Until You Break

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Nom du groupe End Of The Dream
Nom de l'album Until You Break
Type Album
Date de parution 11 Mai 2017
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album13

Tracklist

1.
 Until You Break
Ecouter04:01
2.
 Who Do You Think You Are
Ecouter05:02
3.
 Erase Me
Ecouter04:19
4.
 Wakeless
Ecouter06:38
5.
 The Heart in Me
Ecouter03:56
6.
 I Am Nothing
Ecouter04:42
7.
 Defile
Ecouter05:30
8.
 From Your Sky
Ecouter04:45
9.
 In My Hands
Ecouter05:22
10.
 Your Poison
Ecouter05:53
11.
 The Light
Ecouter04:57

Durée totale : 55:05

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End Of The Dream



Chronique @ ericb4

06 Fevrier 2019

Bien malin qui pourra arrêter la colombe en plein vol...

Sorti de terre en 2013, le prolifique quintet metal mélodico-symphonique néerlandais créé par Armen Shamelian (claviers, guitares), Robin van Ekeren (guitares) et Micky Huijsmans, charismatique chanteuse au chatoyant grain de voix (proche de celui d'Amy Lee (Evanescence), vient s'inscrire parmi moult jeunes collectifs désireux d'en découdre dans un univers metal pourtant déjà surinvesti. Et, jusque là, force est d'observer que le combo batave n'a nullement tari d'arguments pour assurer sa défense, loin s'en faut..

Ayant sorti dans la foulée un premier et discret EP éponyme, le groupe s'est cependant laissé le temps nécessaire à la maturité des compositions et des textes dont s'est nourri son premier et luxuriant album full length « All I Am » (2015) ; une galvanisante offrande accueillie favorablement à la fois par les media et le public, ayant rapidement propulsé la troupe parmi les valeurs montantes de ce registre metal. Un précieux sésame qui leur aura autorisé un certain rayonnement à l'échelle européenne, nos acolytes multipliant leurs apparitions scéniques au cours des deux années qui s'en sont suivies, dont deux participations significatives au célèbre FemME Festival, aux Pays-Bas. Une fructueuse expérience live qui leur aura permis de partager la scène avec des cadors du genre, dont Leaves' Eyes, Liv Kristine, Van Canto, Delain, Stream Of Passion...

C'est dans cette énergie-là que le projet s'est peu à peu consolidé et étoffé, le combo néerlandais caressant désormais l'espoir de confirmer le potentiel pressenti à l'aune de leur précédent opus. Tout comme son aîné, lui aussi produit par le claviériste Joost van den Broek (Star One, ex-After Forever, ex-Sun Caged), ce second album full length dénommé « Until You Break » témoigne d'une qualité d'enregistrement de bonne facture, d'un mixage équilibrant à parités égales lignes vocales et instrumentales, tout en n'accusant que d'infimes sonorités résiduelles. Des finitions susceptibles de le démarquer de ses challengers, à l'image d'Elvellon, Beyond The Black ou Sleeping Romance.

Dans ce dessein, après quelques remaniements, le trio a à nouveau requis l'apport du bassiste Tim van den Hooven, auquel s'adjoignent les talents du batteur Pim Geraets (ex-Shadowrise), réquisitionné en lieu et place de Pieter Driesen. De cette étroite collaboration émane une œuvre généreuse de ses 55 minutes sur lesquelles s'enchaînent sereinement 11 pistes à la fois vitaminées, seyantes, pénétrantes et romantiques. Sortie, cette fois, chez le puissant label néerlandais Painted Bass Records, cette galette révèle un niveau d'exigence supérieur en matière de logistique de la part du club des cinq. Ce qui ne l'a pas empêché de rester fidèle à ses fondamentaux, ce nouvel arrivage se nourrissant des mêmes sources d'influences que son aîné, à savoir : Delain, eu égard à ses harmoniques ; Within Temptation (première période), quant à sa mélodicité ; Xandria, au regard de son atmosphère d'ensemble, avec un soupçon de Sirenia et de Stream Of Passion à l'aune de son espace rythmique ; sans oublier Evanescence, dont la filiation vocale ne saurait être démentie. Mais entrons plutôt dans le paquebot en quête d'éventuels trésors enfouis...


Comme il nous y avait déjà accoutumés, le collectif batave nous livre à nouveau pléthore de hits en puissance, avec, à la clé, ces cheminements d'harmoniques susceptibles d'encenser le pavillon d'un claquement de doigts. Ainsi, la sauce ne tarde pas à prendre sous le joug des riffs épais exhalant du tubesque up tempo « Until You Break » et de la sanguine rythmique jaillissant de son tonique et pimpant voisin « Who Do You Think You Are ». A mi-chemin entre Evanescence et Delain, la première ogive déploie de grisants couplets, mis en habits de lumière par les félines volutes d'une sirène bien habitée ; la seconde offrande, pour sa part, nous octroie un fin legato à la lead guitare, doublé d'un refrain d'une efficacité redoutable, que n'auraient renié ni We Are The Fallen ni The Murder Of My Sweet.

Tout aussi aptes à figurer en bonne posture dans les charts, d'autres pistes offriront leur lot de moments de pure jouissance auditive. Ainsi, difficile également d'esquiver les fondantes portées et les fines variations atmosphériques émanant de l'entraînant « In My Hands ». Et comment résister à l'onde vibratoire générée par « The Heart in Me » et « From Your Sky », aériens et fringants mid tempi, l'un dans l'ombre de Stream Of Passion, l'autre marchant sur les pas d' Evanescence ? Si, à l'évidence, le combo enfile les perles sur son collier, il offre, par ailleurs, de moins tubesques mais non moins vibrantes alternatives à son message musical. C'est dire que le spectacle est loin d'être terminé...

Parfois, nos compères jouent davantage sur les effets de contraste rythmique pour tenter de nous rallier à leur cause. Aussi sera-t-on aimanté par la basse vrombissante et happé par les enveloppantes et ondulantes nappes synthétiques infiltrées sur le ''delainien'' mid/up tempo « Erase Me ». Doté de fines nuances mélodiques et d'un break judicieusement positionné, l'enivrant propos se pare également des troublantes modulations de la déesse. Dans cette énergie, l'''evanescent'' mid tempo syncopé et progressif « Defile » aspirera non moins aisément le tympan au regard de ses changements de tonalité, d'un envoûtant cheminement d'harmoniques et d'un subtil solo de guitare. Là encore, la magie opère.

Lorsqu'il flirte avec d'amples pièces en actes d'obédience symphonico-progressif, le combo trouve, là encore, les clés pour nous retenir plus que de raison. Dans cette mouvance, le ''xandrien'' « Wakeless » imposera d'un battement de cils ses quasi 7 minutes d'un spectacle aussi épique qu'enjoué et pénétrant. Dans ce champ de turbulences, sous-tendu par des arrangements instrumentaux d'excellente facture, évoluent de saisissants gimmicks guitaristiques, contrastant avec les perles de pluie émanant d'un sensible piano. Pourvu d'un flamboyant solo de guitare et de moult effets de surprise, le brûlot nous octroie parallèlement une ensorcelante gradation du corps orchestral. Peut-être bien la pépite de la plantureuse rondelle...

Dans ses moments intimistes, plus que de tricoter une classique entreprise de séduction, la troupe se transforme en véritable bourreau des cœurs. Ce qu'illustre, d'une part, « I Am Nothing », ballade progressive et romantique jusqu'au bout des ongles, dans le sillage d'Evanescence. Sans crier gare et sans y perdre ni en substrat mélodique ni en impact émotionnel, la caressante proposition enjolivée d'un délicat xylophone se mue en une boule de feu dont rien ni personne ne saurait enrayer la progression. A la fois seyant, enfiévré et hypnotique, l'instant privilégié ne lâchera pas une seule seconde celui qui y aura plongé le pavillon. D'autre part, un irrépressible frisson étreindra la chaland à l'aune de « Your Poison », troublante power ballade progressive que n'aurait reniée ni Lacuna Coil ni Within Temptation. Dans ce bain orchestral aux doux remous, de délicats arpèges au piano s'unissent aux ondulations d'un violon libertin, tous deux venant en contre-point d'une section rythmique qui, peu ou prou, tend à se densifier, voire à se tonifier. Et ce ne sont ni les fuligineux gimmicks ni les infiltrantes impulsions dans les médiums de la maîtresse de cérémonie qui nous feront lâcher prise. Et que dire de l'outro « The Light » qui ira jusqu'à faire voler en éclat le plafond de verre ? Par contraste, l'émouvant instant se clôt tendrement, pianissimo...


Pari réussi pour le combo néerlandais. Suite à son grisant aîné, ce second mouvement réservera, à son tour, son lot de moments d'exaltation. Dans la même veine stylistique que son prédécesseur, ce propos témoigne d'une ingénierie tout aussi soignée et d'arrangements de meilleure facture. Des lignes mélodiques ayant gagné en fluidité, une technicité instrumentale plus affermie aujourd'hui qu'hier, une palette élargie d'exercices de style, et une frontwoman au top de sa forme enorgueillissent une œuvre souffrant certes d'un manque d'originalité mais éminemment charismatique, pétrie d'élégance et fortement chargée en émotions. On comprend dès lors que ce galvanisant et pléthorique manifeste est de nature à propulser la formation batave au rang de valeur confirmée du metal symphonique à chant féminin. Message fort est donc lancé à ses rivaux patentés. Jamais deux sans trois, dit-on...

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