Après
The Aftermath, un premier album de pur thrashmetal ayant fait connaître les Français, voici
Voices from the Void, le second album de
Blackened. Orné d'une pochette dessiné par Jon
Whiplash, qui rappelle quelque peu celle du
Frozen In Time des Floridiens d'
Obituary (on reviendra sur ce lien par la suite), ce second disque de neuf titres, dont une respiration instrumentale bienvenue, paraît en ce premier semestre 2022.
Le quintette, quatre ans après son premier disque, a évolué de manière assez marquée. Ainsi, si l'on reconnaîtra le lien du patronyme du groupe avec l'album de
Metallica ...
And Justice For All, par ses boucles, plans et breaks, on y ajoutera ici un son décharné qui rajoute quelque peu aux accointances de
Blackened avec son illustre référence. Le thrash plutôt virevoltant et léger de
The Aftermath laisse la place à une musique plus posée, plus sombre aussi. Si l'on a une alternance entre plans rapides (le très bon "Mind Flayer" au début lancé par un riff atomique) et riffing plus posé dans la majeure partie du disque, ce sont surtout les liens avec le deathmetal d'un certain
Obituary qui surprennent ici. Nonobstant le son, qui rappelle aussi celui des deathsters Floridiens, les beuglements de Rui Nunes renvoient assez clairement à John Tardy, lors de breaks rampants de bon aloi, donnant corps à cette orientation nouvelle pour
Blackened.
Cela plaira ou pas aux fans de
The Aftermath, mais ce choix permet de distinguer assez fortement les deux albums l'un de l'autre et enrichit le propos général de le formation, qui ne se contente pas de reproduire la même formule. Notons également des vocaux assez monocordes de Rui Nunes, ce qui pourra renforcer le sentiment d'étouffement, voulu, lors d'écoutes prolongées. On adhère ou pas, mais cela reste cohérent en regard de l'orientation globale de
Voices from the Void. Alors, bien sûr, le côté thrash à la
Metallica n'est pas oublié, témoins les boucles allongées du final "
Silent Death", par exemple, faisant partie de l'essence même de la formation.
Au final, voilà un disque qui pourra plaire tant aux fans d'un
Obituary thrashisant que d'un
Metallica qui aurait passé des vacances en Floride dans les 90's. Même s'il est difficile de sortir un titre plutôt qu'un autre dans cette œuvre globale, fort d'un début d'album réussi,
Blackened a eu la bonne idée d'enrichir son positionnement et de diversifier son approche, fortement parfumée dorénavant d'une touche deathmetal décharnée qui lui sied plutôt bien.
Pertinente ta chro, vu le groupe en live hier soir et on a bien une grosse machine à riffer et un chant étouffé. Écoute du disque en cours, une bonne claque.
Putain de claque une vrai machine a riffs j'ai les cervicales en PLS.
Très bon groupe parisien qu'on entend pas assez parler d'ailleurs, pourtant ils le méritent car leur thrash/death défonce.
@ Greg, tu as les cervicales en compote car tu as été les voir en concert ?
Non mon tormy, simplement l'écoute du disque au casque, démentiel tout simplement j'ai pas arrêté de secouer ma tignasse (enfin m'a calvitie).
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire