Killers (FRA) : Fort Intérieur

Speed Heavy / France
(1998 - Brennus Music / Self-Released)
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Letras


1. PARANOÏA

Personne n'entend celui qui parle au nom de ceux qui se taisent.
Personne ne souhaite vraiment mesurer l'ampleur du malaise.

Tout le monde s'observe.
Tout le monde se plaît à jouer l'imposture.
Tout le monde se préserve.
Tout le monde se méfie et chacun murmure.

Personne ne parait vouloir entamer sa duplicité.
Personne ne voudrait engager sa responsabilité.

Tout le monde s'isole
Tout le monde délègue et se laisse conduire.
Tout le monde se frôle.
Tout le monde se dit que les gens sont capable de tout.

[Chorus]
Paranoïa sur l'existence.
Paranoïa, Paranoïa
Paranoïa sur les consciences.
Paranoïa, Paranoïa
Parano, y'a sûrement une raison.
Paranoïa, Paranoïa
Paranoïa pas de solution.
Paranoïa, Paranoïa

Personne n'a vraiment essayé de réfréner sa violence.
Personne n'a évité de cracher sa "divine" sentence.

Tout le monde se vexe.
Tout le monde s'affole et se fout de savoir pourquoi.
Tout le monde est perplexe.
Tout le monde croit que son voisin veut piquer son emploi.

[Chorus]


2. SÛRS DE RIEN

Espérons que la vie nous réserve
Les excellences de la sacro-sainte morale... agnostique.
Autant rêver que le pouvoir s'érige
En guérisseur de tous ceux qui se sont couchés... à ses pieds.

Quasiment pas certain de vouloir un jour crucifier mon prochain.
Quasiment plus envie de ressembler à ces gens qui se prosternent.
Quasiment dépassé par le malheur de tous ceux qui se taisent.
Quasiment résigné à simuler le bonheur malgré tout :

[Chorus]
Quasiment sûr de rien...
Quasiment sûr de rien...
Totalement sûr de rien...
Quasiment sûr de rien...

Espérons que l'avenir se décide
À nous montrer que le regard des autres a choisi... de nous lâcher.
Autant râler sur les idées pourries
De tous ces porcs qui se sont fait élire en espérant... que je vote.

Quasiment pas certain de vouloir un jour conserver mon chargeur.
Quasiment plus envie de ressembler à ces peureux imbéciles.
Quasiment dépassé par le malheur de tous ceux qui se taisent.
Quasiment résigné à simuler le bonheur malgré tout :

[Chorus]


3. ALLEZ VOUS FAIRE...

Ainsi donc, c'est moi qui devrais me taire.
Je n'ai pourtant pas l'impression d'être le seul à me plaindre de vos mensonges.
Trop fatigué pour jouer les assesseurs, trop méfiant pour vous confier un quelconque crédit... je suis usé.
Abreuvez vous de votre pouvoir, le peuple se croit souverain.
Profitez bien de son indulgence. Pour ma part, je n'ai qu'une question :

[Chorus]
Allez vous faire... ce que vous dites ?
Allez vous faire... ce que vous nous dites.

D'accord, c'est pas comme ça que l'on devrait faire.
Parait qu'on fait le jeu de ceux qui prônent la haine.
Tant pis pour nous... fallait pas nous prendre pour ce que l'on est...
Fallait pas nous montrer que l'on avait trop peur de vos ambitions.
Abreuvez nous de votre pouvoir, le peuple vous fait souverain.
Profitez bien de notre silence. Pour ma part, je n'ai qu'une réponse :

[Chorus] (x2)

[Chorus] (x2)

Allez vous faire... ce que l'on vous dit tous...


4. ANIMAL

J'ai pas vraiment su leur dire s'il fallait me soigner.
Encore moins décidé si j'allais me contenir.
Ils m'ont dit de me calmer, que l'avenir serait rose.
Je crois que ça les effraie quand ils me donnent leur dose.
Un animal sauvage. Un animal en cage. Un animal sauvage. Un animal en rage.

[Chorus]
Animal !! (x4)

Ils m'ont relâché un jour ne me disant : "tu es prêt..."
Le monde et sa vanité sauront jouer les vautours.
Ils m'ont donné un prénom et mon nouveau matricule.
Je crois que je suis un homme, depuis, on me manipule.
Un animal sauvage. Un animal en cage. Un animal sauvage. Un animal en rage.

[Chorus]

[Chorus] (x2)


5. ARRANTZALE

Arrantzale maitagarri, gogoan diat hire irri.
Libertatez hain egarri, hautatu gure aberri.
Arrantzale maitagarri, gogoan diat hire irri.
Abertzale bai gudari, guretako haiz erori,
Sasitar ta presoeri laguntza nahiz ekarri.
Tirokatuz xoriari, pozik hago ihiztari.
Ez uste ken geroari esperantzaren iturri.
Hau gertatu Didieri hautetsien nahikari.
Lotu gaiten borrokari bizi dadin Euskal Herri.


6. JUREZ

Les portes qui se ferment sur un foyer quelconque.
Le voisinage sait mais c'est pas son problème.
Tu sais bien : par chez nous, y'a pas de délinquance.
On n'est pas chez les fous, c'est juste un coin tranquille.

Mais il y a des cris qui parfois dérangent.
Il y a des silences qui font si mal que l'on en meurt.

Les langues se délient lorsque le mal est fait.
On ne veut pas y croire et pourtant, c'est chez nous.
On réclame la mort et l'on se nomme juge.
On oublie de parler de sa complicité.

Mais il y a des crimes qui nous rassemblent.
Il y a des violences qui nous rassurent.
Levez la main droite, seriez-vous sûrs de pouvoir clamer votre innocence :

[Chorus]
Jurez !! (x4)

Et puis, le quotidien revient nous assourdir.
On regarde les autres et l'on se croit meilleur.
C'est comme un purgatoire où l'on se serait absous de nos inhibitions et et de nos certitudes.

Mais il y a des jours où l'on regrette : quand il n'y a personne pour nous entendre.
Levez la main droite, seriez-vous sûrs de pouvoir clamer votre innocence :

[Chorus]
Jurez !! (x4)


7. MODE D'EMPLOI

Déballer tout en suivant les instructions.
Se mettre à deux est fortement conseillé.
Hausser la tension sur tout le secteur : tous les voyants s'allument.
Manipuler l'engin avec précaution. Thermostat 10 sur la position choisie.
Garantie 9 mois, contrat de confiance : satisfaction en prime.

Incident de parcours, prière de revenir au départ.
Fabrication lancée, vous avez enfin découvert...

[Chorus]
Le mode d'emploi de la vie... le mode d'emploi...
Le mode d'emploi de la vie... le mode d'emploi...

Décongeler, c'est souvent ce qui nous gène.
Ce père me qualifiait dans mon éprouvette de foutu vaurien parce que j'voulais pas féconder sa Germaine.
OK, je sors mais fais gaffe à vos ovules.
Ma banque croule sous les dons anonymes,
Y s'pourrait bien que je me présente aux érections futures.

Incident de parcours, prière de revenir au départ.
Fabrication lancée, vous avez enfin découvert...

[Chorus]

Parait qu'la D.D.A.S.S. c'est parfois bien dégueulasse.
Mais l'adoption la confusion en un mot :
Un processus douteux lié à l'arrêt de mon cursus.
Finalement, j'crois qu'le plus sérieux de tout ça
C'est d'revenir direct au premier couplet.
Tant mieux si ça marche, tant pis si ça foire :
L'essentiel c'est d'y croire.

Incident de parcours, prière de revenir au départ.
Fabrication lancée, vous avez enfin découvert...

[Chorus] (x2)


8. POUR TOUJOURS

Je m'en vais loin, peut-être que je m'enfuis.
Je m'en vais serein, peut-être que tu m'en voudras.
J'aurai pu arracher mon destin
Des griffes de ce mal qui nous sépare.
À quoi bon ressasser tous les "peut-être",
Je préfère te dire mon bonheur.

Aimer la vie que l'on a su apprendre.
J'ai sûrement du te blesser,
Je voudrais que tu me pardonnes.
Aimer la vie que l'on a su attendre.
J'ai sûrement du te presser,
J'avais peur que tu m'abandonnes.

Je reviens de loin, je me suis accroché à ta vie.
Je reviens enfin, je me suis décroché de ma nuit.
J'aurai voulu éviter ce ravin
Mais la vie a préféré mon départ.
Plus que jamais, je voudrais te promettre
Mes sentiments pour soutenir ton coeur.

Aimer la vie que l'on a traversé.
J'ai sûrement du la blesser,
Je voudrais qu'elle me pardonne.
Aimer la vie quand elle ne finit jamais.
J'ai sûrement du me presser,
J'avais peur qu'elle m'abandonne...

[Chorus]
Pour toujours.
C'est toujours plus dur pour ceux qui restent
Mais il faut quand même tenir... toujours.
Même si les ténèbres, sépulture du coeur,
Font tout pour que l'on saigne.
Ils ne pourront nous séparer.
Ils ne feront jamais que renforcer notre amour...
Pour toujours...

[Chorus]


9. LE FOUS DE DIEU

Ils ont suivi le chemin des Croisés
En glorifiant le nom de leur Dieu :
Exterminer tous les chiens
Qui oseront les braver.

Religieusement, ils se camouflent
Derrière un islam qui les dit "fous" :
Égorger tous ceux
Qui pourraient les avilir.

C'est vous les fous
Qui vous croyez martyrs.
Vous salissez toujours
Ce que vous touchez.
Vous semez le trouble et l'amalgame.
Vous déshonorez tous les préceptes

Au nom de votre Dieu,
Au nom de votre folie,
Au nom de votre hérésie.
Attention à eux...

[Chorus]
Les fous de Dieu...
Les fous de Dieu...

Au nom de votre Dieu,
Au nom de votre folie,
Au nom de votre hérésie.
Attention à eux...

[Chorus] (x2)


10. PLUS FORT QUE LA COLÈRE

Assise dans ses problèmes, elle revoit tous ses échecs.
Tant de soirées soitaires à partager son ennui.
Carnets intimes sucrés pleins de chagrin et de rêves.
Mots doux naïvement beaux, elle y croit toujours...

[Chorus]
Plus fort que la colère : elle espère.
Plus fort que la douleur : elle attend.

Elle a grandi, abandonné son âge. La vie lui a brûlé tous ses mots.
Dire qu'un jour elle a voulu mourir pour un soleil qui l'avait trahie.
Elle a troqué ses rêves d'enfance contre une réalité asassine.
Désespérément plier l'échine devant l'égoïsme d'un salaud.

[Chorus]

Il a sorti tous ses beaux discours en lui promettant monts et merveilles.
On lui a cassé son innocence. Soudain, la vie lui apparaît fichue.
Elle a choisi de se résigner mais parfois, elle repense à son fils.
Serait-il celui qui fera souffrir ou bien celui qui saura se montrer...

[Chorus] (x2)


11. ROYAUME DU SILENCE

Quand le ciel est gris, on les voit soudain s'occuper de nous.
"Je vous assure, vous n'aurez pas à regretter vos voix".
Quand la clameur de la rue vient les souiller, il n'y a plus de "Majesté" :
Chacun pour soi, la patrie en danger devient le grief.
On envoie ses valets pour maintenir l'ordre : "Y'a pas de raison, si c'est payé, ça doit taper sans rechigner sur ceux qui contestent"... pire que la peste...

Quand le ciel est rouge, plus rien ne bouge chez les nouveaux seigneurs.
On ferme les yeux, déontologie redevient l'alibi.
Quand le journalisme collaborateur devient l'instrument du pouvoir,
On sait remercier les bons papiers seront toujours appréciés.
On envoie les budgets à ceux qui méritent, "Y'a pas de raison, si c'est flatté, ça doit baver sans s'faire prier un journaliste"... un humaniste...

[Chorus]
Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.
Au royaume des sourds, ce sont les médias.
Au royaume des muets, les politiciens.
Royaume du silence, mes condoléances.

Quand le ciel est bleu, c'est dans leurs armes que se terre la loi.
"Je vous rassure, je suis là pour veiller sur vos intérêts,
N'ayez pas peur, dormez, je le veux, vous êtes en sécurité, nous sommes vos geôliers, nous venons vous exécuter..."

[Chorus]


12. SAUVE QUI PEUT

Tu me regardes souvent et tes yeux me font plus beau.
Au dessus de ma tourmente, il y a toujours ton soleil.
Que je reconnaisse ou pas le bien fondé de ma vie,
Tu sauras toujours guérir les instants où je vacille.
Et si parfois je me plante, je sais que ta voie est l'issue.
Si souvent je déjante, tu sais : la route sera longue.

[Chorus #1]
Au plus profond d'un être, je veux trouver tout ce qui nous unit.
Au plus profond d'un être, je veux aimer tout ce qui peut céder.
Au plus profond d'un être, il y a toujours la faiblesse d'un cri.
Au plus profond d'un être, à toi de comprendre : sauve qui peut...

Tu sais m'écouter sans mentir ta vérité me grandit.
Au dessus de nos souffrances, il y aura toujours nos coeurs.
Que je te connaisse ou pas, tu appartiens à la vie.
Tu devras toujours chérir tous ces instants si hostiles.
Et si parfois tu te plantes, tu sais que ma voix est l'issue.
Si souvent tu déjantes, je sais : la route sera longue.

[Chorus #2]
Au plus profond d'un être, je veux trouver tout ce qui nous unit.
Au plus profond d'un être, je veux aimer tout ce qui peut céder.
Au plus profond d'un être, il y a toujours la faiblesse d'un cri.
Au plus profond d'un être, à toi de l'entendre : sauve qui peut...


13. AINSI SOIS-TU

Envie de s'éloigner de tous ces simulacres, envie de retrouver l'essence d'un salut :
Une lueur saura toujours vous capturer au nom d'un au-delà que l'on vous offrira.

Un signe de croix sera toujours plus fort que l'indicible espoir de vous savoir morts... morts sur l'autel de vos croyances.

Gourous-cancers et manipulateurs, insignifiants disciples de l'absurdité :
Vous cultivez le ciel des paradis fiscaux en sacrifiant l'esprit de tous vos abrutis.

Un signe de foi sera toujours unique.
Sauras-tu l'éloigner de ces voies chimériques.

[Chorus]
Ainsi sois-tu... si tu veux que j'écoute...
Ainsi sois-tu... si tu veux que je doute...
Ainsi sois-tu... imprévisible et maître de tes actes.
Ainsi sois-tu... électron singulier d'un autre système

Le siècle des lumières a fini de briller.
Celui de la science va nous robotiser.
Lobotomisation de tous les assistés.
Si l'inconstance meurt, faudra nous empailler.

Un signe de toi sera notre antidote.
Faudrait d'abord que tu me vires ces foutues menottes.

[Chorus]


14. VICTIME

Il s'est réveillé en se demandant ce qu'il avait fait la veille.
Était-ce le sang ou bien le désordre, ce lit de tessons de bouteilles ?
Aucun signe de vie dans le quartier, les bruits du chantier semblent lointain.
Il y a pourtant des souvenirs flous qui paraissent malsains.

Lumières sombre, trop d'alcool encore, des éclats de voix résonnent.
Traverser la ville, direction perdue, retrouver au moins sa zone.
Une lueur au coeur de la nuit qui s'arrête et soudain s'efface.
Des bruits de pas, il se met à courir pressentant la menace.

C'est bien le signe des milices qui se nomment chasseurs de prime.
Ne plus bouger sinon leurs armes auront trouvé leur prochaine victime.

[Chorus]
Victime... Victime... Victime...

Bruits de saccage dans le foyer proche,
Les flammes se font rédemptrices des pulsions sauvages de ces assassins,
La loi se fait plus créatrice.
Des bruits d'expédition punitive pour assurer le nouveau régime.
2020, la France va bien : les gens tiennent leurs nouvelles victimes.

[Chorus]


15. LES ALÉAS DE LA LOI

Ils se sont levés sans vraiment savoir
S'il fallait saluer tous les apparats.
Les jurés se lèvent, les têtes se baissent
Surtout si la proie n'a pas trop d'aisance.
Et les regards se figent sur leurs attitudes.
Est-ce que la justice peut se croire sincère
Lorsqu'on accorde le droit de juger
À de simples pions qui aboient ?

[Chorus #1]
Ce sont les aléas de la loi...

Il s'est avancé au coeur du prétoire
Et les journalistes se sont répandus.
Les regards des juges se sont faits plus doux
Devant le charisme de "l'ancien" puissant.
Et les regards se figent sur les yeux charmés.
Les juges se font soudain plus compréhensifs.
Où sont tous les préceptes dont l'on fait fierté ?
Les puissants triomphent toujours :

[Chorus #1]

"La loi est la même pour tous."
Du moins, c'est ce que l'on nous a dit.
Les peines seront toujours celles
Que les jurés auront voulues.
Un sentiment de loterie
Où les gagnants ne seraient jamais
À l'abri d'un moment de faiblesse :
Faut qu'ça laisse des traces.

[Chorus #2]
Les aléas de la loi... (x4)


16. PEUPLES OUBLIÉS

Peuples oubliés décimés par les hommes
Et le sang de nos idées,
Ces milliers de soldats qui se sont servis de terres
En laissant tous les sévices ainsi souiller nos mémoires :
C'est ce que certains appellent des guerres de morale.
Comme si le sang versé pouvait justifier
La honte de tous les actes commis au nom de tous nos egos.
Civilisation d'assistés, les pouvoirs vous font taire.
Vous n'avez plus de passé, l'avenir sera ainsi.
L'avenir sera uniformément triste.
ainsi vous serez vengés.
Ainsi nous avons choisi :
Ainsi périra la planète.

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