...And Death Said Live

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Nom du groupe Mors Principium Est
Nom de l'album ...And Death Said Live
Type Album
Date de parution 15 Décembre 2012
Labels AFM Records
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album50

Tracklist

1. The Awakening 00:55
2. Departure 05:44
3. I Will Return 04:29
4. Birth of the Starchild 04:12
5. Bringer of Light 04:16
6. Ascension 04:30
7. ...And Death Said Live 02:01
8. Destroyer of All 03:57
9. What the Future Holds? 05:28
10. The Meadows of Asphodel 04:24
11. Dead Winds of Hope 06:23
Total playing time 46:19

Chronique @ Hellsheimer

30 Octobre 2012

L’ensemble reste curieusement écoutable mais devrait finir par fatiguer les neurones.

Mors Principium Est revient après 5 ans de disette pour un quatrième opus intitulé : ...And Death Said Live sur Afm Records, label qui se démarque encore un peu plus de l’image exclusivement liée au Heavy qu’il trimbalait depuis des lustres. Enregistré en Suéde au Panic Room Studios (Solution .45, Scar Symmetry, etc), il bénéficie d’une production impeccable.
Et comme tout ce qui sort maintenant, y’a rien à redire tellement c’est millimétré au poil de cul près...
On y retrouve quelques invités comme Jona Weinhofen (Bring Me The Horizon) ou Ryan Knight (The Black Dahlia Murder), de vieux potes et aussi comme le dit la bio, des fans du groupe.
Joie...Bonheur...

Bref.
L’atwork est plutôt sympathique, bien en rapport avec le titre de l’album et le nom du groupe. Il représente la Mort tenant les tables de table de la loi sur un chemin désert. L’univers dégagé en est très sombre, ceci étant du au peu de couleurs utilisées, des nuances de gris avec une aube ou un coucher de soleil de couleur rougeâtre.

La courte introduction aux claviers saupoudrée d’un choeur d’église et de quelques effets sur la fin nous offre une montée en puissance vers Departure, premier titre de cet opus. Et ça poutre d’entrée comme on s’y attendait. On fait ici dans le Death Melodique (dixit toujours la pub). On a souvent comparé la chose par le passé avec At The Gates, In Flames, Dark Tranquillity, ou leur compatriotes de Children Of Bodom (ah...enfin un truc pas trop idiot). C’est clair que, puisqu’on le classe ainsi, on retrouvera des similitudes avec les groupes suscités. Pour ce qui est du talent, ça reste à voir. Mais on est plus dans un Heavy/Speed supersonique alambiqué à claviers qu’autre chose.

D’emblée, le son de la batterie et du chant semblent mixés un chouia au dessus du reste et on entend moins les rythmiques techniques, plutôt bien senties d’ailleurs, des guitares. Le clavier occupe une place de choix en étant ici un instrument à part entière, soutenant lesdites rythmiques mais aussi en intervenant seul comme sur Departure (l’interlude et la fin du titre). On va rester sur le clavier dont le panel des sons utilisés est varié. Du piano avec un son classique sur l’intro de Destroyer of All, aux sons futuristes plutôt surprenants utilisés sur Birth of the Starchild, il contribue à donner un petit coté Sympho et horrifique à l’ensemble.

La caractéristique Death Mélodique donnée au combo vient en grande partie de la voix. Et au vu de la musique jouée ici, on se serait attendu à un autre type de vocaliste, tirant moins sur le Death (Bon, ce n’est pas Obituary non plus, plutôt Soilwork). Les rares variations comme la partie plus ou moins narrative au milieu de What the Future Holds sont noyées dans le mix et ne ressortent pas assez. Il n’y a vraiment que sur Dead Winds of Hope que le chant devient là vraiment Death. Et on se demande même si il n’aurait pas mieux valu que tous l’album soit dans ce style.

Les changements de rythmes sont fréquents sur les parties instrumentales mais on pourrait reprocher au groupe d’utiliser souvent le même tempo sur les couplets ou les intros des morceaux. C’est toujours tout à fond et ça devient relativement chiant à la longue. On n’est souvent pas loin des branlitudes ChildrenOfBodomesque voir Rhapsodyssime sur quelques passages de guitares (I Will Return, What the Future Holds, The Meadows of Asphodel). Heureusement même que les grandes tirades instrumentales sont là pour garder l’auditeur éveillé sinon, cet opus finirait vite fait dans le formol. Il faudra même attendre le dernier titre, Dead Winds of Hope, pour que le rythme varie vraiment et devienne saccadé sur la première moitié du morceau.

A noter, le morceau titre qui s’avère être un instrumental qu’on pourrait croire sorti d’un film d’horreur avec son coté Gothique, ou la part belle est faite au clavier, lancinant, avec des soli de guitare très mélodiques et techniques du plus bel effet, le tout posé sur une rythmique du même acabit. Une trop courte réussite malheureusement peut être due au total changement de rythme et (ou) à l'absence du chant.

Autant dire qu’on a connu bien mieux dans le style. C’est dommage car cet album aurait gagné en qualité et en intensité avec plus de variété au niveau de la tonalité du chant et des lignes vocales ainsi qu’ avec moins de linéarité au niveau des rythmes. Linéarité qui plombe malheureusement les très bonnes idées présentes au niveau instrumental. L’ensemble reste curieusement écoutable mais devrait finir par fatiguer les neurones.

24 Commentaires

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zabuza - 03 Octobre 2013: Sur Liberation = Termination on trouve bien plus le coté death / mélo . Une prod dans le genre des premiers Dark Traquillity .Le chant colle bien aux compos (y'a un peu d'eclectro dans les morceaux aussi. Faut pas être trop allergique à ca . )

Je pense que t'aimerais plus que ce dernier , même si je pense que tu t'en tape de ce groupe :)
Hellsheimer - 05 Octobre 2013: Non, pas du tout, ça peut être intéressant. :-)
Merci.
Dromedario - 05 Octobre 2013: Perso parmi les 3 premiers albums, "Liberation=..." est celui que j'aurais conseillé en dernier, même si je le trouve bon !
Pour moi leur meilleur album est et restera sûrement The Unborn, que je ne conseillerais jamais assez :)
Dro'
zabuza - 06 Octobre 2013: The Unborn je ne le connais pas trop , donc je ne me risquerai pas à conseiller un album que je ne connais pas vraiment ;)
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Chronique @ Little_Scarab

14 Mai 2013

L'album malgré son côté lisse, propre et trop carré laisse augurer du très bon pour la suite

Mors Principium Est, quand on en parle on se souvient irremediablement de la claque musicale de Inhumanity, des ambiances d'un The Unborn frôlant la perfection et de la brutalité mélodique de Liberation = Termination, trois albums qui en leur temps on foutu une belle branlée à In Flames, Dark Tranquility & co en officiant dans un Death Melo relativement classique mais prenant tous les ingrédients d'un style musical en perdition en les magnifiant.
Le combo arrivait en effet a surprendre l'auditeur sans forcément sortir des sentiers battus, un modèle d’efficacité, de technique et de puissance encore inégalée dans le style Death Melo selon mon petit cœur de nostalgique.

Quelle ne fut pas ma déception quand j'ai appris le split du line up, plus de Jori, plus de Jarkko bref le cœur de MPE venait d'être arraché et l'avenir du groupe s’annonçait plutôt sombre.

Malgré tout le site officiel du groupe restait actif, et donc l'espoir de voir un album pointer le bout de son nez, persistant. C'est en effet que sort cette année leur dernier album "...And Death Said Live" et oui ils sont de retour pour mon plus grand bonheur avec un tout nouveau line up. Alors qu'est-ce que donne MPE sans ses deux grateux de génie ?

Bien, histoire d'être franc et comme vous le savez peut-être déjà, MPE tel qu'on les connait est définitivement mort et enterré et ce n'est pas le nom de leur album qui nous fera dire le contraire. Après cette phrase bourrée de négativité je vais m'expliquer :

Le groupe officie toujours dans un Death Melo classique et sans grande surprises, des couplets parfois un peu chiant, un rythme qui ne varie que trop rarement et des structures de morceaux bien trop simplistes. Toutefois on ne peut s’empêcher d’apprécier la musique servie par le combos, en effet grâce à une prod limpide (peut-être trop), une technique indiscutables, les solis infaisables étant toujours de la partie et un chant assuré par Ville Viljanen qui envoie toujours autant du pâté de par sa maîtrise et sa puissance, on en prend plein la tronche.

MPE a gardé son aspect mélodique pseudo mélancolique en y ajoutant une dose de "glauquitude", certain morceaux ont un côté black relativement prononcé, et vise toujours autant l'efficacité immédiate, des titres comme "Destroyer Of All" "The Meadows Of Asphodel" ou encore l'imparable "Dead Winds Of Hope" sont de réelles tueries de Death Melo, à vrai dire le dernier tiers de l'album est bien meilleur que le reste, MPE semble être devenu un adepte du " on garde le meilleur pour la fin" un peu dommage mais permet de finir l'album avec du bon son plein les oreilles.

Pour parler un peu de nos deux nouveaux grateux, tout est très technique, hyper mélodique mais un peu trop téléphoné selon moi, aucune prise de risque ou expérimentation à croire que les deux musiciens on peur d'en faire trop et de trop s’éloigner de l'esprit MPE. Personnellement j'aurais aimé un peu plus, les riff de "...And Death Said Live" semblent un peu fadouilles car trop homogènes en terme de rythme et de technique, bien que très efficace on ne peut s’empêcher de se dire qu'on a déjà entendu ça quelque part.

Alors certes MPE n'a jamais vraiment fait dans l'original mais plutôt dans l'efficace mais les temps changent les amis a l'époque d'Inhumanity ou de The Unborn la recette faisait des merveilles, aujourd'hui MPE doit s'adapter a une scène métal devenue (cela diffère selon chacun) beaucoup plus exigeante et riche.

Pour conclure on pourra toutefois considérer cet album comme un album de transition, laissant le temps aux nouveaux venus de trouver leur marques et de faire leurs preuves, pour être franc l'album malgré son côté lisse, propre et trop carré laisse augurer du très bon pour la suite. Un bon album, efficace, puissant et percutant mais un manque flagrant de prise de risque, certains diront que le retour de MPE est déjà une prise de risque en soit et c'est un peu vrai. Vivement le prochain opus qui signera ou non le retour définitif de MPE parmi les génies du Death Melo.

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