Merci BG pour ce topic pertinent, même si en le créant tu savais déjà très bien la conclusion évidente qui allait se dessiner
A ce niveau, c'est réussi, la lecture des 5 pages est édifiante: c'est l'antithèse du consensus
Depuis l'heure de gloire norvégienne, je n'ai pas l'impression que le
Black Metal ne se soit appuyé sur une locomotives ou un leader.
Quand tu exclus
Darkthrone de la liste, je te rejoins parfaitement. Même si les Norvégiens font figure d'exception, c'est à dire vendre des volumes d'albums significatifs sans être "radiés" par la frange dure du milieu (et en utilisant un second degré qui échappe à pas mal de ses fans d'ailleurs...), on ne peut pas dire que
Darkthrone se positionne en leader, cultivant avec beaucoup de filouterie son image de groupe taciturne et indépendant.
Pour le reste, on observe toujours le même mécanisme: dès qu'un groupe commence à prendre une certaine dimension, il est irrémédiablement condamné au moindre pas de travers ou évolution (le cas
Watain par exemple). Si celui-ci se cantonne à une certaine orthodoxie musicale, il fait du surplace et se fait passer devant par les nouvelles perles UG, ou au pire splitte.
Le phénomène que l'on voit dans le
Death Metal, avec une cohabitation des leaders historiques et de jeunes groupes talentueux qui tirent l'ensemble, n'existe pas en black.
On dirait que le BM est en perpétuel équilibre instable entre traditionnalisme et innovation, nature underground et succès commercial. Tiraillé par des valeurs antinomiques, le mouvement brûle systématiquement ce qu'il a adoré, et les scissions de différents publics en son sein sont continues. En résumé, dis autrement, c'est un sacré foutoir.
Je rebondis: la scène black a t-elle vraiment besoin de leaders ?