Live, mais pas que !
Sortez les santiags et les chemises à la Smallville,
The Black Crowes nous offre un
Live qui fait rêver de chevauchées à travers l’Ouest américain et de morceaux d’harmonica le soir au coin du feu, tout en retraçant leur dernier album en date,
Warpaint, et en revisitant des titres d’anthologie comme «
Torn and frayed » des Rolling Stones. Deux CD en un, donc, réunis sous le nom explicite mais incomplet de
Warpaint Live, et qui signent là une belle performance du groupe, amplement méritée.
Mais rentrons plutôt dans le vif du sujet, et avant tout dans la session
Live, ouverte par les quelques manifestations d’un public qui semblera vite hypnotisé par le show, au vu de ses rares réactions. Il faut dire que le rock’n’roll des Black Crowes a de quoi vous mettre en transe, entre les accords de claviers en fond sonore, la guitare folle et son accent sensuel, sans oublier la voix bluesy de Chris Robinson. Un mélange des sons à l’effet psychédélique, qu’illustre très bien le morceau « Evergreen ».
«
Goodbye Daughters of the Revolution », première piste de cet album, transporte directement dans une autre dimension de la musique du groupe, à savoir le côté sudiste du rock de nos Corbeaux, une idée qu’incarne le titre « Whoa Mule » à lui seul, mêlant passages d’harmonica et chœurs façon gospel sur les refrains. Et si tous ces morceaux du
Warpaint Live reflètent la pâte
The Black Crowes, le groupe cherche à offrir de la diversité à l’auditeur en alternant pistes douces comme la balade « There’s gold in
Torn Hills » et morceaux rock’n’roll comme le rythmé « Gods Got it » (que celui qui ne se trémousse pas sur ce titre lève la main). Précisons que si cette version
Live est fidèle à
Warpaint, elle donne à des morceaux somme toute bien récents une certaine authenticité, sans oublier cette énergie qui fait rentrer pleinement le spectateur dans l’univers du groupe.
Mais que cette pépite ne fasse pas oublier le second CD qui vaut aussi son pesant d’or.
Outre les anciens titres du groupe «
Bad Luck Blue Eyes Goodbye » et « Darling of the underground press », les Crowes nous offre une reprise pêchue de la chanson de Moby Grape « Hey Grandma », ainsi qu’une version bluesy de «
Torn and frayed » des Rolling Stones ». Une référence à Clapton avec « Don’t know why » et un hommage à Delaney & Bonnie avec le titre « Poor Elijah/Tribute to Johnson » rappellent les influences blues du groupe et mettent en lumière des titres de référence pas toujours très connus.
Ainsi,
The Black Crowes signe ici une belle performance
Live qui illustre leur parfaite maîtrise instrumentale, dans un style qui sort du commun. Et si leur singularité n’offre peut-être pas un accès facile au grand public, elle est un élément qui fait que ce groupe reste respecté par les fans et connaisseurs du genre. Ne passez donc pas à côté de
Warpaint Live, que vous soyez novices ou déjà émules, et suivez de très près la sortie du prochain album du groupe en septembre !
Note : 16/20
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