Lofofora : Monstre Ordinaire

Fusion / France
(2011 - At(h)ome / Wagram Music)
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歌词

1. UTOPISTE

Je crache mes mots plus vite que je les mâche,
Lâche le morceau,
Evite qu’il m’écrase.

Je brasse de l’air chaud.

Acide dans mes phrases,
Sincère dans mes frasques,
J’essaie de trouver ma place.
Je me perds,
Je me bats.

Si je pouvais déjà,
Limiter les dégâts,
Garder l’espoir tant qu’il y en a,
Ne pas perdre la foi.

Utopiste toujours,
Si mon cœur est violent voit le monde qui l’entoure.

On court après le temps sans savoir s’il existe,
En retour,
On attend un dernier tour de piste.

On s’y perd,
On se noie.

Si l’on pouvait déjà élever le débat,
Garder l’espoir tant qu’il y en a,
On a encore le choix.

Aucun miracle dans vos chemins de croix.

Arrêtez le spectacle,
Je ne me reconnais pas.

Par mes peurs,
Mes reproches,
Déphasé,
De toutes mes forces,
Je m’accroche.

Je sais que je ne pourrai plus jamais avancer,
La tête baissée,
Les poings serrés dans mes poches.
Alors même si j’ai tort,
Laissez-moi le droit de croire encore que tout n’est pas fini même si ça pue la mort.

Même si j’ai tort.

Dans le trouble qui nous inonde de ses idées nauséabondes, Je vois trot de gens se morfondre,
En attendant la fin du monde.

Je n’ai pas dit mon dernier mot.

Il n’est de bonheur résigné.

Vous pouvez me maudire,
Me coucher ventre à terre,
Me tuer ou même pire mais jamais me faire taire.
Jamais !


2. LES EVADES

Regarde un peu comment tout le monde planque sa peur à la simple idée de crever seul.

Mais y’a rien à faire,
Ça reste chacun pour sa gueule.

Ici les moindres signes de faiblesse sont punis comme des crimes.

Quand le délice nous délaisse,
On se porte bien en victime.

Définissons des critères,
Ne surtout pas déranger,
Bâtissons des frontières que nous restions des étrangers.

Toi et moi hors la loi,
Vois comment le vent nous invite,
Qu’on se répande ensemble au-delà des limites.

Comme des évadés qui n’auraient plus qu’une heure à vivre.

Envie de partager dans notre mort,
La candeur primitive.

Tu vois bien qu’à nos trousses,
Courent tous les flics de la ville.

Si l’un d’eux nous retrouve alors jetons nous dans le vide.

Tu verras comme on change les démons en merveilles,
Quand le reste du monde tombera dans le grand sommeil.

Je sais qu’on ne risque rien, accrochés aux étoiles,
De là,
Nous pourrons rire de leurs épouvantails.
Comme des évadés dans l’instant, réunis dans l’instinct.

Comme des évadés,
Je vais ramper sous ta peau pour m’enfermer en toi,
Te délivrer de tout,
Ne douter de rien,
S’envoler en éclats et tomber ivre d’envie de vivre.

Comme des évadés.

J’entends déjà ton corps qui vibre.

Bientôt on s’en foutra de ceux qui ne croient plus en rien,
Je t’invente un endroit,
Je t’y transporte à coups de reins.

N’arrête pas de glisser,
Ça y est,
Je nous sens invincibles.

Vois comme je me balance à ta corde sensible.

Partons sans tarder comme des évadés.


3. ELIXIR

Bienvenue dans le twenty-first century,
On y vend de la mort comme on y donne la vie.

Ici on arrête ni le progrès ni la connerie,
Personne ne demandera jamais ton avis alors on fait comme on a dit.

C’est parti !

C’est la merde,
La guerre,
La misère,
Rien à faire,
On encaisse à sec.

Toutes ces larmes,
Ce sang,
On ne sait pas où ça nous emmène mais il faudrait quand même qu’on apprenne à faire avec.

Retrouvez le sourire,
Oubliez la souffrance,
Laissez-vous séduire,
L’élixir d’indifférence.

J’ai la haine,
Les problèmes s’enchaînent la migraine me monte à la tête.

Insidieusement,
Elle m’accable,
Je me sens impotent,
Incapable et tellement coupable,
Pour moi,
Pour mes semblables,
Pour mes parents,
Pour la planète.

Voyez tout s’éclairer comme une délivrance,
L’occasion à saisir,
L’élixir d’indifférence.

J’appuie sur le bouton pour m’injecter la dose et je me sens bien.

Je chasse le bourdon,
Je vois la vie en mauve ainsi tout va bien.

Je ne suis là pour personne et moi-même je ne suis plus rien mais je me sens bien,
Jusqu’à demain.

Ça m’assomme,
Je déconne,
J’en consomme à la tonne,
Je me cogne comme un insecte.

Seulement,
Ça me donne l’illusion de vivre la vie que je rêve quand le jour se lève sur un nouvel échec.

Vous saurez à l’avenir où va ma préférence.

Un nom à retenir,
L’élixir d’indifférence.

Retrouvez le plaisir,
Ou du moins l’apparence,
Jusqu’au dernier soupir,
L’élixir d’indifférence.

Appréciez la puissance,
Le paradis pour tous.

Cette semaine pour toute lobotomie,
La deuxième est gratuite.


4. LES CONQUERANTS

Tout commence par un point au loin sur l’océan,
Déjà certains anciens l’avaient prédit pourtant,
Sans qu’on y croie vraiment.

Dans leurs bateaux géants,
On les a vus de loin quand ils sont arrivés,
On ne se doutait de rien.

Dans leurs habits de fer,
Ils avaient fière allure pourtant leurs mots barbares et leurs bonnes manières sonnaient un peu comme une injure.

Soudain dans un vacarme,
Un éclair assourdissant,
Ils ont sorti leurs lames de feu,
Face à notre courage,
Ils étaient tout puissants.

Nos guerriers humiliés ont du jeter les armes et ils nous ont pris nos femmes,
Célébré la victoire dans l’alcool et le sang.

Avec leur dieu unique et leur péché de chair,
Ils ont détruit le temps,
Pour nous donner l’exemple,
Imposer leurs prières.

Esprits de la forêt,
Du soleil et des pierres,
Gardez votre pardon car ils savent ce qu’ils font.

Dans leurs vies solitaires,
Prisonniers du béton nos enfants oublieront ce qu’était la liberté, car ils sont civilisés.

Ils ont coupé les arbres,
Pris nos terres pour en faire un décor suicidaire avec leur savoir faire,
Le bonheur clé en maison,
Les sens des affaires,
L’agroalimentaire et les grands magasins.

Et la peine capitale,
L’économie globale,
Et puis leur démocratie qu’est tellement respectable.

De gré ou de force,
Tout cela est pour ton bien.

Même si pour eux un homme vaut toujours beaucoup moins que son poids en uranium.

Aujourd’hui qu’il semble doux le venin des serpents,
Tendre la morsure du loup,
Disparu depuis longtemps de la terre des fous.

Maintenant que les ordinateurs ont remplacé les abeilles,
La vie ne tient qu’à un réseau et même les oiseaux en sont tombés du ciel.

Esprits de la forêt de la pluie du soleil,
Avec perte et fracas,
Ne leur pardonnez pas car ils sont civilisés.

Dans leurs vies solitaires,
Prisonniers du béton,
Nos enfants ont oublié ce qu’est la liberté,
Car ils sont civilisés.


5. LA MERDE EN TUBE

Incroyable,
Tout ce qui tient dans nos crânes.

Effroyable,
Il faut dire qu'on nous soigne.


Tous ces trucs à nous vendre,
C'est pas de la littérature,
Le pire c'est quand ça rentre,
Ça peut plus en sortir.

Lessivés, passés au crible,
V'la nos cerveaux disponibles.

Pour la connerie en barre,
Y'a toujours de l'espace.

Plus c'est gros et mieux ça passe.

Pas de problèmes on assume,
Même pour la merde en tube.

Plus c'est gros et mieux ça passe.

Dans nos regards avides,
C’est facile,
Tout ce qui brille nous fascine.

Des vessies pour les lanternes,
Des couleuvres à la pelle.

Nos vies seraient tellement ternes,
Sans vos tours de babel.

Pour l’argent rien d’impossible,
Nous sommes au cœur de la cible.

Et sans faire la grimace,
Y’a encore de la place.

Plus c’est gros et mieux ça passe.

Pas de problème on assume,
Même pour mon truc en plume.

Plus c’est gros et mieux ça passe.

Abrutis de tous pays donnons-nous la main,
Unis dans le grand rien,
Le néant est pour demain.

Sans complexe,
Sans honte,
Sans équivoque,
Il nous reste plus qu’à baisser nos frocs.

Assommez les consciences quand il y a du fric à faire, Désormais ils avancent à visages découverts.


6. LE VISITEUR

Quel est ce bruit ?
Qui frappe à ma porte ?
Qui se permet de m’importuner de la sorte ?
On n’a rien demandé,
Il fait froid,
Il est tard et aucun visiteur n’est attendu ce soir.

On à rien à voler nous sommes des gens modestes et chez nous c’est le chien qui vient manger les restes.

Rien à me reprocher,
J’en lève la main droite,
On a déjà donné pour dieu,
Pour la peste et tous les traine-savates.

Gardez vos malheurs !

Ferme à double tour,
C’est sans douter une erreur,
Vaut mieux pas s’en mêler.

Sans faire de bruit,
Sors le fusil,
Il finira par s’en aller.

Mais il frappe encore,
Pourquoi il insiste,
Ne bouge pas,
Attends plutôt qu’il déguerpisse.

Si c’était ce fugitif,
On dit qu’il est terroriste,
Derrière la forêt,
Ils ont perdu sa piste.

Ou bien est-ce le père,
Les bras pleins de cadeaux,
De promesses,
Qui s’éclipse aussitôt sans nous laisser d’adresse.

Quant à cette traînée qui m’a tant fait souffrir,
Tu ne crois quand même pas qu’elle aurait l’audace,
Qu’elle oserait revenir.

Gardez vos malheurs !

Ferme à double tour,
C’est sans doute une erreur,
Vvaut mieux pas s’en mêler.

Sans faire de bruit,
Sors le fusil,
Il finira par s’en aller.

Et si c’était la mort qui ce soir,
Venait frapper au hasard.

Un ennemi égaré dans ma mémoire,
Un cadavre,
Un cadavre planqué au fond d’un placard.

Un souvenir enfoui quelque part,
Derrière mon cafard sous un tas d’idées noires.

Un esprit frappeur,
Sorti du brouillard,
Avec tout ce qu’on entend tu trouveras ça bizarre ?

Gardez vos malheurs !
Ferme à double tour,
C’est sans doute une erreur,
Vaut mieux pas s’en mêler.

Sans faire un bruit,
Sors le fusil, il finira par s’en aller.

S’il veut voler nos poules,
S’il vient violer nos filles,
Qu’il nous laisse tranquilles.

Mais j’entends ses pas qui s’éloignent et vacillent.

On ne saura jamais,
On ne saura pas,
Ce qu’il nous voulait.

Il a fini par s’en aller.


7. MA FOLIE

Depuis toujours,
Tu ne m’auras jamais laissé le choix,
C’est ainsi et crois-moi,
Je ne t’en veux pas.

Sans prononcer un mot,
Tu restes plantée là,
A me pousser vers le haut,
Me tirer vers le bas.

Ô toi ma folie,
Tu me conduis,
Je te suis aussi longtemps que tu donneras un non-sens à ma vie.

Dans tes ombres noires et blanches,
Dans ces moments de silence et ton goût des métamorphoses, Quand tu m’aspires sans que j’y pense à nouveau.

Dans la même danse,
Là où par-dessus tout,
Ta volonté s’impose.

Ô toi ma folie,
Tu m’envahis,
J’obéis.

Aussi longtemps que tu donneras un non-sens à ma vie.

Est-ce une peine ou une chance ?
Je ne connaîtrais pas autrement,
Autre chose.

Contrôle mes égareements,
Abuse ma conscience,
Mais emmène-moi encore plus loin si tu l’oses.

Ô toi ma folie,
Tu m’enfuis,
Je t’en prie.

Aussi longtemps que tu donneras un non-sens à ma vie.

Tu es la sève,
Je suis le fruit,
Tu es l’essence, je suis le cri.

Tu es l’absence et l’interdit,
Je crève d’envie,
Je crève d’ennui.

Je veux des parfums sur ma route,
Enlève-moi une fois pour toutes,
La vérité n’existe pas.

Ce monde est trop triste et trop plat,
Je ne crois plus ce que je vois.

Je te veux toute,
Je suis à toi.

Ma folie.


8. UN MEC SANS HISTOIRE

Réveil courbatures,
Un café soluble,
La brume matinale,
C’est toujours la crise.

Ascenseur en panne,
Bonjour à la dame,
Du givre sur le pare-brise.

Pointeuse à la bourre,
Une clope dans la cour,
Un trou dans sa chemise.

Discussion débile,
Pendue immobile.

Toujours et encore le chef qui les brise.

Sans le connaître on peut dire qu’il avait l’air,
D’un bon père,
D’un mari exemplaire.

Jamais un geste déplacé ni un mot de travers,
Toujours bonjour bonsoir,
Un mec sans histoire.

La sirène qui hurle,
Les nuages qui brûlent,
Une journée de plus à se faire castrer.

Une grève de métro,
Un tour au bistrot,
Pas envie de rentrer.

Des regards blasés,
Quelques verres de trop,
Des poubelles éventrées.

Le froid et la crasse,
Un tramway qui passe.

Pendant un instant son reflet dans la glace.

Un souvenir d’enfance,
Une boucle de ceinturon,
Un soldat en plastique,
Un pantalon marron,
Un train électrique,
Un baiser sur le front,
Des pas qui font craquer le parquet.

Une ombre au plafond,
Un secret bien gardé.

Sans le connaître on peut dire qu’il avait l’air,
D’un type normal,
D’un voisin ordinaire,
Jamais un geste déplacé ni un mot de travers.

Toujours bonjour bonsoir,
Un mec sans histoires.

Encore la douleur,
Toujours ce cauchemar plus vrai que nature.

Un dernier hiver,
Montée de chaleur,
Une tache sur le mur,
Un titre accrocheur rubrique faits-divers.

Sans le connaître on peut dire qu’il avait l’air,
Du type pas fier,
Il avait tout pour plaire,
Jamais un geste déplacé ni un mot de travers.

On ne pouvait pas savoir,
Un mec sans histoire.


9. CANNIBALES

Elles nous arrivent,
De tous les côtés,
Ces envies qui nous prennent que la coupe soit pleine et qu’elle déborde même si ça entraîne plus de liens,
De chaînes pour les chiens de nos chiennes.

Sans nul autre pareil,
Pour se dévorer à plein temps,
Nous les cannibales,
Laissons pousser nos dents et pour l’agonie,
Nous avons du talent.

Mais le sort en est jeté,
Déjà l’on voit tourner les vautours par-dessus nos têtes,
On ne fera pas demi-tour,
Rien ne nous arrête.

Jusqu’à la nausée jusqu’à l’overdose,
Plus c’est indécent et plus c’est grandiose,
Un plaisir malsain dictée par la névrose,
Plus fragile que l’on pense,
Plus fort que l’on suppose.

Faisons des perdants,
Que les gagnants se gavent,
Des minables,
Des mendiants qui en bavent.

Il ne restera plus assis sur une épave qu’une soif inassouvie et des milliards d’esclaves.

Sans commune mesure,
Pour détruire ce qu’on touche.

Nous,
Les prédateurs,
En avons plein la bouche,
Nous sommes serviteurs du royaume des mouches.

Mais le sort en est jeté,
Déjà l’on voit tourner les vautours par-dessus nos têtes,
On ne fera pas demi-tour,
Rien ne nous arrête.

A la gloire des nécrophages !

Faites place à la vermine !

On ne pense pas,
On s’incline pour les prophètes du carnage,
Promoteurs de la ruine.

On a perdu nos âmes tant ils nous poussent au crime.

Sans nul autre pareil,
Pour se dévorer à plein temps.

Nous les cannibales,
Laissons pousser nos dents et pour l’agonie nous avons du talent.

Mais le sort en est jeté,
Déjà l’on voit tourner les vautours par-dessus nos têtes,
On ne fera demi-tour,
Rien ne nous arrête.


10. FRUSTRASONG

L’horizon décline et moi qui ne suis qu’un numéro sur une liste,
Inconnu perdu parmi les anonymes,
C’est à peine si j’existe.

Mes pensées angoissées m’oppressent et mon corps me pèse.

De sentiments en ressentiments,
Je sombre dans le malaise.

Pourtant j’ai fait des efforts pour hors de l’horreur maintenir la tête.

Résister au vent glacé quand la sueur fait surgir la bête.

Mais,
Personne ne sais qui je suis ne ce que je vaux,
Personne ne voit le montre en moi,
Qui fera de moi un héros.

J’ai assez ramassé les sarcasmes,
Mangé la vie comme une beigne et puisque personne ne m’aime, Alors que tous me craignent.

Je veux lire la terreur dans leurs regards égarés qui demandent pardon.

Pour la honte et le mépris,
Voir leurs yeux effarés.

Entendre pleurer mon nom.

Non,
Personne ne sait qui je suis ni ce que je vaux.

Personne ne voit le monstre en moi,
Qui fera de moi un héros,
Un jour,
Je serai celui dont on connaît l’histoire,
Qui fait grincer des mâchoires,
Qui fait trembler dans les cités dortoirs,
Dans les phobies,
Dans les cauchemars des enfants.

Pour les salopards,
Pour les braves gens,
Le métal froid et lourd là,
Posé dans ma main.

Ce n’était pas mon jour,
Mais tu verras demain,
Je serai un héros.


11. LA BEAUTE ET LA BETE

Tous capables du meilleur,
Responsables du pire,
Nous sommes les rois par erreur d’un misérable empire.

Nous savons briller de mille feux et nous avons brûlé la terre.

Nos remords comme nos jours heureux,
Peu à peu s’envolent en poussière.

Le bien reste l’ennemi du mieux,
De la nuit jaillit la lumière.

Je suis celui qui donne sans compter,
Celui qui juge à la hâte.

Celui qui affronte la peur pour sentir plus fort son cœur battre.

Celui qui oublie que lorsqu’il est né,
Il marchait à quatre pattes.

Moitié poètes,
Moitié ratés,
Nous sommes la bête et la beauté.

Il ne faut pas que ça vous inquiète,
Nous sommes la beauté et la bête.

Je l’ai vu dans tes yeux où l’amour se reflète,
Nous sommes la beauté.

Dans l’orgueil,
Dans le feu qui brûle à nos cotés,
Nous sommes la bête.





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