
Creatvre : Toujours Humain

Las palabras
1. SYNTROPIE
Ils synchronisent des robots sans passer par la case « humains »
Des circuits imprimés dictés par des filaments
Clairement fixés sur la racine du monde
On ne sert plus à rien, la conformation gronde
Étranglé de honte
Perte du triomphe
Je suis pas l’extinction de masse Je suis Goliath, je suis pas la fronde
Branché sur les ondes
Apathie = Syntropie
On a les dents blanches mais du plastique dans le sang
Je ne suis pas la France, je suis le produit de mon environnement
Je suis l’philistin dans la classe S
Pas besoin de permis, j’abdique ou aujourd’hui ou demain
Plus je mets des likes plus je dissocie
Mon corps physique et mon esprit, je leur donne
Gracieusement je m’ordonne
Tout s’organise tout est plus fluide
Pour le droit, pour la grande cause, une idée perfide
Qu’est ce qu’on y perd? Créer des liens,
Pourquoi on lutte? Par instinct
2. HOPE INC.
Maigre est la plèbe, sombre domaine
Les détraqués les ont enterré vivants
Frappe, frappe, frappe à leur porte et espère l’offrande
Aigre retour, du bas des tours
C’est une armée qui se ligue lentement
La faim les guette, l’enfer prend place
Lestant les laisses qui leur déchirent la peau
« Eh ! Eh ! Que peut-on faire pour les tromper?
Détourner la peine? »
Leur vendre du rêve n’a jamais été un tel jeu d’enfant,
Mais l’illusion rattrape un jour la vie.
L’heure est venue de marchander l’espoir
Dans le réel la crevasse est sans fond
Regarde en l’air les mille paillettes
Occultant la guerre, couvrant tes yeux
Regarde par terre
Tu verras la boue se transforme en or.
Pour éviter l’indignation
Et de percer le mystère
Self-injection d’abnégation rituelle
Pour se distraire
Consommer comme unique vœu
Frappe, frappe, frappe leur boss et arrache la pitance
Pour que s’achève leur alliance
3. PLUS HUMAIN
Enfin le réveil promis
Système en mémoire interne - trouvé
1990 – quiétude libre - nouvelle ère
Pourtant la débauche, aveuglée
Découvertes folles – dérisoires
Comédie sinistre - pour servir l’empire
Du subversif, fier – aux colonies post humanis
En série nos cerveaux sont branché, utilisés pour nous nuire
Combien d’esclaves mécaniques
Sont en marche pour te faire jouir?
Combien de balles sont tirées pour dissiper tes efforts?
Pour prolonger ta vie
Ou maintenir ta conscience
Quel est le sens?
On abandonnait nos tissus
(On) calculait notre mue
Sans nos carcasses qui pourrissent
Sans notre disgrâces, nos maléfices
Qui freinent la vie éternelle
Nous enchaînent aux rituels
Sans la menace des discordances
Qui planent sur nous
L’avenir promet de purifier ce qu’on a construit
On abandonnait nos tissus pour survivre
Pour se débarrasser de nos pêchés
Et dominer
Comme un jeu accompli
4. CHANT DES LIMBES
Avant de l’atteindre elle allumait la mèche
Les démons sont dans la rue
Hérétiques
Tout le monde observe à la porte
Prêts à oublier sa vie
Tirer sur les aimants qui s’attirent
Brise le champ de force, appelle l’escorte
Impossible de perdre le fil qui nous retiens
En remontant la ligne j’ai fini contre un linceul
Peine perdue tellement excitante
Dans mon esprit j’ai l’enfer de Dante
Un cierge allumé se bénit
Mais c’est pas pour autant qu’on le tient dans la main
5. R+X
D’en bas, le souffre jaunit les surfaces, imprègne les eaux
Les chaînes corrodées me prennent en otage
Si je monte un étage c’est pour soigner mes os
Et j’en monterais deux si l’on m’accorde un passage
En récompense du fardeau qui nourrit leurs festins
Impossible de lever la tête, d’être fier alors on pense
A l’élégance, au luxe, à la puissance
Extraire de l’existence un sourire.
Nos erreurs : nos inactions
Pour résultat la stagnation
L’inertie des masses entraîne
La révolte dans le sommeil
Tant d’années dépossédés pour faire tenir cette société monstrueuse
Pourtant on rêve d’accéder au théâtre où se joue la mascarade
D’un contrat à l’autre, mon grand trésor prospère
En attendant je creuse la mine de fer
Appelez l’ascenseur, je veux m’élever
Un attrait immense me provoque
Découvrir la grandeur toujours convoitée
Premier étage : On passe l’imposteur sous les matraques
Deuxième étage : Il semblerait qu’il y ait une erreur d’étage
Troisième étage : On voit sensiblement l’ampleur de l’arnaque
Dixième étage : Rien n’est conforme aux codes, au piratage
Vingtième : Tout est bidon rien ne diffère
Centième : Les gens se battent et légifèrent
Assez ! La redescente s’avère insupportable
6. 810-M4SS
Sur les lames de métal qui coupent la matière animée
Coule le liquide viscéral, coule à flot
Dans les innombrables citernes
Si visqueux, si acide, si terne
La moindre goutte est gardée secrète
Pourvu qu’on ne le pille pas
On a choisi que la morale ne comptait pas
Sacrifier les faibles pour faire jouir quelques chanceux
Tout ce temps la maxime était codée
La machine était fin prête, attendant que nos aînés
Volontairement abandonnent, lèguent leur âme
Un nouvel ordre est monté, pernicieux, invincible
L’or de nos pareils gâché
Les disparités s’engravent dans l’histoire, rémanentes
L’ère déshumanisée s’apprête à jaillir
Enfant malade – Bio masse
Vieillard sénile – Bio masse
Rebelle nuisible – Bio masse
Truand boiteux – Bio masse
7. TOUJOURS EN BAS
D'une plateforme a une autre numérique ou réel
Une escalade, un pas, un rat
On saute les étapes, sans séquelles
Toujours en bas,
On se vautre tous dans la même fosse
D'un obstacle infranchissable
On court, on saute droit dans le mur,
On fonce, incalculable
Toujours en bas, à qui la faute
On tente l'ascension verticale, banale et bancale
interminable,
Pourtant notre condition nous maintient à l'horizontal
Une seule vie pour finir un niveau
Toujours en bas, j'ai raté mon saut
On reprend, on essaie, on retente
Du succès toujours en attente
Les obstacles, les chemins en vérité
Toujours en bas, une escale verrouillée
Bloquée est la clé
Bloquez la clé du succès
On maintient l'espoir sous contrôle
Sans lui le monde, le déni à jamais
Toujours en bas, des guignols
Les rouages d’une caste humiliée
Et souillée par la crasse
De l’humanité
Les pieds dans la boue, ouvriers
Prostituées, et gosses de rue
Devant l’étal, leur corps, au prix du marché
Des bas-fonds la misère s’est accrue
L’ascenseur a déraillé
Ils ne l’attendent même plus
Toujours en bas, à qui la faute
La difficulté est devenue insurmontable
8. DIFFAMATION
Signe d’épée
Saigne la plèbe
Seigneur inepte, insolent
Soigner les plaie ouvertes
Maintenant
Demeure sans foi ni loi
Diffamation
Condamnation
Il faut croire qu’on devient nostalgique de tout
Détruis nos rêves
Domine la plèbe enchantée
Mais daigne nous débrancher
Avant notre peine, qu’on ne sente rien
Recycle les épaves, c’est leur base
Forge des carats, gavage, dans leur vase
C’est l’extase désincarnée.
Qu’a-t-on fait de nous? Rien du tout.
Dire que ce rêve n’existe pas
N’a jamais existé
Dans les cœurs d’en bas
Diffamation
9. SHAÏNA
Sous le dôme de cristal,
On est en paix et puis on danse
Des sommets aux malheurs
Il n’y a que la vérité qui laisse des traces
Dans le puits du banal, ces pensées sont hideuses et salaces
En miroir de ce que lui ont fait subir ces rapaces
Un jeu macabre, on va de pire en pire
On avance pas après pas dans l’immondice
Agressivité notoire
Du mauvais côté de la tombe
Ces enculés lui firent subir une hécatombe au quotidien
La justice cesse d’exister
Mais la vengeance a un nom
La Terre remplie de démons
Les créatures pour les chasser
Sans conscience, prenant pour acquis le chemin
Et on recommence là où on s’était arrêté
Le mal passé est devenu la norme d’aujourd’hui
Le mal d’aujourd’hui sera futile demain
Un jeu macabre, on va de pire en pire
On avance pas après pas dans l’immondice
Les mains glacées sous l’emprise
Les spectateurs sont curieux
Tétanisée elle s’assagit
L’humiliation pour récompense
Son innocence s’est fait broyer
Seule la mort put te sauver
En les faisant jouir ta souffrance a été abrégée
Dans les flammes ta vie s’est consumée
L’enfant marquait la justice
Servit d’exemple pour rappeler la cruauté du monde
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