1. L'APPEL
(Instrumental)
2. MOUROIR
Là ou se meurt les héritages
Fange de l'esprit et de la chaire
Grisâtre Cité désanctifiée, défigurant l'horizon
De ses hideuses armoiries
Nourrissant au seins , ses condamnés
Aux errances entravés de milliers de fardeaux
Et sur leurs apparats souillés
Le foutre des Géniteurs
D'opprobre en transhumance extatiques
Cortège d'esthètes au corps mourants
S'enlisant dans cet éden de moisissure
Que je vous contaminent de mes vomissures
D'ascète au regard opaline, malade des décennies
Et qu'à l'ombre de vos immondes édifices
je vous vois vous épandre
Ainsi, comme soudains éparre
j'en retournerai à mes cimes d'argents
et mes vallées de brumes
Dansant dans le feu et le sel
Arborant l'edelweiss
3. TILL
Aux antipodes des convalescents
La bave aux lèvres, la rage au ventre
La lame hors du fourreau, le cœur brulant
Toujours bien durs et arrogants
De vous voir crever, tel est notre rêve
La barbe de toutes ces maudites trêves
Fini les inhibitions du sacré, les initiations au médiocre
Vos bien-pensantes appartenances
Et vos idylles au soleil
Nous somme les nouvelles chimères
Survivalistes de l'oubli, sous les glaces, en sommeil
À la fonte, restera l’essentiel
Le sang des communs dans la fange et les selles
Le temps des empathies est révolu
Que le sang jaillisse des gourdes
Que la pluie s’abatte comme l'amertume
On restera toujours debout
L’œil vif et le sourire narquois
Ton dernier souffle telle la proie
C'est face à ma gueule, une lame dans le bide
Que tu l'expulseras, fausse-couche.
Nous sommes les nouvelles chimères, survivalistes de l'oubli
Sous les glaces, en sommeil, à la fonte restera l'essentiel
Les sang des communs dans la fange
Les sang des communs dans les selles
4. REPRESAILLES
"D'une Humanité en sursis
S'engendrent les conjureurs de sorts
Les assassins d'aristocrates
Pour la mise à mort des nouveaux empereurs
Surgit de la circulaire, l'Oriflamme des démons
Pas de St Denis, ni de "Passio sancti Dionysii"
Mais l'affront et la Haine
Et la carcasse d'Hilduin dans l'Eden
La peine a forgé nos âmes
Dans les larmes et la honte
D'une vie dans l' immonde
Résurrection et véhémence
« Et déjà la Mêlée en sa sanglante orbite Commence à tournoyer. Sur le sol qui palpite, Elle est à l’œuvre et va broyer, comme un fouleur, Des peuples de tous bords et de toute couleur. Des hommes arrivés du Couchant, de l’Aurore, Du Liban, du Cenis, du Léman, du Bosphore Elle est dans son domaine; elle tempête, elle a Sous ses pieds à pétrir les combattants d’Allah ».
(Poème d'Antoine Jacquemoud, 1844)
Surgit de la circulaire, l'Oriflamme des démons
Pas de St Denis, ni de "Passio sancti Dionysii"
Mais l'affront et la Haine
Et la carcasse d'Hilduin dans l'Eden
Fustigées soient les chairs, des iconoclastes de velours
Aux mains gantées de blanc et ornées de Bijoux
Mort aux faux prophètes, lyricistes des destins
Trompeurs, révisionnant les lois du divin
Savourez maintenant le joug
De mes fulminantes représailles..."
5. AUX DIKTACTS DE L'INSTINCT
Funeste oraison qui s'exclame
De la gueule des loups, au milieu du troupeau
Sous un ciel noirci couleur cendre
Que s'enveniment de milles poisons
Les plaies du nouveau monde
Que gisent au sol ces immondes malformés
L'âme encrée aux teintes pourpre
Aux diktats de l'instinct, sentez nos lames vous parcourir du bas du ventre jusqu'à la gorge
Voyez vos descendances incandescente servis en festin aux charognes
Pour contempler en final
De ses astres scintillants , l'univers capitulé
Aux sombres râles de nos cors maudits
Et de nos parjures Hérétiques.
Abandonnée aux confluents erratiques
Tu te résigneras ! Humanos vitalis
Aux amers constats et au goût du sang
Et aux âmes enflammées de tes disciples
Aux confins de ces terres de sang
Sinistre décors de funéraille
D'arbres morts en faunes esclaves
Sur vos sépultures , nos victuailles
6. RITE
(Instrumental)
7. ETRUSCA DISCIPLINA
Après l’âtre et le papier,
Tel l'haruspice rassasié
Sur la roche, le sang
Ronger les os, et la terre
Sous la grisaille, puis la nuit
Tertre à ciel ouvert, sur l'astral
Autarciste vénéneux, porte-parole des langues mortes
Excavateur des secrets, des entrailles de la mère
De rituels en transmigrance, l'âme se perd
Comme Moraine dans les glaces,
Jusqu'aux tumultes de la serpentine
Le feu consume les tuniques, les atours
Les runes parlent, le sang s'écoule
Les étoiles s’estompent sous la fumée
Tout s’effondre, Tout brûle
Autodafé des scores du destin
Abandon du futile
Érudition et renaissance
Se déchire sur le ressac
Mon corps avili
Lyrics geaddet von opeth59 - Bearbeite die Lyrics