Wither Blister Burn & Peel

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17/20
Nom du groupe Stabbing Westward
Nom de l'album Wither Blister Burn & Peel
Type Album
Date de parution 1996
Style MusicalMetal Industriel
Membres possèdant cet album25

Tracklist

1.
 I Don't Believe
 04:21
2.
 Shame
 04:53
3.
 What Do I Have To Do?
 04:08
4.
 Why
 06:08
5.
 Inside you
 03:43
6.
 Falls Apart
 03:57
7.
 So Wrong
 03:24
8.
 Crushing Me
 04:20
9.
 Sleep
 05:20
10.
 Slipping Away
 06:14

Durée totale : 46:28

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Stabbing Westward


Chronique @ Silent_Flight

26 Novembre 2010
Nombreux sont ces groupes qui n'auront pas eu la reconnaissance qu'ils méritaient pendant leur carrière. S'ils étaient applaudis par la critique à chaque sortie, le public du monde entier, lui, préférait en général que la musique vienne à lui plutôt que d'aller la chercher.
Groupe au succès phénoménal dans son pays d'origine, celui de l'oncle Sam, Stabbing Westward s'y cantonnera quand il s'apercevra que les autres continents, en particulier l'Europe (sauf l'Angleterre), le boudent.

Précurseurs du rock/métal alternatif industriel, Sw incarnait la douceur de cette vague industrielle en plein essor dans les années 90. Après un Ungod remarqué par son single "Nothing" présent dans la B.O du film Johnny Mnemonic, le groupe pond un successeur trois ans après, Wither Blister Burn & Peel.

Moins violent mais bien plus riche dans sa forme, cet album est le plus représentatif du talent du groupe. La production n'aura jamais été aussi propre, les sonorités électroniques sont très présentes, la basse est lourde, les riffs sont simples mais nerveux et la batterie est martelante, à l'instar d'un Killing Joke, et Christopher Hall, au timbre reconnaissable, chante mieux que jamais, accompagnant de plus belle cette ambiance un peu froide.

Les titres sont pour la plupart lents et mélancoliques ("I Don't Believe", "What Do I Have to Do" pour les plus intenses), sur le thème du chagrin d'amour qui est fatal à tout Homme qui s'y frotte. Sans jamais tomber dans la niaiserie, Hall sait rendre des titres purement indus forts en émotions, même quand ils sont musicalement répétitifs ("Why", "Inside You", "Sleep").

Et puis il y a ces morceaux nerveux, ceux qui foutent la patate tant la basse est saturée, que les guitares sont grasses, que David Suycott cogne ses fûts et que le songwriter crache son ressenti. Ainsi "Shame" et son riff inventif, "Falls Apart" et "So Wrong" savent redonner un coup de boost à une écoute qui seraient pas bien loin du soporifisme si l'album en était dépourvu.

Par la suite, le groupe accouchera de "Darkest Days", son plus grand succès car plus rentre-dedans, mais au son un poil trop aîgu, et à l'émotion moins prédominante, et d'un album éponyme, qui laisse tomber les sonorités indus au profit d'un rock alternatif des plus classiques.

Un album en avance sur son temps, à posséder pour tout fan d'indus qui se respecte.

SF.


6 Commentaires

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Vrael - 27 Novembre 2010: Le meilleur album du groupe ou du moins celui que je préfère - Shame et Sleep sont vraiment des bombes.
Merci pour la chro, claire et efficace, qui mériterait peut-être d'être un peu plus développée ;)
Celldweller55 - 29 Novembre 2010: Écouté ce matin. Y a du bon (Shame) et du moins bon. Sympa, sans plus à mon avis.
krashno - 11 Mars 2011: très belle chronique pour un excellent album malheureusement mésestimé. J'adore Crushong me et Slipping Away, et puis quel mélancolie. What Do I Have To do... pour les voir se reformer?
Silent_Flight - 11 Mars 2011: Merci krashno, c'est vrai que des formations aussi originales et efficaces se font rares de nos jours, pour une reformation je ne sais pas trop, ils ont splittés suite à une panne d'inspiration haha qu'en est-il ajd, aucune idée...
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