Ce disque de
Skepticism est en fait un seul titre de vingt-sept minutes et cinquante-deux secondes. Et comme l’on sait que le groupe n’est pas connu pour sa gaieté et sa joie de vivre, on a affaire à un titre des plus mortuaire dont seul le groupe américain en a le secret.
Les ingrédients restent les mêmes : batterie proche de la catalepsie, claviers lugubres, guitares de retrait et sinistres ainsi que cette voix sourde et d’un rauque sépulcral. On remarquera que la basse est d’avantage plus présent, ou plus audible, c’est selon. On est même surpris de mieux entendre les lignes de guitares. La voix se transforme tantôt en voix parlée avant de repartir dans un murmure asthénique que les auditeurs connaissent depuis le Ô combien malsain «
Stormcrowfleet ».
Cela étant dit la durée du titre laisse place à de grandes places strictement instrumentales et les claviers à de très rares moments plus atmosphériques presque imperceptibles. La preuve, c’est au bout de deux ans que je m’en rends compte.
Inutile de dire que ce disque est indigeste, c’est le style du groupe qui le veut et pour cela, « AES » remplit pleinement son contrat.
Malsain, mortuaire, sinistre lugubre et puis j’en passe, ce disque est tout aussi morbide que le précédent. Certains le trouveront inférieur à « Lead & Aether », cependant, je trouve que la démarche du groupe se vérifie parfaitement, si ce n’est que presque une demi-heure, c’est dur à en quiller. Et au milieu de ceci sort quelque chose de presque sensuel (je suis cinglé, je vous dis) à la fois macabre et charnel, un élément que l’on trouve dans chaque disque de
Skepticism.
« AES » est in mini-cd pour les fans incorruptibles du doom funéraire.
Svartolycka
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