Betrayal, Justice, Revenge

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16/20
Nom du groupe Kivimetsän Druidi
Nom de l'album Betrayal, Justice, Revenge
Type Album
Date de parution 26 Avril 2010
Enregistré à Madmix Studio
Style MusicalFolk Metal
Membres possèdant cet album72

Tracklist

1. Lament for the Fallen 02:01
2. Aesis Lilim 05:57
3. Seawitch and the Sorcerer 04:55
4. The Visitor 04:01
5. Manalan Vartija 03:13
6. Tuoppein'nostelulaulu 04:57
7. Chant of the Winged One 06:03
8. Of Betrayal 06:33
9. Desolation: White Wolf 06:13
Bonustracks
10. Veljet 04:15
11. Where Hope and Daylight Die 06:10
Total playing time 54:18

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Kivimetsän Druidi


Chronique @ AlonewithL

20 Mai 2010

On sent l'épopée et le début d'une grande histoire.

"Kivimetsän Druidi" est de retour en 2010 et fait encore parler de lui. Après l'étonnant "Shadowheart", le groupe finnois de folk/symphonique qui suivait de près les traces de "Battlelore" entend bien prendre les devants et de passer à la vitesse supérieure. Il faut dire que depuis leur premier album révélateur, le groupe s'est décomplexé. Leurs tenues et armes de guerre sont flambants neuves, signe de leur reconnaissance et de leur rapide succès. Effectivement les membres ont arrangé leur présentation, du moins c'est ce que l'on peut voir sur le livret. Celui-ci nous révèle autre chose, la nette domination des chansons en anglais par rapport à celles en finnois. Ce qui signifie une petite évolution d'ouverture par rapport à leur précédent opus et une réelle volonté de conquête. Pourront t-ils nous conquérir avec "Betrayal, Justice, Revenge"? En prenant en considération la volonté de fer affichée par la formation, celà est fort possible.

"Kivimetsän Druidi" nous emmène dans un univers fantastique et moyenâgeux, mais qui n'est pas pour autant des plus radieux. Les ténèbres se mêlent à la lumière pour rendre le milieu intimidant et captivant. "Lament for The Fallen" n'est qu'une introduction instrumentale, mais celle-ci ne manque pas d'expressivité. le piano et la guitare jouent un air triste, parfait début de mise en valeur pour le titre qui suit, "Aesis Lilim". La musique épique y est constituée de la mélodie des claviers et des guitares qui fonctionnent par répétions et par longues salves. Les claviers ont une place de choix en comparaison des autres instruments. L'ambiance médiévale de l'album repose essentiellement dans les doigts d'Antti.

Mais sans doute plus frappant, c'est l'intervention des chants symbolisant davantage l'identité de "Kivimetsän Druidi". Il y a chant féminin d'opéra en compétition avec un chant masculin rageur de black metal, autrement dit "growls"(grognement en français n'est pas assez explicite et donne une image caricaturale à ce type de chant). Ces chants préfèrent se relayer et évitent tant que possible les duos. Ils se testent, préférant éviter la confrontation. Entre la voix de Leeni-Maria et celle de Joni, c'est le jour et la nuit. L'une est limpide et rassurante, l'autre est agressive et flippante. C'est la comparaison entre la neige et el sang. On se retrouve avec nos deux consciences. Le chant du soleil Leeni-Maria irradie de sa lumière, de plus en plus éclipsé par un chant brutal et virulent. La sauvagerie dompte la civilisation. C'est un constat que l'on peut commencer à faire dès "The Visitor". Un chant oscillant entre black et death fait la réplique du chant lyrique mais prend plus d'importance alors qu'il n'avait qu'un rôle subsidiaire sur les précédents titres comme sur ceux du premier album.

Jusqu'à "Manalan Vartija" l'ambiance est purement symphonique, marquée par une rythmique modérée, la dominance des claviers et de la douce voix lyrique de Leeni-Maria. Le folk a été réservé en priorité pour le fabuleux titre « Tuoppein’nostelulaulu ». On commence alors avec une brève entame à la guitare acoustique, puis vient le violon et les claps-claps des mains, donnant une véritable ambiance folklorique de pub et de festin. La grande surprise a été d’entendre le chant masculin en parfaite ressemblance avec celle du chanteur de « Korpiklaani », il en est de même pour le son des instruments rappelant celui joué par ce grand groupe de folk made in Finland. Les claviers d’ailleurs jouent des notes d’accordéon pour en être plus fidèle. Rien étonnant alors de voir la chanson dédiée à « Korpiklaani ».Mais "Kivimetsän Druidi" entend marquer de son empreinte le titre par l’introduction du chant lyrique de Leeni-Maria.

La guitare plus en retrait jusqu’à présent fait une grosse impression sur le mélodieux "Chant of The Winged One" avec des attaques constantes toujours en corrélation avec le reste de la musique, et sur "Of Betrayal", titre le plus déroutant de l'album. La guitare adopte un son particulier. Elle est accélérée, répétitive, et presque dissonante. Le chant black est la seul que l'on peut entendre. Le titre aurait été dans le pur style black metal, si les claviers symphoniques n'avaient pas jouer des airs aussi harmonieux et si il n'y avait pas eu quelques interventions de voix lyriques en arrière plan.

"Desolation: White Wolf", le titre de fin d'album, est un mélange de styles. Le titre entame sur un air folk, puis symphonique. Il y a à la fois un relais de la guitare acoustique et de l'électrique, et un relais entre chant lyrique et chant black. Il faut attendre plus de 2 minutes pour entendre le chant. Le chant black est accompagné souvent d'accélérations de batterie. C'est un titre exquis, à la fois corsé et fin, le groupe montre ses prouesses dans l'élaboration mélodieuse.

"Kivimetsän Druidi" a une politique intéressante concernant ses éditions limitées. Comme l'album précédent, la formation ajoute deux titres bonus, dont une reprise. Mais contrairement à d'autres groupes nos combattants en herbe ne se contente pas d'y ajouter un live ou un rebut d'album. Ils nous mettent la crème. Celà vaut vraiment la peine de mettre quelques euros de plus pour acheter l'édition spéciale.

Sur "Veljet" les claviers nous font des airs de clavecin. Celà se marie bien avec la guitare tonitruante et les voix. C'est un titre superbe, plein de gaieté. Le titre suivant et dernier, "Where Hope and Daylight Die" est une reprise de "Summoning" avec la voix lyrique et pure de Leeni-Maria. Les claviers véritable pilier instrumental de la formation reprennent avec respect les airs du groupe autrichien de black épique.

On sent l'épopée et le début d'une grande histoire. "Kivimetsän Druidi" nous offre un album de qualité. Les titres sont assez originaux et dans l'esprit dessiné par le groupe au début de sa formation. Il y a une véritable recherche de richesse musicale, même s'il y a eu une tendance à imiter les plus grands. La qualité est telle qu'aucun titre ne se détache indéniablement de l'ensemble, hormis les titres bonus qui sont à considérer à part. Ce qu'il aurait fallu au groupe pour percer, ce sont des hits, des chansons encore plus élaborées, comme l'avait fait "Battlelore" avec son "Storm of The Blades", juste histoire de bondir sur le devant de la scène. Mais c'est vraiment pas mal en général. Le début du groupe est très prometteur et annonce que le meilleur pour la suite.

16/20

22 Commentaires

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Icare - 23 Mars 2011: Merci de me rassurer! ;-)
Valravn - 08 Juillet 2011: Vu en live et honnetement c'est probablement le pire groupe de folk que j'ai eu le deplaisir de voir. Simplement minable. Ca n'engage que moi bien sur.
Opalescente - 30 Juillet 2011: En même temps ce n'est pas un groupe de folk.
MikeSlave - 02 Mai 2013: @Saddchimaira : Je suis batteur pas chanteur mais il me semble que le chant guttural c'est la braille qui racle, qui se retrouve surtout dans le black puis après dans le death (aigu).

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Chronique @ Opalescente

19 Octobre 2010
Entre mes mains le dernier album de Kivimetsän Druidi, qui nous alloue une guerrière en armure de plate et à l'épée ensanglantée afin de nous présenter leur cd. Un artwork qui me laisse un avis mitigé, d'autant plus que vient s'y ajouter un gros autocollant rouge et blanc suggérant l'album aux fans de groupes aussi divers qu'incompatibles, tels Nightwish, Finntroll, Within Temptation, dont la formation me semble fort éloignée. Cependant ne jetons pas trop la pierre à la jaquette, car le livret rattrape en grande partie les défauts de celle-ci : le contenu est très soigné, avec de belles photos représentant la blanche et blonde chanteuse, entourée des guerriers menaçants recouverts de peintures tribales, chères au groupe.

Mais assez parlé de l'emballage, penchons-nous un peu plus sur la musique des druides. Si la présentation laissait déjà pressentir un changement, dès les premières notes je dois dire que la surprise saute aux tympans : la qualité du son a diamétralement progressé! L'équilibre a été trouvé entre cordes, voix et batterie, et la batterie n'a plus ce son un peu "métallique" qu'elle possédait sur Shadowheart et elle rend enfin justice à ce musicien hors-pair.

De plus, Leeni-Maria a vraiment pris ses marques dans le groupe, et ne se contente plus d'être une chanteuse meilleure que les précédentes, elle évolue au statut de bonne chanteuse. Elle est d'ailleurs peut-être à l'origine du changement profond du groupe, puisqu'elle signe la moitié des paroles. Plus de maladresse dans ce nouvel opus, les compositions sont plus fouillées, les musiciens mieux rôdés, le chant plus juste. J’avoue toutefois que j’aurais peut-être préféré une chanteuse type Within Temptation/The Gathering à une chanteuse lyrique, mais bon, saluons le progrès où il sait se faire trouver!

Toutefois là oú Kivimetsän Druidi n'a pas changé, c'est dans l'hétérogénéité de ses morceaux. Ils peuvent se diviser en trois catégories : l'epic-fantasy, le folk et le black.

Dans la première catégorie on trouvera les meilleures compositions du groupe, tel l'enchanteur Chant of the Winged One, au refrain fin et accrocheur, où le groupe nous démontre avec talent leur nouvelle maîtrise, Aesis Lilim, aux riffs de guitare presque saccadés dominant des claviers qui ont su se retirer de peur d’alourdir une chanson déjà très riche, et où la voix féminine livrera une prestation puissante ou encore Desolation : White Wolf, démarrant sur d’excellents soli de batterie et de guitare, avant de s’élancer sur un morceau très dense et complexe.

La partie Black se compose d'une seule chanson, Of Betrayal, dans laquelle la voix féminine se fait murmure et s'efface presque complètement au profit d'un chant "growl" classique. Ce morceau, de facture plus que correcte quoi qu'un peu longuet, est à mon avis en décalage avec le reste et casse le rythme et la cohésion de l'album.

La partie folk se compose particulièrement de Tuoppein’ nostelulaulu, une chanson qui ne manquera pas de faire penser à Korpiklaani, et qui leur ai par ailleurs dédiée. Exceptée l’intro très « ambiance de taverne » et le début du morceau je trouve que cela se gâte à l’arrivée de Leeni, pas du tout adaptée au genre … Pourtant il y a de bonnes trouvailles : violons, chœurs masculins, claviers et cordes à l’unisson pour un rendu plus profond, mais la sauce ne prend pas vraiment. Je précise toutefois à leur décharge que je déteste Korpiklaani, ce qui a peut-être trop fortement influencé mon jugement…

La seconde composition folk, qui sera également en finnois, est par contre un petit bijou. La composition a été très soignée, avec un contraste du plus bel effet entre les guitares et growls affilés d’un côté, et les claviers éthérés accompagnant une voix féminine très léchée.

Un album qui regorge, faite de bons côtés, qui parviennent aisément à nous faire oublier ses petits défauts. Chaque membre y est maintenant à sa place (le bassiste également est audible, ce qui est loin d’être systématique dans le monde du metal), et ils nous offrent un album sincère, travaillé et créatif. J’achète peu d’albums, je ne regrette pas cet achat.

Shadowheart était l'album de la découverte, Betrayal, Justice, Revenge, celui de la maturité, le troisième sera-t-il celui de la consécration ?

3 Commentaires

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GLADIATOR - 20 Octobre 2010: Bravo et merci pour cette chro facile à lire , ou tu ne t'égares pas en "philosophie de bazar"...

J'ai bien envie d'essayer ce CD .

P.S : peux-tu choisir une autre video pour illustrer ta chronique ? car c'est la même que celle de la chro du dessus .
Opalescente - 20 Octobre 2010: Je n'avais pas remarqué, changement fait ;)
J'aime chroniquer ce groupe, j'ai toujours trouvé qu'ils avaient un bon potentiel, et pas autant de succès qu'ils pourraient mériter.
 
GLADIATOR - 20 Octobre 2010: Merci Opa pour cette nouvelle video .On découvre le groupe sur scène , et j'ai vraiment envie d'essayer Kivimetsan druidi .
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Commentaire @ siri185

01 Octobre 2010
Venu d’une contrée froide et lointaine, où le nombre de lacs et de forêts est inversement proportionnel à celui de la population locale – j’ai nommé la Finlande-, Kivimetsän Druidi nous revient avec un deuxième album studio intitulé ‘Betrayal, Justice, Revenge’, après leur premier effort ‘Shadowheart’ en 2008.....

L’auditeur peut remarquer dès l’intro ‘Lament for the Fallen’ et les premières notes incisives de ‘Aesis Lilim’ que le groupe à bel et bien changé. Et positivement qui plus est. Kivimetsän Druidi a évolué à tout point de vue, que cela pour les envolées lyriques de Leeni-Maria, les compositions plus abouties et la qualité de production encore nettement supérieure au précédent album.....

Tout au long de ‘Betrayal, Justice, Revenge’, j’ai pu constaté non sans surprise que le groupe a gagné en maturité. Lors de certaines compositions du précédent opus, j’avais comme la désagréable impression que le groupe partait un peu dans tous les styles et ne savait pas encore bien contrôler son potentiel. Quelle différence avec ces chansons ci ! Et cela s’entend. Kivimetsän Druidi naviguerait il sur les traces de leurs compatriotes Battlelore ou Turisas, tout en gardant un style particulier bien à eux? C’est ce que je peux leur espérer de mieux, un succès et une reconnaissance bien méritée de leur talent. Quant à mes préférences, elles vont au vif et majestueux ‘Aesis Lilim’, l’épique ‘Seawitch and the Sorcerer’ (dont les riffs d’intro me font penser à du Metallica), l’enjoué ‘The Visitor’ ou encore les superbes accents folks de ‘Tuoppein’nostelulaulu’, et au final, la très réussie reprise de Summoning, ‘Where Hope and Daylight Die’.....


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GLADIATOR - 02 Octobre 2010: Il me semble que c'est "inversement proportionnel"...enfin , je crois .
siri185 - 03 Octobre 2010: Après relecture, effectivement, ça sonne mieux...merci!
 
GLADIATOR - 05 Octobre 2010: Tu peux corriger en éditant ton commentaire , c'est plus sérieux .
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