Woe to the Vanquished

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16/20
Nom du groupe Warbringer (USA)
Nom de l'album Woe to the Vanquished
Type Album
Date de parution 31 Mars 2017
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album50

Tracklist

1. Silhouettes 04:45
2. Woe to the Vanquished 04:01
3. Remain Violent 03:24
4. Shellfire 03:59
5. Descending Blade 04:15
6. Spectral Asylum 05:34
7. Divinity of Flesh 03:50
8. When the Guns Fell Silent 11:11
Total playing time 40:59

Chronique @ LeMoustre

30 Mars 2017

War Between Two Worlds

Avec Warbringer, c'est un peu pile ou face. Ayant bluffé le petit monde du thrashmetal traditionnel dès fin 2008 avec un War Without End tonitruant, les californiens ont ensuite pêché par intermittence. Un album moyen, voire peu inspiré (Waking Into Nightmares), ou trop novateur (IV : Empire Collapse) entourant le bienvenu Worlds Torn Asunder. A l'heure où paraît Woe To The Vanquished (encore un nom d'album commençant par la lettre W), on pourra paraître méfiant envers le groupe toujours emmené par le bouillonnant chanteur John Kevill. La pochette, à l'imagerie guerrière, mêlant pyramides, chevaux dignes de la Porte de Brandebourg et bâtiment d'inspiration colonnades romaines ratisse large, tout en mettant le logo du groupe à tous les endroits possibles du dessin.

IV : Empire Collapse pêchait par une certaine intermittence qualitative ajouté à une modernisation du propos général. Warbringer lorgnant parfois entre metal moderne et thrash A.O.C. au gré des morceaux de manière plus ou moins habile, on ne sait trop à quoi s'attendre pour cette nouvelle livraison. On retrouve chez Woe To The Vanquished cette dualité toujours présente. A cet égard, le titre éponyme (superbe avec son solo inspiré !) ou l'opener "Silhouettes" marient riffs typiquement thrash avec sonorités plus mélodiques, voire modernes. John Kevill éructe toujours autant, et les huit morceaux passent à toute vitesse, là où son prédécesseur paraissait plus laborieux. Le heavy et vindicatif "Remain Violent" fera à coup sûr son petit effet dans le pit, le solo d'Adam Caroll apportant en sus sa touche néo-classique de qualité. Ce titre couplé au rapide "Shellfire" fait partie des moments forts de l'album, à l'instar d'un "Descending Blade" énervé à souhait. Notons par ailleurs un beau travail sur les soli, tous réussis et aérés dans le mix, renforçant l'impression de musicalité qui se dégage du disque (celui de "Spectral Asylum" est par exemple réellement magnifique). Enfin, le choix de se recentrer sur 8 titres au lieu de 11 sur l'album précédent s'avère judicieux, Warbringer apurant ainsi quelque peu son style.

Pourtant, à l'image de son dessin, Warbringer (qui a subi deux défections dans son personnel en 2014 faisant craindre pour sa survie) pioche toujours un peu partout. Riffs d'inspiration Kreator au début de "Descending Blade", rythmiques plus syncopées ça et là ("Spectral Asylum" et ses grosses voix doublées), le groupe effectue le grand écart, à l'image de IV : Empire Collapse. Moins aventureux toutefois que sur son dernier jet (le saccadé et virulent "Divinity Of Flesh"), Warbringer , avec Woe To The Vanquished joue encore la carte de la diversité, chaque titre ne pouvant être comparé au précédent. Un mot sur le final "When the Guns Fell Silent" de onze minutes, progressif, avec une belle intensité préfigurant (et confirmant) peut-être la future orientation de la formation, moins typiquement thrash comme c'est le cas depuis 2013.

Plus homogène que IV : Empires Collapse, il est à parier que les fans du précédent album trouveront leur compte dans Woe to The Vanquished bien plus que les irréductibles des premiers pas de la formation. On pourra ainsi comparer aisément cette évolution à celle d'un Havok par exemple. Pas dénué d'un certain charme, et bien relevé par d'excellents soli, le Warbringer nouveau confirme l'orientation plus personnelle du groupe sans pour autant avoir beaucoup de chances de faire revenir en courant les déçus de son dernier disque. Reste à savoir si Warbringer dispose d'une fan-base à l'esprit ouvert susceptible de croître pour minorer les impacts d'une évolution quelque peu abrupte, du moins pour les plus irréductibles thrashers. Pas sûr que ces deux mondes là soient bien d'accord entre eux à ce sujet.

5 Commentaires

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tomski - 03 Avril 2017: C'est un album très moyen. Je préfère écouter les derniers albums de Power Trip et Crisix.
Goneo - 11 Avril 2017: 14/20 est pour moi aussi la note que je donnerais. Un cran en dessous des 2 derniers LP mais tout à fait correct. Warbringer tien le cap, apparus avec la première vague de Thrash revival qui a connue une explosion entre 2006 et 2008 avec des groupes comme Municipal waste, Gama bomb, Bounded by blood, Evil, Angelus Apatrida, Suicidal angels.....etc... , ils sont toujours là et réussisse à garder une certaine qualité.
KillerSponge - 22 Mai 2017: Alors perso, je suis pas du tout d'accord.
Je trouve que waking into nightmares était juste excellent et que le IV avait tout ce qu'il fallait pour devenir une référence de thrash actuel avec ces tendances à flirter avec le black metal ou encore le punk ....
Mais bref peu importe, concernant cet effort je vous trouve bien sévère ! il mérite plus rien que pour des titres comme Silhouettes (plutôt inspiré avec ses nombreux breaks bien sentis et ses lead inspirés) ou encore woe to the vanquished et remain violent, particulièrement efficaces et taillés pour le live. Que dire du morceau de fermeture vraiment idéal en titre de clôture. Pour moi ce n'est certes pas un chef d’œuvre mais une vraie référence de thrash moderne au même titre qu'un Comformicide de Havok ou d'un the call de Angelus apatrida. Dernière chose, j'ai eu l’occase de les voire il y a quelques semaines avec Havok, Exmortus et Gorod et bien, rien à redire .... contrairement à Havok
Cdlt
Baal666 - 23 Novembre 2017:

Warbringer est un groupe de la nouvelle génération de thrash metal, et avec ce Woe To The Vanquished, là relève est assurée...

17/20

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