
Woest : Le Gouffre

Teksty
1. EVEIL
(Instrumentation)
2. LE GOUFFRE
Des vagues d’ivresse dans un charnier
Haine et tristesse, terrassé
Il tombe
Dans le gouffre
Il tombe
Le soufre
Il avance, touche le fond
Il s’élève, creuse sa tombe
Il existe la tête à l’envers
Dans le royaume des vers
La vie
Le vice
Le vide
Toute direction n’est que circulaire
En terre
Il tourne
Il erre
Une colombe dans un corbeau
L’envie de vivre dans un tombeau
Il souffre
Il manque d’air
Le supplice
Sans raison il vous déteste
Dans le gouffre, il lutte,
Rouille son cœur de fer
Noyé dans le monde moderne
Il rampe
Il subit
Que les montagnes immortelles
Terrassent vos paradis modestes
Que sonne le glas de la messe
Afin de faire couler le ciel
3. Ô VIDE ETERNEL
Le monde au bout d’une corde
Flotte dans l’univers
Ô vide éternel
Pureté atomique
Néant
Seul avec soi-même
Le cercle tourne
Comme la viande morte
Cherche dans les détails
Un sens quantique
Trouve ta vérité
Dans ton carcan
Néant
Tout est vertige
Guidé par la lumière
De ta propre flamme
Noyé est le verbe
Dans une purée absurde
Nihiliste est le geste
Quand on ne saisit plus
De la hauteur du ciel
On est bien bas en enfer
Dans les spasmes
D’une vie d’abysses
Néant
Seul avec soi-même
On devient fou
La vie, le vice, le vide
Un corps au bout d’une corde
Flotte dans la matière
Ô chair matérielle
Saleté organique
Néant
Tout est vertige
Brûlé par la lumière
De ta propre flamme
4. À LA GLOIRE DE L'IMMONDE
À la gloire de l’immonde
De la pestilence et du vice
Du fracas existentiel
Dans la lutte, dans la chute
S’accrocher à de faux espoirs
Se sentir flotter comme un mort
Accepter le fardeau
D’être impuissant, d’appartenir
Pleure
Que règne le chaos, que meure le sens
Pleure
Aux vagues de fange, aux larmes des anges
Pleure
À l’amour du diable et la haine du reste
Pleure
Pour la triste réalité qui n’existe pas
Condamné dans la chair
Accroché à la science
En trois dimensions
La terre paraît plate
Rebâtir son univers
Décomposer la structure
Vouloir autre chose
Traverser le décor
Que règne le chaos, que meure le sens
Aux vagues de fange, aux larmes des anges
À l’amour du diable et la haine du reste
Pour la triste réalité qui n’existe pas
Se laisser effacer
Bourrasque d’émanation
De création, de formation
D’action et de vide
Déchire la membrane
Envahi par le noir
Tellement plus fort, tellement plus juste
Le temps est dans l’espace
L’espace n’est qu’abstraction
Sois l’unique
Sois ton propre dieu
5. SPASME DE HAINE
Vertige
Effroi
Frustration
À quoi bon ?
Vomir
Avaler
Régurgiter
Un appel d’air
Haine des autres
Haine de soi
Haine
Spasme de haine
Que s’exprime le feu, qu’il emporte le tout
Que la force soit, qu’elle terrasse le reste
Que l’être s’immerge sous la surface
Et qu’il s’y noie dans ses angoisses
Que le désir se sublime
Concrètement dans l’abstrait
De racine en abîme
Depuis les éons infinis
Sentir vrombir le besoin de détruire
Trembler, suer dans leur royaume maladif
Spasme de haine
Spasme de haine
Spasme de haine
Spasme de haine
Vouloir pétrir le fond de son âme
Pour en ressortir la substance dégueulasse
Spasme de haine
Spasme de haine
Spasme de haine
Spasme de haine
Ta vie sur terre est un fardeau
6. TOUT RESTERA CARBONE
Il brûle dans le ciel
Le dernier oxygène
Il n’y a plus rien
Noir comme l’ébène
Voûte céleste
Illumine-moi
D’embruns d’étoiles
Désormais éteintes
Glacé, décharné, le repos de l’âme
Le temps s’est effacé, le temps est macabre
Il flotte des corps dans l’univers abyssal
Que s’éteigne le soleil dans son dernier spasme
La lumière n’existera plus
L’homme n’est plus l’homme
Il ne sera plus jamais
Tout désormais n’est plus rien, rien, rien
Cette éternité est vide de sens
Il n’y a plus de tenant et d’aboutissant
Rien
Rien n’est immortel
Tout restera carbone
Rien
En vis-à-vis avec sa futilité
Libéré du sens
Libéré, plus rien à attendre
Rien
Rien n’est immortel
Tout restera carbone
Rien
En vis-à-vis avec sa futilité
L’éternel non-retour
Brille de mille fins
L’immense est blafard
Criblé de lueur pâle
Supernova, enveloppe-moi
De ton crachat spectral, aura de la mort
Remplis-moi de vide, ravive-moi la flamme
Sois ma nébuleuse, sois ma ténébreuse
Brille dans la matière sombre
Un œil ouvert
Vérité cachée au loin dans mes cordes
Mon trône de feu
Dans l’écroulement, je reprends vie
L’enfer des autres sera ma gloire
Le parfum de la fin, la forme des souvenirs
Il n’y a plus rien, rien, rien
Lucifer
Porteur de lumière
Détruis-les tous, détruis-les tous
7. VAGUES DU STYX
Toucher le fond
Tout est difforme
Immortel
Ennui
Irréel
Qui je suis ?
Immortel
Lentement
Irréel
Perdre le fil
Vriller
Apostasie
Vagues du Styx
Immortel
Ennui
Irréel
Qui je suis ?
Tourner en rond
Haïr le temps
Peine
Ronger sa vie
Irréelle souffrance
Éternelle syncope
À quoi bon vivre ?
Irréel, éternel
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