Brahmavidya: Immortal I

Liste des groupes Death Black Rudra Brahmavidya: Immortal I
Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
17/20
Nom du groupe Rudra
Nom de l'album Brahmavidya: Immortal I
Type Album
Date de parution 03 Mars 2011
Style MusicalDeath Black
Membres possèdant cet album9

Tracklist

1. Now, Therefore... 04:57
2. Illusory Enlightenment 05:44
3. Ravenous Theories of Deception 04:13
4. Vultures of Slavery 04:50
5. Incredulous Void 04:12
6. Sinister Devotion 06:45
7. Harrowing Carrions of Syllogism 05:20
8. Embryonic Theologies 04:16
9. Supposed Sages of Sensuality 03:57
10. Hymns of the Immortal Self 05:06
11. Advaita Samrajya 04:41
Total playing time 54:01

Acheter cet album

 $8.04  €9,99  €8,99  £7.99  buy  buy  €9,99
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Rudra


Chronique @ Morsifer

01 Avril 2013

Les hindouistes metalleux frappent encore

Depuis que je vis en Chine, je dois dire que les asiatiques n’ont pas cessé de m’épater musicalement. Rudra est un des groupes qui a marqué à jamais mon esprit.
Nos singapouriens nous présentent ici le petit dernier de la trilogie intitulée Brahmavidya et je dois dire qu’il n’a rien à envier à ses deux grands frères.

La recette n’a pas changé, Kathir continue dans le registre de l’hindouisme, ce qui pourrait d’ailleurs devenir lassant si le groupe ne se décide pas à évoluer vers autre chose. Dans cet opus, ils nous ouvrent les portes du Brahma Sutra, qui semble être en gros un recueil de textes étudiant la connaissance de soi. Kathir nous récite tout au long de l’album des passages dudit recueil que Shiva, leur batteur, semble vouloir marteler dans nos esprits avec un jeu de blastbeats impeccable.
Attention ! J’ai bien dit Brahma et pas Kama, bande de petits pervers, va ! Pas grave, j’ai eu la même réaction, héhé !

Côté musique, je dois dire que les sonorités orientales qui apportaient un petit plus aux albums précédents ont quasiment disparu. C’est d’ailleurs un des points négatifs de cet album. La plupart des groupes asiatiques ont eu l’ingénieuse idée d’incorporer des sonorités propres à leur pays et leur culture, ce qui ajoute une petite note de dépaysement non négligeable et très agréable pour ma part. Les chinois ont le Er Hu (??pour les sinophiles), instrument à deux cordes qui ajoute une touche mélancolique à l’ambiance musicale (pour ceux qui ne connaissent pas, je vous laisse découvrir le groupe taïwanais Chthonic). Les membres de Rudra ont, quant à eux, décidé d’incorporer dans leur musique le doux son de la cithare. L’intro de ‘Now, Therefore…’, premier morceau, commence bien avec un petit passage de ce singulier instrument à cordes, mais le reste de l’album manque cruellement de cet assaisonnement oriental qui pimentait les productions précédentes du groupe.

Les passages formant les refrains dans la plupart des morceaux et dans lesquels Kathir ou un de ses congénères nous chantent des extraits tirés du Brahma Sutra s’intègrent très bien au contenu musical. Je vous laisse écouter ‘Illusory Enlightment’ ou encore ’Ravenous Theories of Deception’ pour vous en convaincre. Tout ceci forme un tout très homogène qui reste dans un style death mélodique bien orchestré.

La voix du chanteur, comme Matai l’a justement signalé dans sa chronique sur leur précédent album, manque de pêche. Notre ami semble avoir du mal à maîtriser la technique du growl. Nous sommes loin du niveau atteint par Johan Hegg d’Amon Amarth ! Essayez de comparer le cri du début de ‘Now, Therefore…’ et celui de ‘Twilight of the Thunder God’. Il a encore du chemin à faire le pauvre Kathir ! Mais il ne faut quand même pas être trop médisant, le chanteur est loin de nous laisser sur notre faim.

Le petit mot de la fin est réservé à l’artwork. Nous retrouvons à nouveau le trident de Shiva, qui apparaît sur le revers de la pochette. Le nom du groupe, Rudra, semble d’ailleurs être un synonyme du nom de ce dieu majeur dans la religion hindouiste. La photo des ruines d’un temple probablement dédié à l’adoration de Shiva a été prise par le photographe Mukul Banerjee. Je vous transmets l’adresse du site sur lequel vous pourrez retrouver tous ses clichés… Attention, rien de gore ou de lugubre mais simplement des photos de paysages et de monuments historiques.
www.mukulbanerjee.com

Au final, pour ceux qui n’ont pas peur du dépaysement musical et sont prêts à se lancer dans une aventure acoustique très exotique, je leur conseille d’écouter ce groupe venu tout droit de cette île aux mille facettes ethniques.

3 Commentaires

2 J'aime

Partager
Hacktivist - 01 Avril 2013: Bonne chronique, j'avais bien apprécié ta chronique sur Falkenbach aussi, malgré le fait qu'il y ai beaucoup de descriptions historiques et culturelles. Ta technique d'écriture semble avoir évolué à ce que je vois. Au plaisir de te relire, je vais sans doute écouter quelques morceaux et me pencher sur ce groupe.
King_Sathanas - 01 Avril 2013: Chronique plaisante à lire, j'apprécie les détails concernant les thèmes abordés et les instruments plus exotiques (la cithare par exemple) que tu décris. Concernant l'album, je n'ai fait que le survolé 2-3 fois comparé au premier de la trilogie qui m'avait bluffé.
Morsifer - 02 Avril 2013: Merci à vous deux.

@Hacktivist: en fait, c'était plutôt la chronique sur Falkenbach ou encore ma chrono 'coup de gueule' sur le groupe 'Moi, Dis-moi' qui n'a pas passé le checkpoint validation qui sont d'un style spécial. Mais bon, il semble que certains habitués n'apprécient pas que nous sortions des sentiers battus. Je me laisserai donc aller à mes délires sur le forum 'Mes compositions littéraires'. J'invite d'ailleurs ceux d'entre-vous qui n'y sont jamais allés de corriger cette erreur de parcours. Il y a de bons petits délires lyriques.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire