War Crimes (Inhuman Beings)

Liste des groupes Crust Doom (UK) War Crimes (Inhuman Beings)
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17/20
Nom du groupe Doom (UK)
Nom de l'album War Crimes (Inhuman Beings)
Type Album
Date de parution 1988
Style MusicalCrust
Membres possèdant cet album11

Tracklist

1. Intro / Confusion
2. Lifelock
3. Slave to Convention
4. A Dream Come True
5. Drowning in the Mainstream
6. Same Mind
7. Relief
8. After the Bomb
9. Stop-Gap
10. Scared
11. Sick Joke
12. Natural Abuse
13. Exploitation
14. Beat the Boss
15. Money Drug
16. Fear of the Future
17. No Religon
18. Phobia for Change
19. Multinationals
20. Obscenity
21. War Crimes

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Doom (UK)


Chronique @ Fabien

06 Fevrier 2008
Doom se forme en Grande Bretagne autour du chanteur Jon Pickering et du guitariste Brian Talbot (Bri), louant rapidement les services de Mick Harris (Napalm Death, Extreme Noise Terror) derrière les fûts. Après le départ du batteur, seulement après un ou deux concerts, le duo complète sa formation dès 1987, grâce aux renforts de Pete Nash et Stick, délaissant parallèlement son crossover originel, pour une orientation dans la lignée de Discharge, une crasse et une lourdeur supplémentaires.

Après une apparition sur l'un des tous premiers vinyles de l’écurie Peaceville, la compilation A Vile Peace, Hammy, (boss du label) propose au groupe l’enregistrement de son premier album. Ceci se conclut par l’enregistrement de War Crimes en février 1988, aux studios Rich Bitch (Napalm Death, Carcass, Heresy) et à sa sortie dans le courant de l’année.

Possédant la lourdeur du metal et les vocaux gras de son côté plus extrême, Doom traine des relents crust/punk très marqué, ne développant ni une vitesse cataclysmique, ni des structures très complexes. Les rythmes de batterie de Stick sont relativement basiques, soutenant les riffs rentre-dedans de Bri et les vocaux charbonneux de Jon, rappelant ceux de Dean Jones chez Extreme Noise Terror.

Les 21 titres de War Crimes sont ainsi construits sur un modèle standard, ne comportant souvent qu’un couplet et un refrain, sur lesquels se greffent les paroles revendicatrices de Jon. Mais bien que l’album puisse paraître linéaire, il s'écoute toutefois d'un trait et reste bigrement percutant, lâchant ses rafales de riffs accrocheurs et facilement mémorisables, à l’image des terribles Same Mind ou Multinationals, ou encore des tout aussi redoutables Exploitation et No Religion que l'on retrouve sur la fameuse compilation Hardcore Holocaust du célèbre John Peel. Doom développe également un son rocailleux et affiche une attitude purement punk, lui conférant ce côté rebelle et cette spontanéité indéniables.

Véritable pont entre les scènes punk et grindcore british, se rapprochant de l’esprit d’Extreme Noise Terror, les parties grind en moins, Doom trouve ainsi remarquablement son style, étant considéré à juste titre comme l'une des formations de crustcore les plus authentiques, influençant des groupes du monde entier, depuis les anglais de Disgust jusqu’aux suédois de Disfear, en passant par les redoutables états-uniens de Disrupt. Pierre angulaire du mouvement crust, War Crimes ne se recommande guère aux amateurs de technique et de belles mélodies, mais reste en revanche l’album idéal pour réunir les thrashers et keupons au sein des mêmes pogos.

Fabien.

2 Commentaires

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eulmatt - 07 Fevrier 2008: Disque bien connu de ceux qui s'intéressent au grind, pour autant je n'ai jamais eu l'occasion de l'écouter, ce qui n'est pas le cas d'ENT; et comme tu sembles indiquer qu'il y a un esprit commun, et bien je fais jouer mon imagination...
barback - 03 Octobre 2008: Et aussi bien connu des milieux Punk et Thrash.Un disque fourre tout de punk de thrash et de voix caverneuses.C'est simple, facilement mémorisable et méchament efficace.C'est de la musique à slam et à pogo,pas prise de chou.C'est sympa de les voir chroniqué sur som.
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