Formé en 1991, les polonais auront passé 10 ans dans l’anonymat le plus complet ou presque. De démos passés inaperçues en problèmes de stabilité de line-up,
Lost Soul aurait pu arrêter les frais avant, mais la persévérance peut parfois payer : après un split avec
Decapitated et un premier album confidentiel, le groupe de Jacek Grecki décroche un deal avec
Osmose Productions et enregistre Übermensch (Death Of
God) en 2001 chez eux en Pologne.
La pochette est en premier lieu très réussie, il s’agit d’un œuvre de leur compatriote Jacek Wisnieski qui n’est pas le premier venu, puisque responsable entre autres des artwork de
Decapitated (
The Negation, Nihility) ou plus récemment de
Krisiun (Works of
Carnage, AssasiNation) ou Grave (Fiendish Regression). D’ailleurs ce dessin détaillé, venimeux et à dominante rouge n’est pas sans rappeler Works Of
Carnage justement.
Au niveau de la musique
Lost Soul évolue dans un Death
Metal rapide et propose des compositions rythmées et parsemées de quelques petits soli hargneux ça et là, un Death
Metal typiquement polonais donc, lorgnant d’assez près vers les autres célébrités du pays :
Devilyn,
Decapitated et
Vader.
L’innovation vous l’aurez compris n’est pas forcément le point fort de Übermensch, mais & défaut d’être original, les polonais misent sur l’efficacité. A ce titre il est difficile de reprocher quoi que ce soit à No
Salvation qui nous tombe dessus sans prévenir après une introduction des plus zen. On se rend compte que
Lost Soul pioche un peu partout : ça blast à la façon
Decapitated, le chant est agressif comme dans
Devilyn, les riffs sont appuyés et les soli hystériques à la mode
Vader.
Cependant Piotr Ostrowski et ses acolytes tentent d’imposer leur patte, notamment avec des vocaux et des riffs lorgnant vers le Black
Metal, au début de
Beast Rising ou sur l’excellent To The New Light !, confirmant leur imagerie blasphématoire. D’ailleurs l’utilisation parcimonieuse de clavier apporte une touche assez spéciale à leur Death
Metal et lui donne un peu d’identité.
Parfois la filiation avec
Vader est un peu trop évidente surtout dans la voix de Jacek Grecki rappelant fortement celle de Piotr Wiwczarek (dit Peter), The Source Of Thee aurait d’ailleurs pu sans problèmes figurer sur un disque comme
Litany mais vu que c’est joué avec conviction et précision ça passe sans problème. On notera aussi quelques touches
Morbid Angel sur une chanson comme Adoration Of Violet.
Les titres sont intelligemment cantonnés dans les trois-quatre minutes, évitant la lassitude que cela provoque parfois la répétition des mêmes riffs (Qui a dit
Vital Remains ? Bonne réponse) pas de branlage de manche et de chipotage ici ! Ca joue vite ça joue bien et ça sort des titres Death plus que correct, c’est suffisant à mon bonheur et celui de tous Deatheux qui se respecte, en prime certains titres comme Lords Of Endeavours écrasent tout sur leur passage et font montre d’un peu plus de créativité.
Donc au final ce skeud ce n’est pas la révolution, juste un très bon album de Death
Metal qui contentera sans problème les amateurs de Death à la polonaise.
BG
Je suis assez sévère dans ma notation, si on met des bonnes notes à tous les albums, ça ne veut plus rien dire. Ici l'album est sympa mais se contente de pomper d'autres groupes sans réelle personnalité, d'où un 12/20.
L'album est typiquement Polonais, c'est rapide et technique mais aucun titre ne se démarque des autres, à part peut être "Soul Hunger" qui se rapproche d'un Morbid Angel époque "Domination".
Mention spécial aux interludes que je trouve excellentes. Le reste du disque est juste convenable, sans plus...
Note: 12/20
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