Winter Enthroned

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Nom du groupe Astral Winter
Nom de l'album Winter Enthroned
Type Album
Date de parution 27 Septembre 2011
Style MusicalBlack Mélodique
Membres possèdant cet album7

Tracklist

Limited to 300 copies.
1. Illustrations of Death
2. Through Timeless Aeons of Frost
3. Dead Winter Nights
4. Defenders of the Astral Kingdom
5. Longing for Winters End
6. At the Gates of Eternal Prophecy
7. Beyond These Frozen Castle Walls
8. Past the Realms of Eternal Ice
9. Winters Epiloge

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Astral Winter


Chronique @ Matai

16 Janvier 2012

Ce « Winter Enthroned » n'est que le fruit de l'hiver, une ode au froid et à la magnificence de la neige

Le très actif Josh Young n'en finit pas de monter des projets dans le but très précis d'exposer différentes facettes black metal au sein d'une musique personnelle et inspirée. Si Hammerstorm propose des touches atmosphériques et folk, si Atra Vetosus nous emmène dans des contrées épiques et mélodiques, Astral Winter, quant à lui, est un voyage inéluctable dans le pays du froid et de l'hiver.

Fondé en 2008 en Tasmanie (Australie), Astral Winter fait partie des projets annexes de Josh qui restent non voués aux prestations live. Débutant en 2009 en compagnie du chanteur Phil Hemsworth avec une démo « Illustrations of Death » plus tourné vers un death/black mélodique, la formation redevint un one man band en 2011 juste avant la sortie du premier album nommé « Winter Enthroned ». De nouveau, Josh Young s'occupe de tout, que ce soit du chant, des instruments, des compositions, du mixage et de la masterisation. Cependant, un peu d'aide n'est pas de refus car quelques guests font leur apparition tels que Daniel Kuzmanovski pour les quelques voix claires ou Korie Hilliard pour l'apport de soli aux claviers.

L'opus est signé chez Immortal Frost* Productions, le label de Josh tandis que le processus de sortie aura mis deux ans, les compositions ayant été faites en 2009 et l'enregistrement en 2011. Ces deux années auront été plus que fructueuses pour Astral Winter qui étoffe son style et s'échappe quelque peu de ses relents melo death pour s'orienter davantage vers un black symphonique et mélodique. Comme en témoignent le nom de l'album et du groupe ainsi que celui du label, Josh Young est un amateur de froid et de neige, et ce « Winter Enthroned » est une belle preuve d'amour. La pochette glaciale n'est que le début du voyage car l'ensemble des neuf titres est truffé de parties cristallines et épiques sous couvert d'une ambiance très hivernale.

Le concept en lui-même tourne autour de ça, rien que les titres de l'album nous mettent sur la voie : « frost », « winter », « frozen », « ice », rien que le chant lexical est digne d'un royaume de glace que nous parcourons de long en large. Ce « Winter Enthroned » n'est que le fruit de l'hiver, une ode à la neige et à la magnificence de la fusion du bleu et du blanc. Comprenez que la musique s'en retrouve perturbée, les influences black scandinaves se retrouvent chamboulées et perdues au milieu de ce dédale de mélodies glaciales et lumineuses. Une douce et fraîche épopée s'annonce dès le départ grâce à un clavier imposant et royal sur un « Illustrations of Death » instrumental allant de paire avec un « Through Timeless Aeons of Frost* » où les riffs black sont mélodiques et accrocheurs, enchaînant soli sur soli dans un fond d'orage et de tempête de pluie gelée. Le chant crié est tranchant sur cette rythmique épique et catchy.

La neige craquera sous vos pieds à la venue de « Dead Winter Nights ». Son offensive est la bienvenue ainsi que ses notes cristallines de piano, rappelant le « A Virgin and a Whore » d'Eternal Tears of Sorrow, ses choeurs en arrière plan, et cette guitare lancinante, parradée de subtiles claviers. Les parties chantées ne sont pas les plus importantes, les titres étant généralement très longs et habités par une flamme claire et couleur ciel. Six minutes trente est le strict minimum, sans compter les interludes d'un peu plus d'une minute. Mais la longueur est opportune et n'est pas un hasard. Elle respecte bien cette impression que l'on peut avoir lorsque l'on traverse un champ enneigé : où commence-t-il, où se termine-t-il ? La neige recouvre tout et nous voilà privés de nos repères... un peu à la manière d'un « Defenders of the Astral Kingdom ». Astral Winter arrive parfaitement à recréer cette unique sensation, en imposant, le long de ses dix minutes, une drôle de continuité. La mélodie a beau rester la même du début à la fin, guidée par des choeurs majestueux et une harpe hypnotique, il n'empêche que petit à petit, des changements opèrent, tant dans l'importation des différents instruments et sons (clavecins), que dans la voix.

Si l'album dans son ensemble propose quelque chose d'assez épuré et éthéré tout en laissant de côté l'agressivité engendrée par le style black, cette dernière arrive tout de même à se mettre en valeur dans le final « Past the Realms of Eternal Ice » où tous les ingrédients se retrouvent mixés. La hargne de la guitare, de la batterie et du chant se retrouvent propulsée dans une avalanche interminable où les parties symphoniques sont les reines. Ajoutez à cela l'atmosphère irrésistiblement glaciale et vous avez un morceau digne de ce nom.

Astral Winter n'oublie pas non plus de proposer des plans acoustiques et doux comme l'ont déjà fait les Agathodaimon sur « Phoenix ». Mais le one man band tasmanien insuffle son aura et son âme afin de nous offrir cette pépite craquante digne d'un chocolat pyrénéen : un cœur fondant et délicat et une étonnante sensation de fraîcheur. Parfait pour cette période hivernale. Voici donc l'album de l'hiver 2011-2012, sans concession.


"Night will come to
Enfulf these lands
A forest of Stars
A dawnless midwinter"

4 Commentaires

8 J'aime

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beon - 16 Janvier 2012: Merci pour cette superbe et délicate chronique, très agréable à lire!!
Cet album est vraiment un condensé de tout les meilleurs groupes opérants dans ce style, mais avec une assurance impressionnante et une très bonne originalité!!
Merci encore, un petit groupe à découvrir, vraiment!!
VampiricGoth - 16 Janvier 2012: Merci pour la chronique ma Reine! Ce petit chocolat... euh, pardon cet opus m’intéresse et le morceau que j'ai pu entendre est vraiment sympa, on sent le froid ! (et en même temps, quoi de plus naturel de chroniquer un album comme celui-ci pour la Reine des glaces =p).
gransmurf - 16 Janvier 2012: Merci pour la chronique, je suis allé écouter et c'est agréable, ça me rappelle un peu dans le même style Welicoruss... En tout cas je vais essayer d'approfondir, merci!!
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