Fondé en 2006 par le producteur, claviériste et batteur Daniel Florès, The Murder of My Sweet est une formation qui nous vient de Stockholm et qui s'illustre dans un metal symphonique avec une inspiration "cinématographique" particulièrement présente sur le 3ème album du groupe : "
Beth Out of Hell". Un hommage au magnifique album "
Bat Out of
Hell" (
Meat Loaf) de belle mémoire.
Beth est un démon envoyé sur terre pour détruire Michael, un ange. Donc tout va mal dans le pire des mondes. Mais Beth tombe éperdument amoureuse de Michael qui la fait sourire, rire, danser...Beth devra donc choisir entre obéir à son ténébreux maître, ou obéir à son coeur....L'amour entre un démon et un ange serait-il possible ? Maybe...maybe not....
Pour cet album, la composante "metal" est clairement mise en retrait au profit d'orchestrations, de mélodies et de choeurs. Les amateurs de riffs velus passeront donc leur chemin. Cependant, les mélodies font mouche et les guitares appuient les moments les plus forts de manière efficace, sans démonstration de virtuosité inutile.
Le line-up du groupe est complété par Patrik Janson et Christopher
Vetter, respectivement bassiste et guitariste, et par
Angelica Rylin, magnifique vocaliste d'origine suédoise. La prestation d'
Angelica sur cet opus est époustouflante, et la chanteuse fait preuve d'une expressivité particulièrement convaincante, et ce dans tous les registres. Tantôt en colère (Always The
Fugitive), tantôt déchirée (Bitter Love; The Humble Servant), tantôt touchante ( le début du magnifique
Requiem For a
Ghost; Tide After Tide), elle est impériale sur tous les autres titres et Beth prend soudain forme par la magie de l'interprétation habitée de cette merveilleuse vocaliste. (amoureux, moi ?...non...)
Miss Rylin explose le plafond de verre et se hisse à la hauteur des meilleures chanteuses du genre comme
Charlotte Wessels (
Delain). On peut d'ailleurs rapprocher cet album du "
April Rain" de
Delain, tant les arrangements et les orchestrations sont proches.
Côté production, on peut remarquer un mixage qui favorise parfois un peu trop la batterie au détriment de la basse. Toutefois, le son est puissant, les voix, les orchestrations et les claviers sont bien mis en relief pour un rendu plutôt satisfaisant dans l'ensemble.
A l'écoute de cette oeuvre, il est impossible de ne pas penser au génial "
Operation Mindcrime" de Queensryche, dont elle se rapproche tant par sa densité que par sa qualité même si le propos musical de The Murder of my Sweet s'avère beaucoup moins heavy et encore plus "cinématique". Il ne reste plus qu'à souhaiter que "
Beth Out of Hell" devienne également un album culte...
Les 70 minutes que dure ce concept-album sont entièrement consacrées à l'évocation de cet amour (im)possible, et au déchirement provoqué par un choix qui se révélera tout aussi impossible. "
Beth Out of Hell" est une cascade d'émotions, un voyage au coeur des tourments de Beth-
Angelica et de Michael l'ange-gardien de la lumière. Les vocaux se mêlent à merveille aux rythmes soutenus tout au long de l'album, jusqu'au splendide "
Means to an
End" final qui clôt l'histoire dans le calme après la tempête...Everything has to end...
L'amour entre les deux protagonistes sera-t-il possible ? Il vous faudra, pour le découvrir, vivre ces 70 minutes de passion musicale. Mais les histoires d'amour finissent mal, en général...
He loves me...he loves me not...he loves me...
Encore merci pour la chronique!
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