4 of a Kind

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16/20
Nom du groupe DRI
Nom de l'album 4 of a Kind
Type Album
Date de parution 1988
Produit par Bill Metoyer
Style MusicalCrossover
Membres possèdant cet album121

Tracklist

1. All for Nothing 03:54
2. Manifest Destiny 02:38
3. Gone Too Long 02:29
4. Do the Dream 02:39
5. Shut Up 02:55
6. Modern World 04:08
7. Think for Yourself 04:40
8. Slum Lord 01:49
9. Dead in a Ditch 00:57
10. Suit and Tie Guy 03:42
11. Man Unkind 05:15
Total playing time 35:06

Chronique @ grogwy

27 Mai 2017

Après y avoir mis les pieds DRI plonge complètement dans le Speed/Thrash Metal

Après la sortie en 1987 du brutal "Crossover", un album sur lequel Kurt Brecht et sa bande ont agrémenté leur Hardcore d'éléments issus du Speed/Thrash Metal (morceaux plus longs, plus complexes, parfois accompagnés de solos de guitare), et qui par son titre à pu (enfin) donner un nom à ce mélange détonnant de Hardcore et de Thrash Metal (régulièrement nommé Speedcore, ou encore Thrashcore) le groupe DRI revient en 1988 avec son quatrième disque "4 of a Kind".

Avant l'enregistrement de "Crossover" DRI ou Dirty Rotten Imbeciles, un surnom qu'avait donné papa Brecht à ses fils Kurt (chant) et Eric (le premier batteur du groupe qui rejoindra par la suite Death, puis Hirax) ulcéré de les entendre maltraiter leurs instruments en compagnie de Spike Cassidy (guitare) et de Dennis Johnson (basse), s'était auparavant fait connaître en sortant "Dirty Rotten Imbeciles" (1983) et "Dealing With It!" (1985), deux albums dans une veine beaucoup plus Hardcore.
Pour information Kurt Brecht a eu la bonne idée d'insérer sur "Dealing With It!" en introduction du morceau "Mad Man" (un titre qui parle justement d'un père de famille), un enregistrement où l'on entend papa Brecht vociférer contre ses deux fistons et leurs amis.

Doté d'une amusante pochette avec les membres du groupe croqués façon bande dessinée (par Craig Cummings), on décèle qu'avec "4 of a Kind" DRI (à l'instar d'Anthrax qui sort cette même année 1988 le très bon "State of Euphoria") a décidé de nous offrir un disque à la fois joyeux et énergique.
Cette impression se confirme dès le superbe "All for Nothing" suivi du non moins excellent "Manifest Destiny", sur lesquels on découvre un DRI plus affiné que sur "Crossover" où le Hardcore (bien que toujours présent) se fait quelque peu déborder par un Speed/Thrash Metal américain venant plus de la Côte Est (Anthrax, Overkill) que de la Côte Ouest (Metallica, Slayer).
Malgré cette nouvelle orientation Kurt Brecht n'a en rien changé sa manière très sèche de débiter ses textes, évitant (comme tout bon hardcoreux qui se respecte) que son groupe ne soit trop accessible au grand public.
Le travail réalisé par Spike Cassidy sur "4 of a Kind" est plus que considérable, non seulement il a participé à la conception de (quasiment) tous les morceaux, il a (très bien) coproduit l'album avec le célèbre Bill Metoyer, mais il a aussi fait d'énormes progrès à la guitare comme l'atteste sa prestation sur l'intense "Do the Dream" ou encore "Modern World", un titre ponctué de riffs assez austères.
De leur coté Josh Pappé (basse) et Felix Griffin (batterie) ne sont pas en reste, le premier délivrant d'excellentes lignes de basse sur le furieux "Gone too Long" ainsi que sur le mi-rapide mi-heavy "Suit and Tie Guy", tandis que le second accélère la cadence (déjà élevée) sur "Shut-Up!" et "Slumlord" deux morceaux qui combleront les nostalgiques de "Dealing With It!".
D'autres surprises sont au programme comme l'étonnant "Think For Yourself" un titre qui débute par des parties guitares plutôt Heavy Rock, pour prendre ensuite une direction plus Heavy/Thrash Metal, avant de se transformer en pur morceau de Crossover lors de son décollage.
"4 of a Kind" se termine aussi bien qu'il avait démarré avec "Man Unkind", un formidable titre qui peut tenir tête autant à "Caught in a Mosh" (Anthrax) qu'à "Wrecking Crew" (Overkill).

Si avec ce quatrième disque DRI s'éloigne encore un peu plus de son style originel pour s'aventurer davantage vers le Speed/Thrash Metal (teinté de Hardcore, et non associé à celui-ci comme c'était le cas sur "Crossover") coupant définitivement les ponts avec ses fans de la première heure (ainsi qu'avec une partie de ceux de la seconde !), cette perte sera cependant compensée par l'arrivée (un temps) de nouveaux qui trouvent leurs groupes préférés parfois un peu trop sérieux.



6 Commentaires

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LeMoustre - 27 Mai 2017: En fait, je trouve la batterie un peu à la traîne sur les compositions et ca enleve de la patate à l'ensemble malgré les roulements caractéristiques du batteur. En outre je suis peu fan de cette prod un brin étouffée qui là aussi minimise l'impact des structures. Un bon album mais pas plus pour moi, les défauts etant par trop majeurs et c'est bien dommage, comme pour Thrashard dans le meme esprit mais encore moins inspiré a mon humble avis
Cucrapok - 27 Mai 2017: Je suis d'accord avec le moustre, en tant que nostalgique de Dealing With It, ça me désole un peu de voir DRI devenir un espèce de sous Anthrax fun thrash en culottes courtes si rapidement alors que j'en aurais bien pris un ou deux autres dans le style de Dealing.
MCGRE - 28 Mai 2017: très bonne chronique l'ami bravo ,sinon moi j'aime beaucoup cet album de DRI avec cette touche speed thrash bien péchu , et sinon je fait moi aussi partis des fans de Stade Of Euphoria donc pas de soucis pour moi quand à l'orientation de cet opus .
Greg.
MCGRE - 28 Mai 2017: J'aime beaucoup l'album Définition de DRI mais apparemment je suis un des seuls hé hé .
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