Lofofora : Peuh!

Fusion / France
(1996 - Sriracha Records / Virgin)
Saber mais

Letras

1. JAZZ TRASH ASSASSIN

Nous voilà assis sur un baril de poudre comme des statues de cire prêtes à se dissoudre.
Incapable de scier les barreaux de ta cage, mais dis-moi pour qui te prends-tu pauvre singe ?
Asphyxiés par les machines, le gaz, en manque d'air le ciel nous écrase.
Regarde, nous abordons la phase terminale, le point final de l'empire occidental.
Obligé de rester enfermé c'est sûr en sécurité entre 4 murs, tu n'pourras bientôt plus mettre un seul pied dehors.
Tu ne soupçonnes pas ce que te réserve le sort, tant que sous ta porte ne passe pas encore l'odeur de la mort.
Maître du pouvoir et esclave à la fois, tu finis par ne plus savoir que tu avais le choix car le fait essentiel que ta raison néglige c'est qu'en fait, au fond, personne ne t'oblige


2. LA CHUTE

Craché d'une bulle d'amour, depuis que j'ai vu le jour, je me fais du soucis pour ce qui se déroule et déboule aux alentours, avec le désir de construire l'avenir.
Que tout autour s'écroulent les murs pour laisser passer, tracer le futur.
Tenter de rester libre, garder le sens de l'équilibre avant que tout chavire dans le côté obscur.
Je sais maintenant que je ne suis pas le seul.
A chaque heure je vois des gens qui aussi pensent que les choses avancent à l'opposé du bon sens.
Attention, quand je dis le bon sens il faut que tu saches, avant que l'on se fâche que jamais je n'impose à quiconque mes pensées ni ma cause.
Mais j'insiste, soyons réalistes, le système dérive et arrive à l'âge de la ménopause.
Plus dur sera la chute. Tu ne bouges pas, le monde tourne autour de toi.
Tu ne rêves pas, le monde crève autour de toi.
Tu ne sens pas, le monde s'enfonce sous tes pas.
Je ne serais sûrement pas héros de la révolution, sûrement pas même un morpion dans l'histoire de l'évolution, mais là n'est pas la question, là n'est pas le propos, je ne suis pas venu ici pour cultiver mon égo.
Certains porteurs de plumes ou de micros analysent mes mots, trouvent mes propos démagos.
Ont-ils donc une enclume à la place du cerveau ?
Etrangers à la sensation qu'on appelle compassion.
Seul le suicide du nouveau Sid peut leur provoquer le style de l'émotion en toc.
Je ne bosse pas pour le fric ni pour l'étique plutôt pour l'époque.
Plus dur sera la chute. Parfois empêtré dans le merdier de mes pensées, me vient l'idée de tout plaquer, l'envie de tout quitter.
Mais je me vois condamné à doubler la mise, j'ai les doigts collés dans la prise. Tu ne rêves pas !


3. AMNES' HISTORY

Comment pourrais-je oublier alors encore enfant à l'école "Nuit et Brouillard" sur l'écran ?
Dans le noir nos yeux hagards ne comprenaient pas comment nos grands parents avaient laisser faire ça.
Un tyran, un fou, héros d'une nation, oeœuvrant ouvertement pour l'extermination d'une population désignée responsable d'office, accusée, coupable, offerte en sacrifice à tout un pays affamé de pain et de gloire.
Ils semblaient fiers de l'infamie, certains de la victoire, usant de la folie, poussant à l'agonie les victimes choisies.
Peu d'espoir de survie dans les camps de la mort, pire que du bétail, je n'crois pas qu'il s'agisse là d'un simple point de détail, furent bâtis les plus grands abattoirs de l'histoire.
Dans d'étranges laboratoires d'obscurs docteurs mettaient un point d'honneur à cultiver l'horreur, sourds au cris de douleur d'un peuple qui meurt pour la sauvegarde de la race blanche.
Et le cauchemar recommence.
Les somnambules reculent, alerte à la démence, comme un hasard de l'histoire, le cauchemar recommence.
Comment pourrais-je oublier quand, 50 ans plus tard, ressortais des placards le même vieux scénar'.
On avait juste changé le nom des protagonistes, pour faire le vide, on ne dit plus génocide, mais purification ethnique, et on nous explique que l'on a rien à craindre et pas de temps à perdre, chacun sa merde !
A trop s'en foutre nous sommes devenus des lâches complices inactifs d'une nouvelle tâche.
Dans les livres d'histoire quelques pages qu'on arrache, mais quelque part, dans notre mémoire se cachent les images d'un carnage qui reviennent en flash.
Aujourd'hui un foyer d'immigrés incendié en Allemagne partout en Europe, en Italie comme en Espagne, ici, en France, c'est une évidence le cauchemar recommence.
Qui sera demain la cible des racistes irascibles ?
Qui seront les coupables ?
Qui seront les victimes ?
Du même crime perpétué contre l'humanité qui devra prouver qu'il a le droit d'exister ?
Qui pourra alors s'en foutre, devenir un lâche complice inactif d'une nouvelle tâche ?
Qu'allons nous dire aux enfants quand ils ne comprendrons pas, comment nous aussi avons laissé faire ça, pour la sauvegarde de la race blanche ?
Que le cauchemar recommence


4. ENVIE DE TUER

Montrez-moi votre grâce à faire partie de la race des gagneurs, les vrais seigneurs.
Bâtissez des empires qui font que tout empire pour le bonheur des fossoyeurs.
Déballez vos richesses tel un tableau de chasse à la hauteur de vos erreurs.
Et vous me donnez envie de tuer.
Caricatures obscènes au carnaval du ridicule.
C'est votre vertu qui fait les violeurs pas les films de cul.
Donnez nous des leçons en marge de l'action, maîtres poseurs et beaux parleurs.
Dégueulez des festins en pleurant sur la faim, priez en chœur pour les chômeurs.
Offrez nous en spectacle l'effet de la débâcle, sauvez l'honneur des imposteurs.
Et vous me donnez envie de tuer. Sortir un gun, juste pour le fun


5. MENTAL URBAIN

Lancé à la poursuite du maximum spirit, je me sens pourtant trop souvent arrété, stoppé net, dans ma quête.
Arrivé au bout du compte faudrait pas que je regrette autant d'efforts pour déraper dans le décor et speeder pour rien dans un quotidien, attiré, aveuglé par l'envie de faire quelque chose dont je serai fier.
J'ai comme l'impression de subir la pression, la conviction qu'il faut de l'action, de la fumée et du bruit afin de péter les plombs, pour semer la folie qui me colle aux talons, avant de m'enliser dans la confusion, la conviction qu'il me faut de l'action
Pris au piège, comme en état de siège, attaché malgré moi à cette idée de bien de mal qui m'éloigne de l'animal, m'enveloppe le mental.
Fils de l'électricité et du métal, je ne suis que le fruit, le simple produit d'une civilisation en situation critique.
J'applique la technique de la fuite en avant, affamé, avide, prêt à me lacher dans le vide.
Les kilomètres défilent à ma fenêtre mais je n'saurais jamais peut-être ce qui se passe dans ma tête.
Non je n'veux pas mourir dans la peau d'un blaireau qui se fait mettre le tensiomètre à zéro.
Je n'suis d'aucun parti, d'aucun club, d'aucune secte.
Un panier de crabes, une masse d'insectes, un troupeau de moutons, une meute de loups, ce genre de notions est encore un peu flou.
Au milieu de la foule qui avance à genoux, ma pensée est ailleurs, je suis le sage et le fou.
En mission pour l'accès à l'état de conscience, j'essaie de ne pas perdre confiance mais avant de m'éclipser aurai-je seulement la chance d'accéder au côté sacré de l'existence.
J'ai la pulsion ardente, la passion brûlante, ne comptez pas sur moi pour la file d'attente car je tiens le rôle du 5ième élément entre le feu, l'eau, la terre et le vent


6. BON A RIEN

Pas d'argent, pas de manger, pas de maison, pas de raison, pas d'abri, pas d'ami, pas de rang, pas de répits, pas de rêve, pas de couleur, pas de trêve, pas de chaleur, pas de je t'aime, pas d'emblème, que des problèmes !
Bon à rien, rien à perdre !
Pas d'illusion, pas de sourire, pas d'ambition, pas de mire, pas de charme, pas d'horizon, pas de forme, pas de fond, pas de toit, pas de respect, pas de choix, pas d'intérêt, pas de droit, pas d'erreur, que des malheurs ! Bon à rien.
Pas de rond, pas de faveur, pas de savon, pas de saveur, pas de douceur, pas de joli, pas de fraîcheur, pas de délit, pas de pain, pas de repas, pas de parent, pas de repère, pas de bien, pas de manière, que des galères !
Bon à rien, rien à perdre !


7. MACHO BLUES

Ecoute papa petite fille
Quand papa te dit soit gentille
Tu es le sang de mon sang, la chair de ma chair
Tu es à moi je suis ton père
Tu es à moi à chaque fois
Que se mettent à claquer mes doigts
Dans l'élastique de ta culotte
Allons ne crie pas petite sotte
Je te donne la vie le gîte, le couvert,
Quand j'ai envie, laisse toi faire
Je suis le seul à te comprendre,
Qui d'autre que moi saurait te prendre
Je ne veux pas que tu donne ton corps
Au premier inconnu, les hommes sont des porcs
Ca ne sortira pas de la famille,
Ma petite fille reste docile
Ecoute moi petite garce,
Tu es la dinde et moi la farce
Ne dis pas que mes caresses te glacent
Ta peau est si chaude reste à ta place !
On est si bien sur ma banquette arrière
Ne m'oblige pas à me mettre en colère
Regarde un peu dans quel état tu me mets,
Ce que tu fais de moi
Je t'offrirai les robes dont tu rêves,
De la lingerie fine assortie à tes lèvres
Des nuits de plaisir indescriptibles
Je suis un gars tellement sensible
Regarde dans les yeux celui qui te souille
Fais un voeœux et coupe lui les couilles
Ecoute moi pauvre conne
Au lieu de répéter que tu n'est pas ma bonne
J'ai versé ton sang , pillé ta chair
De tes enfants je suis le père
Tu es à moi à chaque fois
Que se mettent à claquer mes doigts
Dans l'élastique de ta culotte,
Assez de critique, ta gueule salope !
Je gagne la vie, le gîte, le couvert.
Quand j'ai envie laisse toi faire
Je suis le seul à te comprendre,
Qui d'autre que moi aurait voulu te prendre
Approche ici me donner ton corps,
Je te ferai le cri du porc
Tu fais partie de la famille,
Je t'ai à l'oeœil femme docile


8. INTOX POPULI

Inlassablement la voix des médias nous renvoie les exploits de vieux pontes immondes qui pondent des lois ceux qui meurent de froid cet hiver, quelle affaire !
Considérés comme des rats porteurs de peste en subissent le vice des textes sous prétexte d'exclusion, d'expulsion, problèmes d'insertion ou d'intégration jusque là perplexe, voilà que je me vexe.
Qu'on leur cloue le bec, passe moi le marteau et les clous !
A vous repaître de tout vous me gavez le mou que vous avez flasque !
Ne poussez pas, ne me poussez pas !
La masse est malade, l'intox en est la tumeur
Je ne suis pas d'humeur à colporter la rumeur Inévitablement les mêmes tâches nous rabâchent constamment les mêmes slogans et voilà maintenant que l'on donne la parole au plus drôle des guignols quelle drôle d'idole !
Il a la gaulle et flippe en même temps dans le rôle de sa vie Charles de Gaulle 2 puisque le peuple le prétend compétent le voilà président à présent, tout le monde sait pourtant que tout sera comme avant, qu'il ne tiendra pas le quart de tout ce qu'il prétend.
Rappeler moi son nom que je fasse un carton et qu'on le jette dans la Seine par 10 mètres de fond chaussé d'une paire de charentaises en béton
Systématiquement dans le petit écran apparaissent les mêmes tronches de fesse toujours les mêmes gens élus premiers de la classe, élite de la race, jugés par eux-mêmes.
Non pas de problème.
Détenteurs de savoir, usurpateurs de pouvoir toujours les mêmes faces, toujours les mêmes mots toujours les mêmes phrases, toujours les mêmes promesses faudrait que ça cesse !!
20 heures, écarte les fesses, c'est l'heure de la messe le prêtre n'est peut-être pas comme tu l'imaginais, sa divinité tu la connais c'est la monnaie regarde un peu les ragots qu'il nous montre écoute un peu les bateaux qu'il nous monte
Il ne connais pas la honte pourvu que tu le mattes et que l'audimat monte ce style parait-il correspond à l'attente à croire que plus ils mentent plus la foule est contente elle se contente d'une vie en léthargie où jamais personne ne dit assez !!


9. ARRACHE

Fuyez revoilà la bombe, pleurez la mort éclatée creusez des tombes pour la postérité.
Des corps qui tombent, la chair déchirée le bruit de la foudre, les cris de la foule ne pas faire demi-tour, cette fois c'est son tour l'heure, l'endroit, le jour, le prix de sa vengeance effacer le mépris, des années de silence épris de puissance ses tempes tapent tambour à force d'encaisser, il faut bien que ça sorte chasser le naturel, la sauvagerie l'emporte.
Fuyez revoilà la bombe, pleurez la mort éclatée.
Versez des larmes pour la postérité.
Hurlez au drame ensanglanté.
Panique et vacarme au milieu des flammes.
Crevez des gens que ça crève l'écran.
Pour se faire entendre c'est sa façon de répondre.
Répandre la terreur, une seconde et s'effondre la loi du plus fort à changer de camp !
Fuyez revoilà la bombe, pleurez la mort éclatée.
Creusez des tombes pour la postérité.
Des corps qui tombent, la chair déchirée, les cris de la foule, arrachés.
C'est l'histoire d'un homme qui voulait refaire le monde, mais sa tactique sonne comme le tic-tac d'une bombe à retardement.
Vous vous demandez qui ou quoi l'a poussé jusque là ?
Pourtant facile en somme quand on sait que l'homme est lui-même le pire ennemi de l'homme.
Quand la haine est sa reine voyez où ça le mène.
Au bout d'une chaîne tendue, il ne pardonne pas, de sang froid il tue, puisqu'ils sont déjà foutus il détient le feu, se croit maître du jeu, il s'est inventé une fierté de guerrier arraché


10. LE PENDU

Autant se pendre puisqu'il passe sa vie à attendre que quelque chose se passe ici ou en face, mais hélas il fait la grimace car jamais rien ne se passe dans sa vie en forme d'impasse, aucune importance, maintenant il est trop tard, échec et mat, il s'est mis à l'écart, pour lui ça n'est déjà plus l'heure d'avoir l'air stable, fiable, imperméable à l'ennui qui le suit, l'accable, l'accompagne jour et nuit, il est son seul et fidèle ami le seul qui ne l'ait jamais quitté ni trahi aussi 100 fois par jour, il meurt de soif se perd dans le désert de l'angoisse en ressort ivre de peur, ivre de colère rien à faire. lourd, bon Dieu qu'il est pesant le poids des jours, lourd grand Dieu, tellement pesant à quoi s'attendre puisqu'il a perdu le fil l'âme salie de traces indélébiles qu'il essaie d'effacer par vapeurs d'alcool aucune main ne se tend lorsqu'il tombe au sol il n'aura plus jamais confiance en personne, depuis trop longtemps plus rien ne l'étonne il traîne son malaise qui pèse des tonnes quand il questionne le silence résonne et l'assomme alors à grands coups de remords cette fois sa vie le baise jusqu'à la mort ni l'amour ni dieu n'ont rien fait pour lui non jamais ne brille aucune alternative ça ne vaut déjà plus la peine de vivre aujourd'hui plus la peine l'on vienne à son aide le voici au bout de la corde raide, il n'y a plus rien à faire


11. VICE ET RALE

Peau, dans la peau, dans la peau j'ai le vice comme la belle est complice surgissent aux commissures un appétit de luxure comme une montée subite nous incite nous invite à des gestes explicites elle ondule se dévisse je capitule et me glisse à l'instant propice tel un serpent entre ses cuisses prosterné devant le talisman de la matrice je ne résiste pas que mon destin s'accomplisse puisque dans la peau j'ai le vice je lui ôte le haut, elle me ôte le bas hot est l'atmosphère à la vue de ses 2 sphères mon esprit se divise, se dissipe, se disperse et les pensées matérialistes m'indiffèrent d'un mouvement de hanche elle me happe le manche et la voilà qui chante comme un oiseau sur sa branche ça n'est vraiment pas le moment que je flanche restons étanches avant que la tempête se déclenche peau dans la peau dans la peau j'ai le vice je lui lisse le poil, lui montre les étoiles l'envoie dans un monde fractal fait de volutes roses on se confronte tout d'un tas de choses qu'elle évoque sans que cela me choque dans une longue prose, comme ma langue change de prose je lui donne l'occase de me rendre la pareille [l'appareil] génital du bout jusqu'à la base. heureuse flatteuse m'engloutit la muqueuse, la tige nerveuse l'attitude est vertigineuse peau dans la peau dans la peau j'ai le vice sensiblement je m'enlise dans le long glissement de tes reins, elle est tellement chaude que l'on s'agite aux limites de l'obscène trop humides pour être conscients ni même lucides de la scène… mangeons le fruit jusqu'au défendu


12. VIVE LE FEU

" Une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine "

Une raya de bambins livre aux flammes leurs landaus.
Une ribambelle de nains fout le feu dans l'métro.
Une armée de gamins qui brûle les magasins.
Trois millions de lycéens carbonisent leurs bouquins.
Une concierge allumée fout le feu au quartier.
Le président fêlé enflamme l'Elysée.
Trois secrétaires en chaleur calcinent leur directeur.
Une tribu de bonne sœoeurs incendie l'Sacré Coeuur.
Laï laï laï laï Laï laï laï laï Laï laï laï …
Un trio de grands brûlés fait exploser l'hosto.
Et 5000 chimpanzés dynamitent le zoo.
Des rastas éclatés, c'est chaud dans le ghetto.
Les feux dans la cité brûlent pour Géronimo.
Des soldats cannibales rôtissent leur général.
300 patrons qui craquent font sauter la baraque.
Et un vieux bonze chinois se pétrole le minois.
Le froid tue la fillette qui n'a plus d'allumettes.
Les hooligans des stades préparent les jerrycans.
Les jeunes chômeurs s'la donnent aux cocktails Molotov.
Des iraniens inflamment le corps de l'Oncle Sam.
Des squatters s'tapent un boeœuf autour d'un grand feu d'keufs.
Un gang de pyromanes se croit au paradis.
Les pompiers en ont marre, c'est la grève aujourd'hui.
Il y a le feu partout, c'est la fête des fous.
Il y a le feu partout, viv'le feu, viv'les fous.
Chœoeur slaves de la Jeunesse
Un gang de pyromanes se croit au paradis.
Les pompiers en ont marre, c'est la grève aujourd'hui.
Il y a le feu partout, c'est la fête des fous.
Il y a le feu partout, viv'le feu, viv'les fous.


13. SHIVA SKUNK SPECIAL EKOVA FLAVOUR

(Instrumental)



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