
J'ai découvert ce groupe au tout début des 90's en même temps que Iron Maiden, Wasp, Judas Priest, King Diamond etc, mais contrairement aux combos cités, je n'ai pas vraiment suivi la carrière des allemands avec assiduité par la suite, la faute à une discographie en dent de scie après les deux Keepers. Le dernier que j'avais vraiment adoré est The Time of the Oath, mais ce nouvel album éponyme est excellent à tous points de vue, je découvre d'ailleurs avec étonnement que Hansen, Deris et Kiske y cohabitent tous, et ensemble ils enterrent tout ce qui sort de Finlande en matière de Heavy / Power mélodique.
J'écoute par exemple Iron Maiden avec un Bruce qui a un mal fou à pousser dans les aigus depuis plusieurs décennies ou un Megadeth (quand on me dit qu'ils reviennent en forme sur le dernier, je me marre tellement j'ai trouvé ça naze) chez qui la voix de Dave sonne aussi fatiguée qu'Harrison Ford qui voudrait reprendre le rôle d'Indiana Jones, ici ce n'est pas du tout le cas, on a vraiment l'impression d'entendre des chanteurs dans la force de l'age (je ne saurais dire quelle est la part de chacun, mais quelle variété !), et les compositeurs savent encore susciter l'enthousiasme et non juste écrire des choses correctes. D'ailleurs c'est marrant mais certains morceaux me font plus penser à du Iron Savior qu'à du Helloween, peut-être à cause de la production plus puissante que j'ai tendance à lier au groupe de Piet Sielck.
Depuis 2019 c'est seulement le 4ème album de Heavy Metal que j'achète donc on va sûrement me rétorquer que des trucs bien meilleurs sont sorties, mais il me satisfait pleinement.
Il est très bon ce Helloween, et assez varié en effet. Au niveau des compos, on reste globalement dans le style de l'ère Deris, mais chaque chanteur et chaque musicien apporte son petit plus.
Mon morceau préféré est, de loin, "Fear of the Fallen", le duo entre Kiske et Deris y est fantastique. J'ai par contre un peu de mal avec "Skyfall", la longue compo signée Kai Hansen. Le refrain est bien, mais je trouve le reste trop fouillis.
Mon Helloween préféré (il faut garder en tête que j'ai découvert le groupe à la période Deris) reste le "Gambling with the Devil" de 2007, lui aussi hyper varié et bénéficiant selon moi de la meilleure performance de Deris sur album à ce jour. Et d'un son béton, mais sans doute trop "surproduit" pour certains. Un titre comme "Mass Pollution" issu du dernier album aurait parfaitement pu se retrouver sur celui-ci à l'époque, on est bien dans le même esprit (même thématique d'ailleurs avec "Paint a New World").
Mercyful Fate - Melissa (1983)
J'ai mis du temps avant d'apprécier Mercyful Fate, mais quand j'ai chopé cet album ça a été le coup de foudre, depuis ma collection du king s'agrandit jusqu'à tout posseder.
Metallica m'avait donné un aperçu avec leur medley sur Garage inc mais ça m'en avait touché une sans faire bouger l'autre. Le chant du king est tellement aiguë et barge à la fois, les textes dédiés au malin sont énormes. Qui peut resister à Evil sérieux ? Bref un album qui ne me quitte plus.
Restez heavy et Evil!
Trouble - Trouble (ou Psalm 9 plus tard) (1984)

Et bien oui je le poste ici, en Heavy Metal !
Parce que, même s'il est foncièrement doom notamment dans les ambiances et les thématiques désespérées traitées, ça devrait plaire à pas mal de fans de heavy.
Ici ça balance du riff par paquets de douze, ça tronçonne du solo d'exception, ça passe du passage doom et lent à l'accélération heavy à la Candlemass (attention ce "Psalm 9" est sorti deux ans avant le "Epicus Doomicus Metallicus" donc qui a influencé qui ?) et surtout, c'est relevé par la voix de feu du terriblement regretté Eric Wagner.
Criarde, erraillée, puissante, habitée, sachant se faire plus sombre par moment, la voix de Wagner survole l'album avec une majesté incroyable.
Y_RPLEUT dit : Spell - Tragic MagicGenre d'album ou tu peux avoir tout faux: tu l'achette suite aux chroniques lues dans la presse, à un post de VictoryCommand et à la pochette sans avoir écouté une noteLa première écoute fut très étrange, qu'est ce que c'est que ce truc?Le premier morceau fait penser à du Blue Oyster Void (Mélange de BÖC et Voivod), et le reste à un Heavy Rock complétement atypique dans le revival actuelAprès les écoutes s'enchainent et c'est très addictif, BÖC reste pour moi la référence principale, un peu comme sur le premier Ghost: même combat (même si les deux ne sont pas dans le même registre, il y a un esprit commun) et au final un belle claque Je n'avais jamais entendu parlé de ce groupe avant si ce qui est fait avant est aussi intéressant la disco va être à creuser
J'avais été secoué par Opulent Decay [2020]. Je fais bien de passer, je savais pas qu'un nouveau était sorti. Dans la mouvance heavy/rock contempo, si tu ne connais pas, essaie Unto Others (anciennement Iddle Hands), une touche goth en plus. En particulier l'album Mana.
scotch dit : Trouble - Trouble (ou Psalm 9 plus tard) (1984)Et bien oui je le poste ici, en Heavy Metal !Parce que, même s'il est foncièrement doom notamment dans les ambiances et les thématiques désespérées traitées, ça devrait plaire à pas mal de fans de heavy.Ici ça balance du riff par paquets de douze, ça tronçonne du solo d'exception, ça passe du passage doom et lent à l'accélération heavy à la Candlemass (attention ce "Psalm 9" est sorti deux ans avant le "Epicus Doomicus Metallicus" donc qui a influencé qui ?) et surtout, c'est relevé par la voix de feu du terriblement regretté Eric Wagner.Criarde, erraillée, puissante, habitée, sachant se faire plus sombre par moment, la voix de Wagner survole l'album avec une majesté incroyable.
Avec le Skull mon Coeur balance (j'ai l'impression d'avoir déjà vu ça quelque part)

Darkest Era - Wither on the Vine
Un album que j'attendais avec beaucoup d'impatience, tant Severance en 2014 m'avait marqué. Au final, plutôt une déception; le groupe a toujours donné une large place à une certaine mélancolie tragique très irlandaise, mais la mêlait à des hymnes épiques sur leurs deux premiers albums, qui faisaient mouche alors et mettaient en valeur les passages plus introspectifs, mais manquent sérieusement désormais. Les morceaux restent bien écrits et interprétés, et je l'apprécie plus maintenant que j'y reviens après deux mois sans l'écouter, mais je reste sur ma faim.

Blind Guardian - The God Machine
Je n'avais pas suivi les albums de Blind Guardian sortis après At the Edge of Time, les commentaires très positifs lus ici sur le nouveau m'ont poussé à m'y intéresser. Je le trouve effectivement très bien, du bien bel ouvrage, rien à ajouter.
Ningen Isu - Kuraku

Depuis 2019, j'ai patiemment acquis toute la discographie de ce groupe hors normes qui arrive semble t-il toujours à se renouveler après 22 albums en réussissant l'exploit de ne jamais se répéter ou s'auto citer malgré une formule de base restreinte inchangée (chant basse guitare batterie sous forme de trio, très peu d'instruments extérieurs) et un style plus ou moins forgé dès 1989, soit une base hard rock/heavy metal auxquels viennent s'ajouter des styles ou ambiances divers (Stoner, doom, speed/thrash metal, sonorités psychédéliques ou bien entendu typiquement japonaises). C'est la très grande classe. Bien sûr tous les albums ne sont pas des chefs d'oeuvres mais bon sang la qualité est toujours bel et bien là d'autant que la majorité des albums dépassent allègrement les 60 minutes. Groupe unique qui réussit le tour de force d'être à la fois productif et d'une constance dans la qualité qui force le respect.

Rocka Rollas : Metal Strikes Back
Découverte de ce groupe qui balance un heavy vitaminé et bien troussé.

Malgré les années qui passent, le père UDO continue à proposer des albums avec une belle régularité. Dernier en date, ce Game Over est classique certes mais bien fichu, avec des titres qui filent la patate (I see Red, Fear Detector) et une jolie balade (Don’t wanna say goodbye).