Weaver of Forgotten

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Nom du groupe Dark Lunacy
Nom de l'album Weaver of Forgotten
Type Album
Date de parution 09 Novembre 2010
Labels Fuel Records
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album13

Tracklist

1. Epitaph 00:38
2. Archangel'sk 05:26
3. Curtains 05:55
4. Epiclesis 05:54
5. Masquerade 05:46
6. Afraid 00:54
7. Mood 04:46
8. Sybir 04:54
9. Snow 05:33
10. Forgotten 05:52
11. Weaver 00:17
Total playing time 45:55

Chronique @ Matai

19 Décembre 2010

Dark Lunacy s'éloigne de son précédent opus pour moins d'émotion et plus d'aseptisation

Dark Lunacy nous avait impressionné et en partie ému avec la sortie de « The Diarist », concept album basé sur le siège de Leningrad. Le combo magnifiait la Russie avec force et finesse, tout en incorporant des tas d’ambiances dramatiques, des chœurs et des solos magnifiques. Quatre ans plus tard, voici que « Weaver of Forgotten » frappe à nos portes. Au vu de la pochette, des titres, et des thèmes, il est clair et net que cette formation italienne ne changera pas ses habitudes : la Russie sera encore à l’honneur, mais après le fameux siège précédemment évoqué, en partie en ruine… Toutefois, un changement majeur et conséquent est à dénoter et est , sans aucun doute, vecteur d’interrogations. En effet, le line up a presque été remanié dans sa totalité, Mike Lunacy demeurant le seul et l’unique membre fondateur du groupe parmi de nouveaux musiciens. On est donc en droit de se demander si la qualité de la musique sera au rendez vous…

L’intro instrumentale mélancolique au piano, à la flute et au violon, bercée par un léger solo de guitare, rappelle l’époque de « The Diarist » et nous laisse présager de bonnes choses. Mais à l’écoute des autres morceaux, le voile tombe. Finie cette agressivité impalpable, finie cette voix tranchante et bien gueularde, finies les guitares mises en avant et puissantes, fini ce côté dramatique et bienvenue à la déception. L’ensemble est assez mou du genou, peu prenant, on ne retiendra aucune mélodie ni aucune émotion. Les vocaux sont d’ailleurs beaucoup plus arrangés, de telle sorte qu’ils se veulent moins brutes de décoffrage mais plus lisses, à la limite du synthétique et du murmure parfois. L’opus est donc comme aseptisé, rêche, linéaire, à mesure que les claviers prennent d’autant plus d’importance à l’intérieur même des titres, ci bien qu’on peut affirmer avoir à faire à du death symphonique. Plus d’orchestre et de chœurs sur « Masquerade » ou « Mood », et moins de solos de guitares ravageurs et émotifs, mais les atmosphères semblent rester toute aussi dramatiques et mornes que sur les précédents opus. Et heureusement, car telle était la patte de Dark Lunacy, cette petite touche d’originalité et d’esthétisme leur ayant créé une certaine identité.

En parlant d’originalité, il me faut vous évoquer le titre « Forgotten », aux samples et ambiances froides et énigmatiques, proches d’un death indus teinté de black. Doté d’un rythme dynamique parfois syncopé, véritable mouton blanc parmi les moutons noirs, il relève largement le niveau et nous propose d’autres sonorités, d’autres horizons…peut-être le futur de Dark Lunacy, qui sait ?

Mais hormis cette touche de nouveauté assez remarquable il faut le dire, des désillusions résident au sein de la ballade « Snow » (à ne pas confondre avec « Snowdrift » dans « The Diarist »), molle et trop concentrée sur un chant omniprésent et lancinant, mais aussi au sein des deux autres titres d’ambiances, complètement inutiles. Trop courts (17 secondes l’un et 55 secondes l’autre) et composés uniquement de samples de voix, ils n’aident en aucun cas l’auditeur à s’imprégner de l’ambiance principale, et du concept. Dark Lunacy nous avait pourtant habitués à poser le décor grâce à cela, et à nous laisser imaginer, grâce aux sons, des événements, des périples, des drames…or avec « Afraid » et « Weaver », rien ne nous vient à l’esprit…

Il faut croire qu’en ce moment, de plus en plus de groupes décident de changer la recette de leur succès, abandonnant de ce fait leur principe de base au profit d’un manque cruel de dynamisme et de titres terriblement moins transcendants. Une grosse déception donc pour ce groupe ayant pourtant concocté de superbes albums et dont le changement de line up semble, a priori, lui avoir destitué de tout son charme et de toute son originalité. En espérant que cet opus ne soit qu’une parenthèse, voire une erreur de parcours…

11 Commentaires

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Matai - 20 Décembre 2010: AWL tu abuses à supprimer tes commentaires, maintenant je parle et conseille un fantôme, je te jure ...
Silent_Flight - 20 Décembre 2010: Heureusement que j'ai suivi: il avait l'air jaloux de cette dédicasse à VampiricGoth, bien qu'il n'apprécie guère Dark Lunacy et le Death mélodique en général. AWL est sentimental, ça se ressent dans ses chroniques très personnelles.
Matai - 20 Décembre 2010: Oui, très sentimental =p
drumpepe - 22 Décembre 2010: Perso, je trouve cet album vachement sympas ,certe se n est plus du Dark Lunacy mais leur musique sont cool et plus technique .
le chant est clairement moin bon mais pour moi ce n est qu un leger detail.
bon c est sur que chacun a ses gouts .
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