Pour ceux qui ne le connaissent pas encore,
Celldweller est un projet solo de Scott Albert, dit "Klayton", remixeur et multi-instrumentiste doué, grand passionné de musique industrielle. Après le split-up du groupe
Circle Of Dust, Klayton a monté
Celldweller, où il officie en tant que chanteur, ainsi que musicien à tous les instruments. Peu connu sur la scène internationale, il a néanmoins su trouvé ses fans grâce à un album éponyme très original, sorti en 2003. Pour beaucoup, ce fut une véritable bombe dans le monde du métal : incroyablement maitrisé et varié, l'album empocha l'air de rien 7 récompenses aux Just Plain Folks Music Awards, dont celui de la meilleure chanson métal pour "One Good
Reason" (une de mes favorites cela va de soi) et du meilleur album de l'année, rien que ça ! La musique de
Celldweller est assez accessible (un métal industriel mélodique usant beaucoup des claviers), mais elle s'apprécie encore plus quand l'on sait l'énorme travail fourni en studios pour la créer. Klayton s'occupe, rappelons-le, de tous les instruments, qu'il enregistre un par un avant de pousser la chansonnette. D'ailleurs, en parlant de son chant, il faut préciser qu'il est très doué dans les registres "éplorés" mais qu'il sait modifier sa voix avec aisance pour les parties criées (pour s'en rendre compte, écouter la chanson citée plus haut).
Intéressons nous maintenant à l'album chroniqué. Pour ce nouvel opus, Klayton a décidé de sortir cinq chapitres comportant chacun deux titres et leurs versions instrumentales. Pourquoi chroniquer ce Chapter 02 en particulier me direz-vous ? Tout simplement parce que, pour l'instant, il reste le meilleur des trois disponibles. Après un premier chapitre sympathique mais légèrement décevant (surtout comparé à son album précédent), et avant un 3ème assez peu inspiré, Klayton nous offre deux pépites musicales. Parlons aussi de la cover : pour cet astre éclatant baignant dans une lueur verdâtre, entouré d'un nuage électrique, rien à redire c'est encore plus joli que l'étoile vaguement humaine aperçue sur le premier chapitre.
La musique maintenant. "
Eon" pourrait bien être l'une de ses meilleures chansons à ce jour, Klayton y alternant refrains mélodiques et couplets hurlés, sur fond de métal industriel terriblement efficace. Car la musique de
Celldweller a toujours été son point fort ; le chanteur est certes un vocaliste doué mais c'est dans ses compositions qu'il brille le plus. "
Eon" lui fait honneur avec des riffs incisifs, et de nombreuses touches industrielles qui donnent un côté froid et robotique au titre. Comment ne pas trembler dès cette intro graduée, où les claviers distillent quelques éclats atmosphériques entre deux coups de guitares brutaux à souhait ? Côté paroles, on est bien face à du
Celldweller. Désespoir omniprésent, endroits glaciaux, l'auditeur est en terrain connu, même si une petit touche temporelle est ajoutée, le chanteur évoquant un "time dislocated" faisant clairement écho au titre de la chanson ("
Eon" pouvant être traduit comme un synonyme de "age" ou "forever"). Quant à "The Best It's Gonna Get", c'est l'occasion pour Klayton de s'essayer à des couplets presque rappés, plutôt originaux dans un tel registre, conduisant à un refrain entêtant très réussi. Le titre est un poil moins jouissif que le précédent, mais le plaisir est toujours là !
Comme je l'ai dit, ce chapitre est pour l'instant le meilleur des trois. Je recommanderais toutefois de découvrir
Celldweller avec son premier album, qui reste un monument du métal électro/industriel. Mais pour les fans, les amateurs d'indus ou les curieux, ce Chapter 02 est clairement une claque musicale à ne pas manquer.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire