Un premier disque nous laissant sur une impression mitigé mais plutôt bonne dans un genre Heavy
Metal avec quelques accélérations bien sentie, un second nous plongeant dans les affres d'un désarroi et d'une déception cuisante dans un genre
Hard Rock que l'on attendait pas vraiment, il ne nous restait donc plus qu'à espérer que ce troisième, du nom W.A.R., soit, enfin, celui de la consécration pour ces Italiens de
Renegade. Il ne nous restait plus qu'à espérer, surtout, que ces musiciens y aient enfin fait un choix clair concernant leur orientation musicale jusque là très changeante.
Si
Masquerade, second titre de ce manifeste après un premier plutôt sympathique, nous offre un déroulé, somme toute, assez classique, saluons la qualité de son break planant contrastant formidablement avec la reprise à l'ardente ferveur qui suit ce pont. Dommage que les refrains de ce morceau, et de ces morceaux puisque ce sera aussi le cas de celui démarrant les hostilités, manquent d'un peu d'efficacité se contentant d'être une vulgaire répétition. Le voyage commence donc plutôt bien. Les véloces Under My
Skin et
Can't Stop The Fire, sont sans aucun doute deux des meilleures chansons de cette œuvre.
Le moins prompt
Wild Days, au préambule très germanique (
Accept), parvient à maintenir l'auditeur sous tension et satisfait. Son successeur,
Burning Highway, toujours encore mû par cette inspiration très allemande, ne nous déçoit pas davantage.
Etonnamment, la ballade Where Time Stands Still, aux guitares et aux chants très mélancoliques, avec, en arrière plans, comme un parfum apaisé de ces années 70, est une des très belles réussites de cet opus. Tout comme d'ailleurs sa petite sœur, No
Reason in Love qui, dans un genre un petit peu différent puisque plus classique, demeure très digne. Mention spéciale pour ces très jolis pianos venant clore cette piste.
Les influences teutonnes de cet opus seront donc plus audibles alors que celles britanniques, et notamment provenant d'Iron Maiden, auront presque totalement disparues. Même la voix de Stefano Senesi se sera délester de ces accents les plus "Dickinsonien". Dommage qu'en abandonnant les terres de la perfide
Albion, il se soit décidé à en fouler d'autres notamment saxonnes et étatsuniennes en empruntant quelques intonations, comme déjà évoqué, à
Geoff Tate. Cela dit, le résultat est plutôt convaincant.
Notons aussi que ce W.A.R. est presque totalement, pour ne pas dire totalement, dépourvu de ces démonstrations
Hard Rock qui nous avaient tant décontenancé par le passé. Désormais le groupe semble, en effet, se contenter d'un Heavy
Metal parfois vif.
Seul un Wired franchissant parfois cette frontière ténue pourra nous faire froncer les sourcils et nous faire nous questionner quant à son appartenance. Rien de bien grave cependant. Rien de suffisamment déconcertant pour venir ternir cette bonne nouvelle.
Avec ce troisième,
Renegade aura rectifié la plupart de ces petites choses qui rendaient son premier essai un peu maladroit et carrément effacé l'affront fait par un second pas forcément atroce mais totalement hors sujet. Une renaissance certes espérée mais que l'on n'attendait pas forcément aussi resplendissante et réussie. Ne reste plus qu'à cette formation florentine qu'à travailler encore un peu certains de ces refrains un peu trop répétitifs. Une broutille en somme.
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