Second cercle Inscrit le : 03-08-2005
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Now playing très tôt en ce début de matinée ensoleillée: Paradise Lost "Icon" (1994).
Rien de tel pour démarrer de bonne humeur. De toute façon, je connais chaque seconde de ce disque. Quand on pourra extraire des données à partir de cerveaux, ils pourront sortir toutes les notes de cet album avec une précision étonnante du mien.
Pour la petite histoire, Paradise Lost opère à partir de "Icon" un changement considérable aux niveau de l'arrangement des chansons. Fini les longs titres tortueux de "Shades Of God", le groupe opte ici pour un format structurel plus classique, renforcant evidemment les couplets et refrains, les parties instrumentales étant à peu près réduit à l'introduction et au solo/break du milieu.
Et ca leur réussit trés bien, mettant donc en avant par ce biais leur côté mélancolique, les mélodies prenant le dessus sur les Structures compliqués d'alors. Mais dans le fond, leur style, leur patte restent inchangé, ce qui constitue à mon sens une sorte de tour de force.
Du côté de la composition, c'est évidemment de la trés haute volée, le format classique des morceaux libérant paradoxalement plus d'espace pour la créativité de base, mélodies, qualités des refrains, des paroles, inventivité des ponts, mémorisabilité des couplets. Et l'inspiration, les écossais l'ont à la pelle ici. Chaque titre est une petite rengaine mélancolique aisément mémorisable, distillant malgré tout au fil des écoutes toujours le même plaisir. On y découvre même encore des détails plaisants. Cette sobriété accompagnée d'une certaine profondeur est la marque des grands albums et des bons auteurs.
Niveau émotion, fatalement plus subjectif, on a droit à des moments beaux à pleurer, tout en restant puissant. Je pense avant tout aux 3 morceaux ayant donné lieu à des clips, "Embers Fire", "Widow" et l'éternelle "True Belief". Malgré sa rugosité, le chant de Holmes sait nous faire partager sa sacrée joie de vivre. Je pense aussi à la lente et majestueuse "Joys Of The Emptiness" ou la pesante "Colossal Rains". Le travail des quatre instrumentistes est d'une qualité exemplaire, pas de fausses notes ou de légères fautes de goûts dissonantes. Tout est sobre et limpide. Le reste des morceaux est plus entraînant, moins Triste où contemplatif, plus varié dans le propos sentimental, même si l'ambiance tristounette de l'opus est latente. Une mention spéciale pour "Forging Sympathy" de la part d'un amateur de bons arrangements, ainsi qu'au solo final de Greg sur "Widow", à pleurer.
Enfin, comme on est pas dans le joyeux, finissons avec les quelques points négatifs, si on peut dire. Est ce encore du Doom? Pou moi, clairement non, c'est devenu bien trop mainstream par le format des pistes et la charge de tristesse est finalement légère comparée à certaines oeuvres, tout juste une belle mélancolie nostalgique. Il s'agit d'arguments de puristes qui ne change de toute façon rien à mon appréciation de l'oeuvre. Ensuite, je trouve le morceau "Christendom" bien trop gothique avec ses voix féminines, mais c'est certainement la chanson qui colle le plus à la pochette de l'album. Enfin, la relative uniformité du format des titres pourraient ennuyer certains. Je suis moi même amateur de chansons à Structures longues et déformatées. Mais quand le talent de composition et d'interprétation est si évident, le reste n'est que débat de pure forme.
Le meilleur album de Paradise Lost, un vrai disque de chansons, une belle oeuvre pour l'histoire du Metal, pour moi une perle qui me suivra toute ma vie. "Draconian Times" suivra un peu moins heureusement cette route tracée par les 5 d'Aberdeen, ils réussiront même à se redéfinir quelque peu avec "One Second", avant de se perdre dans des choses qui ne leur corresponde pas.
9,5/10
Je voulais essayer de poster çà en chronique, mais celle d'eulmatt (faudrait qu'il revienne lui...) est parfaite. Puis, mieux vaut soumettre pour des albums qui n'ont pas encore été critiqués. « Tout avoir pour tout mépriser »
Même ma tante connait ma ferveur pour ce groupe. Il y a plusieurs Horna, le groupe de Shatraug a exploré toutes les facettes du vrai Black Metal, plus nombreuses qu'on le croit.
"Hiidentorni", c'est le gros Brutal, violent, Malsain, rapide, lubrique. Rien que l'intro donne le ton. Une petite baisse de régime et de qualité sur les morceaux plus medium. Le groupe s'améliorera sur ce point avec le temps.
Et quelle longevité.
Trois ans d'absence pour moi, mais ma ferveur pour la scène finlandaise est intacte. Surtout que je m'y remets, et c'est comme si on retrouvait une vieille pute perdue de vue à laquelle on était attachée. C'est encore meilleur agrémenté des bons souvenirs passés.
La doublette "Tappakaa Kristus!" et "Sanoista...Pimeyteen" est impitoyable.
Et c'est encore mieux avec le "Kohti Yhdeksän Nousua" en rab, même si il est quelque peu différent. « Tout avoir pour tout mépriser »
skull_revenge
Jeudi 05 Mai 2011 - 01:48:11
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Erde de Forseti, 2004.
Un bel album, très reposant mais cependant plaintif. Acoustique. Des ballades aux mélodies douces qui touchent la mélancolie. Malgré une langue qui en général est assez gutturale, le chant est simple, léger et fluide. Une guitare sèche, de l'accordéon .... Forseti nous livre là, un Folk apaisant et très agréable ...
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Nosvrolok, avec l'album Maledictum Parasytus. (2005)
Autant le Black US n'est pas ce que je préfère, autant ce groupe m'a vraiment marquée. Du Black froide, maladif et haineux à souhait. Le son joue pas mal au niveau de l'ambiance. Raw ... C'est plaisant. Nosvrolok fait quelque chose d'assez personnel, qui ne se colle pas aux autres groupes, même ce n'est pas non plus une perle d'originalité ( autant prévenir, ça reste du Black assez "classique" ). L'album ne dure qu'une demie heure ... Autant dire qu'elle passent assez vite.
Lourd, lancinant, noir allant jusqu'à une ambiance occulte ... Cet album est une vraie réussite. De bons riffs gras, malsains et assez saturés qui donnent une certaine intensité à la musique. Musique qui d'ailleurs, est relativement captivante ( du moins je trouve ).
(Avant que le groupe ne change son nom en The Kovenant).
Le Seul album du groupe que je connais. Et c'est une putain de pépite. Si c'est la puissance et la simplicité efficace que vous cherchez, partez en courant. Une sorte de mélange entre Arcturus et Emperor, bourré d'arpèges, de changements, de riffs très souvent inspirés du classique (Mozart...).
C'est extrêmement bien foutu et bien composé.
Mais c'est loin d'être le summum de l'agressivité et de la violence. En revanche, c'est parmi l'élite (ah ah, j'ai réussi à placer ce mot à la con à tort et à travers ) de la musicalité
Je me permets de citer un passage de la chronique de Fabien : "Ambitieux est en effet le mot qui désigne le mieux Nexus Polaris ; Le duo Blackheart / Nagash (Dimmu Borgir) s'adjoint des services d'Hellhammer (Mayhem), de Sverd (Arcturus), d'Astennu (Dimmu Borgir) et de Sarah Jezebel (Cradle Of Filth), pour livrer une oeuvre black à la fois sombre, féerique & symphonique, servie par un son d'une puissance impressionnante"
Album composé de quatre pistes ( son nom signifie "cycle" ). Dans la structure, les quatre morceaux représentent le cycle du matin à la nuit ( ils suivent donc la chronologie d'une journée ). Zyklus s'ouvre sur des piaillements d'oiseaux, quelque chose d'assez clair pour au final se noyer dans une ambiance froide, sombre et angoissante. Le contraste se tisse alors, entre la clarté et la noirceur. On se retrouve avec une espèce de Black Atmo Brutal qui crée autour de lui, un véritable tourbillon de violence mais maîtrisée. Le tout reste mélodique et assez propre. Le chant est sec et brutal. Les riffs sont glacés et envoûtants. Des breaks et des échos soulignent le côté attirant et l'ambiance de la musique. Pour la violence, on se mange des rafales de blasts ... Bref, cet album contient une certaine violence qui reste maîtrisé du début à la fin. Cela fait son effet, pas désagréable ... Très bon disque, bien travaillé et soigné par le groupe.