2017 mettrait-elle à l’honneur la science-fiction ? Rien qu'en ce début d’année,
Mechina nous a sorti un nouvel album, Rings of Saturn est actuellement en train d’enregistrer le prochain, un nouveau Star Wars est prévu pour décembre, ainsi qu’un prochain épisode d’
Alien, oups pardon, ceci est dans un autre registre… Pour la musique, aujourd’hui, nous nous pencherons sur le cas des Australiens d’
Aversions Crown !
Souvenez-vous, fin 2014 est arrivé l'ovni "
Tyrant" sur notre planète, un album en demi-teinte alternant passages brutaux et breakdowns mal maîtrisés qui arrivaient comme un cheveu dans la soupe… Puis il y a un an de cela, sortaient les singles «
Parasites », et «
Erebus » où l’on découvrait
Aversions Crown sous un jour nouveau. Nos férus d’
Alien, Star Wars et autres Prédator semblaient avoir corrigé leurs erreurs ! Entre-temps c’est aussi le line-up qui en a pris un coup.
En effet, entre cet album et le précédent, les australiens sont passés par de nombreux changements de line-up : deux des trois guitaristes ont quitté le vaisseau pour des raisons assez obscures, le bassiste Kevin Butler s’en est allé rejoindre
Thy Art Is Murder, et surtout le chanteur Collin Jeff a jeté l'éponge car il aurait perdu tout intérêt pour le groupe, faisant que de la formation originale, il ne reste que le guitariste Chris Cougan et le batteur Jayden
Mason. Aujourd’hui
Aversions Crown revient en tant que quintet et non plus en sextet avec ce nouvel album intitulé :
Xenocide.
A première vue sur la pochette, cet extraterrestre prouve que les australiens restent fidèles à eux-mêmes, mais celui-ci semble avoir bien du mal à canaliser l’énergie qui s’échappe de la matrice qu’il a entre les mains. Cette énergie serait-elle celle du disque qui s’échappe ? Voyons cela tout de suite !
Première écoute de l’album, on commence sur l’introduction «
Void » qui consiste en des bruits inquiétants, puis vient le premier titre « Prismatic abyss », et que retenir ? Violence ! Une véritable pluie de météorites s’abat sur nos oreilles, le batteur envoie tout ce qu’il a dans les tripes (ou plutôt les jambes), les guitaristes et le bassiste le suivent dans cette logique, et le chanteur gueule à pleins poumons ! Ça joue fort d’entrée de jeu, et tout le reste de l’album est dans ce registre, une véritable « avalanche de destruction » pour citer un de leurs titres phares du dernier méfait.
Pour ce qui est des nouveautés, au niveau des guitares, le style de jeu est à peu près le même que sur le précédent album : c’est brutal, le tout entrecoupé par quelques mélodies simplistes. Qu’on ne se trompe pas, les australiens ne reprennent de Rings of Saturn que la thématique extraterrestre, et ne s’encombrent pas d’une technicité outrancière, ici on fait simple mais terriblement efficace ! Mais
Aversions Crown s’autorise aussi quelques très courts passages atmosphériques comme sur « Ophiophagy » ou «
Odium »
Le changement le plus flagrant vient du chant. En effet, là où le précédent chanteur Collin Jeff avait un timbre très grave à la limite du vomissement (mais un peu monotone sur le long terme), son successeur Mark Poida en possède un beaucoup plus criard. Cela risque de repousser les sceptiques quant aux cries aiguës de la bête, force est de constater que cela renforce l’impression d’avoir un véritable extraterrestre belliqueux derrière le micro.
Mais surtout, le point le plus important à retenir, c’est qu’
Aversions Crown a appris de ses erreurs, et le résultat n’en est que plaisant ! Effectivement les breakdowns sont beaucoup moins clichés, ils sont beaucoup plus courts, placés de façon à ne pas donner une impression de cassure trop brutale, et cela rend l’écoute bien plus agréable ! Si vous ne me croyez pas, posez vos oreilles sur des titres comme « Cynical entity », ou encore «
Misery », et ensuite vous me direz si vous n’avez pas eu l’impression de vous prendre une décharge de canon laser dans la figure !
Malgré tout, l’album n’est pas exempt de défauts. Tout d’abord, on sent que le groupe ne révolutionnera pas le style tant la prise de risque au niveau originalité est restée sur une planète inexplorée, mais bon, quelque part ne vaut-il pas mieux trois quarts d’heure bourrins réussis plutôt que trois quarts d’heure d’originalité ratée ? De plus, le côté bombardement discontinu depuis la stratosphère risque d’en lasser certains à la moitié de l’album. Et surtout, au niveau des paroles, on a l’impression que le groupe tourne en rond : Toujours cette entité extraterrestre venue d’une autre galaxie pour nous détruire, la seule différence est que d’une chanson à une autre, celle-ci ne vient plus de la planète A mais la planète B…
Quoi qu’il en soit,
Aversions Crown signe ici un retour en force, plus en forme que jamais, et mon Dieu que c’est bon ! Si ça se trouve, les films de science-fiction cités plus hauts auront certainement une bande-son inspirée de cet OVNI musical, qui sait ?
Après 50min c'est un peux long, surtout qu'une impression de redondance s'installe. Exemple avec le riff mélodique de "Misery" (40s)qui est assez proche du riff de odium (1min40). EN faite je décroche à CYnical Entity.
C'est quand même un bel effort, merci pour ta chro.
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