A World of Lies

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14/20
Nom du groupe Fin De Una Era
Nom de l'album A World of Lies
Type EP
Date de parution 12 Juillet 2024
Labels Popartdiscos
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 A World of Lies
 04:02
2.
 Wide Awake (Alan Wake II OST - Jaime Cover)
 02:57
3.
 Returning to Infinity
 03:52
4.
 Titanium (David Guetta Cover)
 03:59
5.
 Rebel Yell (Billy Idol Cover)
 04:30

Durée totale : 19:20

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Fin De Una Era


Chronique @ ericb4

12 Septembre 2025

Un propos à la fois invitant et frénétique, un brin emprunté...

Les événements semblent s'accélérer à la vitesse grand V pour le quintet argentin depuis la sortie de son introductif EP, « Erosion », en août 2023, soit quelque six années suite à sa fondation : si six mois à peine le séparent de son successeur, « Evolution » – son premier album full length –, il n'en faudra que cinq pour voir ce dernier relayé par son second et présent EP, « A World of Lies ». Revenant pourtant à pas de loup, nos gladiateurs n'affichent pas moins une sérieuse envie d'en découdre ; ce dont témoignent à la fois une production d'ensemble difficile à prendre en défaut, à commencer par des enregistrements n'accusant pas l'once d'une sonorité résiduelle, et des arrangements de bonne facture. Ce faisant, les cinq pistes de ce troisième élan armeraient-elles suffisamment nos acolytes pour leur permettre de guerroyer plus sereinement encore dans une arène metal symphonique à chant féminin on ne peut plus foisonnante ?

Dans ce dessein, l'équipage de la précédente traversée s'est vu en partie remodelé : si l'on y retrouve Héctor ''Boff'' Serafine (Riff, ex-La Naranja) et Denis García aux guitares, ainsi que Analía ''Anetta'' López (Oceanica, ex-In Eternum) en qualité de frontwoman, Patricia Flores (Tengwar) a, quant à elle, été remplacée par Pablo Motyczak (Walter Giardino Temple, ex-Rata Blanca) à la basse, et Esteban Campos, par Fernando Scarcella (Walter Giardino Temple, ex-Barilari, ex-Rata Blanca, membre live chez Tarja...), à la batterie. Avec la présence occasionnelle de la troublante empreinte vocale de Leyla Goi (guest chez Black Side et Prognois) – déjà sollicitée sur le précédent effort –, le collectif sud-américain nous plonge dans un espace rock'n'metal mélodico-symphonique aux seuls relents metal moderne, cette fois. Se dessine alors une œuvre aussi exaltée et rayonnante qu'enivrante, dans le sillage de Fortaleza, Metalite et Volturian. Il ne nous reste plus qu'à lever l'ancre pour une brève et, espérons-le, grisante croisière...

C'est en d'organiques contrées que nous mène volontiers le combo, non sans laisser quelques traces dans les mémoires de ceux qui y auront plongé le pavillon, à commencer par ses passages les plus enfiévrés. Ce qu'atteste, en premier lieu, « A World of Lies », up tempo metal symphonique moderne, au confluent de Metalite et de Volturian. Voguant sur d'ondoyantes nappes synthétiques, pourvu d'ondulants et chatoyants gimmicks guitaristiques et d'un refrain catchy mis en habits de lumière par les claires impulsions de la déesse, le ''tubesque'' méfait ne se quittera qu'avec l'indicible espoir d'y revenir, histoire de plonger à nouveau dans cet océan de félicité. Dans cette énergie, on ne saurait davantage éluder le pulsionnel et ''volturien'' « Returning to Infinity » ; au regard de ses inaliénables et fulgurants coups d'olives doublés d'une sente mélodique plutôt avenante sans se faire aguicheuse, sur laquelle se greffent les fluides oscillations de la sirène, le fougueux manifeste poussera à un headbang bien senti.

Dans une même dynamique, la troupe s'est à nouveau attaquée au redoutable exercice des reprises, et ce, non sans y apposer son sceau stylistique ni sans nous retenir plus que de raison. Ce à quoi nous sensibilise, d'une part, la reprise du hit planétaire « Titanium » de David Guetta ; tout en sauvegardant tant la ligne mélodique que la dynamique rythmique originelles, la formation argentine lui y a injecté les chatoyantes patines de Leyla Goi, une basse résolument vrombissante ainsi qu'un bref mais vibrant solo de guitare en fin de parcours. Et la sauce prend, in fine. C'est, par ailleurs, dans un tout autre registre que le combo s'est aventuré, à l'aune de la reprise de « Rebel Yell », titre emblématique du chanteur de punk rock britannique Billy Idol ; extrait de l'album éponyme réalisé en 1983, ce rageur méfait conserve ici son caractère sanguin comme ses truculentes séries d'accords ; mise en exergue par les rocailleuses attaques de la frontwoman et par ses riffs crochetés, cette version délicatement ''metalisée'' contribue à conférer au ''tubesque'' élan une seconde jeunesse.

Quand la cadence se fait moins alerte, nos compères trouvent non moins les clés pour happer le tympan du chaland. Ce qu'illustre le low/mid tempo « Wide Awake », reprise de l'un des extraits de ''Alan Wake 2 : Chapter Songs'', compilation de sept pistes – fruit d'une collaboration entre Remedy Entertainment et Fired Music –, conçue pour le jeu ''Alan Wake 2''. Dans cette mouture à la rythmicité un poil plus contenue et aux arrangements aux petits oignons, l'enivrant vibrato de Jaimes se voit relayé par les soyeuses et magnétiques modulations de la maîtresse de cérémonie. Si elle ne saurait conférer ce zeste d'originalité susceptible de la singulariser de ce titre mainstream, cette version un brin aseptisée et des plus liantes ne se quittera qu'à regret.

En définitive, la troupe nous livre une œuvre, certes, dans un mouchoir de poche mais volontiers fringante, souvent headbangante et reposant sur une ingénierie du son rutilante. Toutefois, l'exiguïté de son format limite mécaniquement l'offre en matière d'exercices de style quand les prises de risques, elles, sont encore peau de chagrin ; frustrations renforcées par l'infériorité numérique des compositions personnelles au profit des reprises octroyées. Doté cependant d'une technicité instrumentale et vocale maîtrisée, d'engageantes mélodies et d'arrangements de bon aloi, le laconique mouvement n'aura pas tari d'armes efficaces pour asseoir sa défense. Etat de fait permettant à nos gladiateurs d'opposer une farouche résistance face à leurs challengers, sans pour autant leur autoriser dès lors l'accès au rang de valeur montante de ce registre metal. Bref, un propos à la fois invitant et frénétique, un brin emprunté...


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