Fueled By Fire. Un nom qui évoque, pour les avertis, un certain revival thrashmetal, celui qui naquit dans les années 2000, forts des reformations de
Death Angel, et autres
Destruction. Encouragés par un retour aux sources des fondateurs du mouvement (
Kreator,
Slayer entre autres), nos Américains se lancent en plein avec nombre de formations plus ou moins marquantes et sortent ici leur troisième album.
Noyés dans la masse des groupes issus de ce mouvement, entre les excellents
Hexen,
Violator,
Warfect,
Vektor et autres
Tantara (liste non exhaustive, bien évidemment),
Fueled By Fire ne m'a jamais laissé une grosse impression jusqu'à ce jour. Peut-être à tort.
Troisième album donc. Souvent un signe. La pochette, déjà, signée Axel Hermann, aurait pu être faite pour un groupe de death, sortant du schéma classique du thrash (quand on compare avec celle de "
Spread the Fire", on situe de suite). Produit, et cela a son importance, par Erick Rutan (guitariste chez
Morbid Angel),
Trapped in Perdition frappe fort, vite et bien.
Fort, car les compositions tournent selon un schéma classique pour du thrash mais avec un son approprié (on y reviendra), des riffs percutants, un batteur au jeu très Slayerien, des soli de bonne facture (Hannemann n'est pas loin, parfois, comme sur "
Defaced Mortality") et un hurleur bien dans la tradition.
Vite, parce que les chansons sont toutes majoritairement rapides, et rappellent fortement les heures du grand
Slayer ("
Forsaken Deity" au début très "
Postmortem" avec un bon travail sur les cymbales, par exemple). Les influences sont quand même présentes (
Slayer, évidemment), mais dans ce style, il est difficile de passer outre. Deux/trois faiblesses, comme cette fin en fade-out inappropriée du par ailleurs excellent "
Rotten Creation".
Et bien, car si le son concocté par l'ami Rutan est bien ficelé, la petite touche deathmetal est bien présente dans certains riffs à rapprocher de cette école "Morbidangelienne" (le bonus "Depiction Of
Demise" et son riff pré-solo, par exemple) donnant une personnalité propre au groupe, principal défaut de nombre de ses congénères.
Fueled By Fire enchaîne des titres bien cartons (le terrible "
Rotten Creation" qui arrache tout, "
Obliteration"), sans filler identifiable facilement (allez, "Pharmaceutical Extermination", pour chipoter), avec des intros heavyssimes ("
Defaced Mortality") et des breaks dévastateurs très
Dark Angel ("
Profane Path" et son solo d'Erick Rutan). Le groupe tire ainsi son épingle du jeu et se rapproche quelque peu de groupes issus des 90's,
Demolition Hammer en tête, préfigurant peut-être sa future évolution.
Pour le coté death (le groupe et le style) ce n'est pas trop surprenant, après le premier album leur guitariste-chanteur Jovanny Herrera s'est barré, le chant a été récupéré par l'autre guitariste Rick Rangel et ils ont intégré Chris Monroy (de Skeletal Remains, un groupe sonnant assez Death [le groupe]) qui a énormément composé sur ce "trapped in perdition".
Franchement le 1er titre catastrophe on croirait un titre Death époque leprosy c'est dingue même la voix on dirait Chuck.
Franchement le 1er titre catastrophe on croirait un titre Death époque leprosy c'est dingue même la voix on dirait Chuck.
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