Mars 2011: Je me prends une sacrée giclée avec cet album. C'est vraiment un phénomène, ce rythme est absolument intense et foutrement jouissif. Merci pour ta chro.
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