
Dead For A Minute : Diégèse

Las palabras
TRELSKOVSKY
Cette vie, est-ce la mienne ou bien celle d'un autre ?
La confusion est si grande Quelle est ta vision des choses ?
Se donner en spectacle, exhiber ses faiblesses pour une gloire futile
Médiatisation à outrance
Les yeux rivés sur l'objectif
Une réalité
C'est ma propre mort que j'observe
Plus addictive mais
Gros plan sur ce corps obscène
Moins intéressante que la mienne
Je suis le reflet
Pourtant je suis soumis
Cette vie, est-ce la mienne ou bien celle d'un autre ?
La confusion est si grande quelle est ta vision des choses ?
Décomposer les images pour ne plus les subir
ETAIN
Dans un écrin d'argent
J'ai trouvé le repos
Le rythme qui me sied
Lové tel un serpent
Embrassant les courbes de son cou
A genoux, asservi, un jeûne de joie où les choix sont bannis
Face contre terre, aveuglé
Consumé par ces sentiments contradictoires
Vivre une vie factice et obéir aux ordres
Assujetti a cet être « supérieur »
Enterrer les jours sous les crises de nerfs
Enterrer les années
Et ce temps qui nous est si précieux
Ma vie vaut mieux que ça
Je ne suis pas venu au monde pour gâcher mon énergie à satisfaire le mythe de l'esclavage moderne
Ce mythe est une réalité
J'ai toute une nuit pour penser à ce que je ferai demain
Pour regarder les masques qui défilent dans la rue
En signe de protestation, on se prosterne
On s'écorche les genoux sur des cailloux trop froids à mendier pour profiter d'une minable petite heure de notre vie
Des minutes si précieuses, et pourtant gâchées par l'envie
Un dernier élan désespéré
On nous use
On cuisine notre cerveau
On fait bouillir nos os
Et on achète le silence avec des ruses
FÉTICHE
Déviance, sexualité refoulée, malsaine, maladive
Je cherche un substitut à cette passion dévorante
Je ne veux pas me noyer
Je veux respirer la peau, goûter la normalité
D'une vie sans histoire
Ce que tu refuses de me donner, je dois le prendre
Les doigts dans les yeux, couvert de sueur
Un carnet où écrire pour salir sa candeur
Jouir la douleur, exalter la souffrance
Jusqu'à incarner sa propre collection
Dans un élan de passion
Dans un dernier souffle
J'ai confondu le corps et le cur
DIÉGÈSE
Faudrait-il que je respecte cette règle si ma vie était en jeu ?
Un théâtre qui paraît anodin
Un théâtre qui a pourtant du sens
Suis-je spectateur du dernier rang
Ou pur acteur, fleuron des comédiens ?
Déverser mes principes dans l'égout de la médiocrité
Se laisser aller à la normalité, faire comme tout le monde
Une eau usée parmi tant d'autres, coule jusqu'à mes pieds
Se fondre dans l'idée de n'être qu'une pierre dans la carrière
Et se noyer de plus en plus dans un torrent d'ennui
Incapable de fonder un empire entre ciel et terre
Faudrait-il que je respecte cette règle en courbant l'échine encore une fois ?
Une chimère, un spectre, du vent, de l'air
Pas de mot pour décrire le dégoût qui me submerge
Comme autant de cancers grisâtres sous ma peau craquelée
Par le souvenir brouillé d'une existence qui était mienne
Autrefois
La graine germera du sol et gangrènera le soleil
LE POISON SUR LA LANGUE
Vivre l'échec de l'intérieur
Sentir le souffle chaud au bord du gouffre
Marcher sur tes pas, à genoux
Se briser les os à des tâches avariées
Epreuves inutiles, le doute s'installe, inexorable
Un monde d'illusions, de mépris et de souffrance
Aucune pitié pour celui qui crève
Un cri déchirant d'humanité
Un destin que je ne contrôle plus
Où est la cohérence entre les mots et les actes ?
Cette démagogie me donne la nausée
Rage accessoire, illusoire d'où naîtra l'espoir
Se mettre à nu, je n'y crois plus
Tes beaux discours, je m'assois dessus
Le poison sur la langue, le venin dans la bouche
La poussière et le sang le doute s'installe
Je ne fais que passer, pas de trace à laisser, pas de place à squatter
Palabras añadidas por charcutor - Modificar estas palabras
